Le Haut Conseil des Finances publiques (HCFP) appelle le gouvernement à corriger le document de trajectoire des finances publiques (PSTAB) qu’il doit envoyer sous peu aux institutions européennes, à cause d’une prévision de croissance «un peu élevée» et d’inflation «sous-estimée», indique un avis consulté jeudi par l’AFP. Le HCFP juge «indispensable» que la prochaine loi de programmation des finances publiques, attendue à la rentrée, corrige ces estimations. Le gouvernement table sur une croissance de 2,5% en 2022 et 1,4% en 2023, en ne tenant pas compte des risques sur l’inflation (prévue à 5% en 2022 et 3,2% en 2023), puis sur une croissance de 1,6% à 1,8% de 2024 à 2027, sur la base d’hypothèses avantageuses de contribution positive du commerce extérieur et des investissements.
L’Ukraine a nommé jeudi l’expérimenté enquêteur Oleksandre Klymenko à la tête du service anti-corruption du parquet national, alors que l’Union européenne a notamment demandé au pays de lutter davantage contre la corruption afin de pouvoir adhérer au bloc communautaire, après avoir obtenu le statut formel de candidat. Le président ukrainien Volodimir Zelensky a indiqué que le nouveau procureur général Andriy Kostine a validé cette nomination après qu’une commission spéciale a choisi Oleksandre Klymenko pour le poste. Cette nomination met fin à un long processus de sélection entamé à la suite de la démission, il y a près de deux ans, de l’ancien chef de la lutte anti-corruption.
Les inscriptions au chômage ont diminué la semaine dernière aux Etats-Unis, à 256.000 contre 261.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 253.000 inscriptions au chômage. Celles de la semaine au 16 juillet ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 251.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 249.250 contre 243.000 (révisé) la semaine précédente.
Elliott Investment Management a pris une participation dans PayPal, le géant des paiements qui a licencié du personnel et fermé des bureaux pour réduire ses dépenses. Elliott prévoit de faire pression sur PayPal pour accélérer ces efforts de réduction des coûts, selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg et le Wall Street Journal. L’investisseur activiste pourrait finalement devenir l’un des cinq principaux actionnaires de la société, selon ces sources. PayPal a bondi mercredi de 6,5% dans les échanges avant-Bourse, après avoir chuté de 5,7% à 77,04 dollars mardi, donnant à la société une valeur marchande de 89 milliards de dollars. L’entreprise est confrontée à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et à des niveaux d’inflation qui ont entravé le e-commerce, tandis que de plus en plus de consommateurs reviennent aux achats en magasin.
Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé que le Royaume-Uni connaîtrait la croissance la plus lente parmi les principaux pays industrialisés du G7 l’an prochain, car l’inflation à deux chiffres et la hausse des taux comprimeront les dépenses des ménages. L’institution, qui a revu mardi à la baisse ses perspectives de croissance mondiale, estime que la croissance britannique s'établira à 3,2% en 2022, mais tombera à seulement 0,5% en 2023. Un avertissement pour le prochain Premier ministre : la ministre des Affaires étrangères et candidate au poste Liz Truss accuse son rival Rishi Sunak d’avoir conduit l’économie à la récession par des hausses d’impôts ; l’ancien Chancelier de l’Echiquier lui reproche de continuer à alimenter l’inflation (déjà à 9,4%) avec des promesses de réduction d’impôts…
Le Sénat américain a approuvé mercredi un projet de loi destiné à subventionner massivement l’industrie des semi-conducteurs, avec l’espoir de permettre aux entreprises américaines de rivaliser avec la Chine et d’atténuer la pénurie récurrente de puces qui a affecté nombre de secteurs, comme l’automobile. Le texte prévoit environ 52 milliards de dollars d’aides pour la fabrication de semi-conducteurs aux Etats-Unis, ainsi qu’un crédit d’impôt de 24 milliards pour l’investissement dans les usines. Il autorise l’allocation, via des textes distincts à venir pour sa mise en œuvre, de plus de 170 milliards sur cinq ans pour aider la recherche scientifique américaine sur ce secteur. La Chambre des représentants devrait voter le texte cette semaine afin de le transmettre au président Joe Biden pour promulgation.
