Elon Musk a trouvé 46,5 milliards de dollars pour acheter Twitter
La bataille continue. Malgré l’adoption par le conseil d’administration de Twitter d’une «pilule empoisonnée» visant à l’empêcher de prendre le contrôle de l’entreprise, Elon Musk ne semble pas prêt à renoncer.
Dans un document rendu public par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, il indique avoir bouclé un financement de 46,5 milliards d’euros pour mettre la main sur 100% du capital de Twitter au prix de 54,20 dollars par action.
Dans le détail, le milliardaire a réuni 25,5 milliards de dollars via un double prêt auprès de Morgan Stanley et d’autres institutions financières dont 12,5 milliards sont gagés sur une partie de ses actions Tesla.
Le solde, soit 21 milliards de dollars, provient d’un apport en cash personnel d’Elon Musk. Au total, la somme excède donc nettement la valorisation retenue pour Twitter, soit 43 milliards de dollars.
Une OPA ?
Dans le document de la SEC, le fondateur de Tesla indique que Twitter n’a pas répondu à son offre et qu’en conséquence il envisage de lancer une offre publique d’achat (OPA) sur l’ensemble des actions qu’il ne détient pas, y compris les droits qui y sont associés.
La «pilule empoisonnée» mise en place par le conseil d’administration de Twitter donne en effet aux actionnaires le droit d’acquérir des titres à prix bradé si un autre actionnaire atteint 15% du capital sans l’accord du conseil.
En Bourse, les investisseurs semblent sceptiques quant à la capacité d’Elon Musk de mener à bien son projet. Peu après l’ouverture de Wall Street, l’action Twitter montait de moins de 1%.
Le milliardaire avait révélé début avril avoir acquis 9,2% du capital du réseau social avant d’annoncer son intention de racheter la totalité de l’entreprise.
Plus d'articles du même thème
-
Banco BPM ne ferme pas la porte à l’offre de Monte dei Paschi
La banque de Giuseppe Castagna a annoncé qu’elle allait examiner officiellement l’offre de la banque toscane. Elle estime toutefois que celle-ci ne prévoit aucune prime pour ses actionnaires et qu’il s’agit d’une acquisition, et non d’une fusion entre égaux. -
Monte dei Paschi officialise son appétit d'ogre pour Banco BPM et Banca Generali
Les deux offres d'achat seront soumises au vote des actionnaires de la banque de Sienne le 29 octobre. -
Monte dei Paschi passe de cible à prédateur
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
Contenu de nos partenaires
-
ConfusionMinistre et soutien d'Edouard Philippe, la double casquette qui gêne de plus en plus
En l'absence de règle claire fixée par Sébastien Lecornu, chaque ministre gère comme il peut les questions liées à la campagne présidentielle. Cela fait naître des critiques internes à Renaissance et crée l'embarras quand la préparation du budget commande l'unité -
Sélection, frais d'inscription, étudiants étrangers : un rapport du Sénat veut rétablir « l'excellence » de nos universités
Fin du droit automatique aux études pour les bacheliers, multiplication par cinq des droits d’inscription, affirmation de frais différenciés pour les étudiants étrangers… Un rapport sénatorial publié ce mercredi propose 10 mesures chocs pour rétablir « l’excellence académique » de l’université. -
EXCLUSIF Retour au réelBudget : le gouvernement devrait fixer sa prévision de croissance à 0,9 % pour 2027
Selon nos informations, l'exécutif va abaisser sa prévision de croissance pour 2027 à 0,9 %, compliquant encore l'équation budgétaire à quelques mois de la présidentielle