Les fonds Ucits ont vu sortir 33 milliards d’euros en mai, alors que la décollecte n’avait été que de 300 millions d’euros en avril, montrent les dernières statistiques de l’Efama, l’association européenne des fonds d’investissement. Les rachats ont concerné toutes les catégories de fonds, et plus particulièrement les fonds obligataires, qui ont vu partir 17 milliards d’euros. En avril, ils avaient déjà subi des retraits de 12 milliards d’euros. Les fonds monétaires sont aussi dans le rouge, à hauteur de 11 milliards d’euros, alors qu’ils avaient attiré 2 milliards en avril. Les fonds multi-asset et les fonds actions décollectent de respectivement 4 milliards et 3 milliards d’euros. Par ailleurs, les fonds AIF subissent des retraits de 2,9 milliards d’euros. Au total, les actifs des fonds Ucits et AIF ont décliné de 1,9 % en mai à 20.232 milliards d’euros.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont vu sortir plus de 2 milliards d’euros en juin, après des retraits de 370 millions d’euros en mai, selon Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Ce sont les fonds obligataires qui ont pénalisé le secteur, avec des rachats nets de 3,4 milliards d’euros. Les fonds flexibles ont décollecté à hauteur de 941 millions d’euros. En revanche, les fonds actions attirent 1,3 milliard d’euros, tandis que les monétaires ont drainé 792 millions d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les mandats (retail et institutionnels), la décollecte s'établit à 1,1 milliard d’euros. Les encours du secteur ressortent à 2.278 milliards d’euros, dont 1.115 milliards pour les fonds ouverts. Dans ce contexte difficile, les sociétés ayant le plus fortement collecté sont Poste Italiane, avec 750,8 millions d’euros et Mediolanum, avec 402,4 millions d’euros. En revanche, Intesa Sanpaolo voit sortir 2,1 milliard d’euros. UBS AM et Generali sont en décollecte de 403 millions et 362 millions d’euros. Sur l’ensemble du premier semestre, les fonds ouverts vendus en Italie affichent tout de même une collecte de près de 12 milliards d’euros. Les fonds actions ont drainé 15,3 milliards d’euros, tandis que les fonds obligataires voient sortir 14,4 milliards. Les fonds monétaires et les fonds diversifiés permettent de maintenir le solde en positif, avec 4,8 et 7,2 milliards d’euros de collecte.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont chuté de 8,1% pour atteindre un taux annuel corrigé des variations saisonnières de 590.000 unités en juin, soit le niveau le plus bas depuis avril 2020, a indiqué mardi le département du commerce. Les économistes prévoyaient en moyenne un niveau annualisé de 660.000 ventes pour juin. Le chiffre de mai a en outre été revu à la baisse à 642.000 contre 696.000 annoncé initialement. Les ventes ont diminué dans le Nord-Est, l’Ouest et le Sud densément peuplé, mais elles ont bondi dans le Midwest.
Le cabinet spécialisé Agritel a estimé mardi, d’après un sondage auprès de la filière, que la récolte française de blé tendre se monterait à 33,44 millions de tonnes (Mt) en 2022, après 35,43 Mt en 2021, sous la moyenne des dix dernières années. «D’une précocité historique, cette moisson se caractérise par une grande hétérogénéité dans les rendements», explique Michel Portier, directeur général d’Agritel. Le printemps sec laissait craindre le pire mais les pluies tardives de juin ont sauvé la situation au nord de la Loire. La demande à l’export reste particulièrement soutenue car de grands importateurs comme le Maroc ont réalisé de faibles récoltes. La faiblesse de l’euro face au dollar, l’absence des blés ukrainiens et la moindre présence des blés russes augmentent aussi l’intérêt pour le blé français.
L’Assemblée nationale a voté mardi le financement par l’Etat de la renationalisation à 100% d’EDF, une opération à 9,7 milliards d’euros destinée à sortir le groupe de production et fourniture d'électricité de son ornière financière et industrielle. Les députés ont voté ces crédits lors de l’examen du projet de budget rectificatif pour 2022 par 209 voix contre 156. Les écologistes ont dénoncé le «cap sur le tout nucléaire» pendant que LR déplorait à l’inverse la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
L’inflation des prix à la production en Espagne était encore de 43,2% en rythme annuel en juin, mais en baisse par rapport à la hausse annuelle de 43,6 % en mai, marquant un troisième mois consécutif de décélération, selon l’Institut national des statistiques (INE). Les coûts ont augmenté à un rythme plus lent pour les biens intermédiaires (24,1% après 25,1% en mai) et l’énergie (111,6% après 113,7%). En revanche, l’inflation a continué à augmenter pour les biens de consommation (10,3% après 9,8%) et les biens d’équipement (5,9% après 5,7%). Sur une base mensuelle, les prix à la production ont bondi de 1,9% en juin, après une révision à la hausse de 1% en mai.
Le ministre de l’Economie a promis lundi soir une «augmentation significative de l’Ondam (Objectif national des dépenses d’assurance maladie) en 2023», en s’engageant à compenser intégralement l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires au sein des hôpitaux publics. Réagissant à une série d’amendements insoumis, Bruno Le Maire a estimé que le débat budgétaire sur les hôpitaux n’avait pas sa place dans la discussion du paquet de mesures pour le pouvoir d’achat, qui prévoit la hausse de 3,5% de la valeur du point d’indice des fonctionnaires, mais qu’il sera au centre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). La Fédération hospitalière de France (FHF) attend une rallonge de 2 milliards d’euros cette année et 4 à 5 milliards de plus en 2023.
La Banque nationale de Hongrie (NBH) a encore relevé son taux de refinancement de 100 points de base (pb) à 10,75% mardi, et signalé qu’elle continuerait à relever ses taux jusqu’à ce que l’inflation ait atteint un pic. Cette décision a porté les coûts d’emprunt à leur plus haut niveau depuis décembre 2008. Elle suit une hausse de 200 pb déjà décidée lors de sa réunion du 7 juillet, et prolonge sa trajectoire de resserrement de 10,15 points de pourcentage depuis mai 2021. Les derniers chiffres d’inflation ont atteint un sommet de 23 ans à 11,7% en juin, et le forint (à 400 face à l’euro) se rapproche à nouveau de ses plus bas records atteints plus tôt dans le mois (410,82). La banque centrale a également relevé son taux de dépôt au jour le jour de 100 pb à 10,25%.
La confiance des ménages américains est tombée en juillet à son plus bas niveau depuis février 2021, a indiqué mardi le Conference Board. L’indice de confiance des ménages de l’institut ressort à 95,7 ce mois-ci. Il s'était établi à 98,4 en juin, en données révisées. Les économistes anticipaient en moyenne un indice de 97 pour juillet. Le sous-indice des conditions actuelles recule à 141,3, contre 147,2 le mois dernier et les anticipations à six mois se sont également assombries, à 65,3 contre 65,8. «L’inflation et de nouveaux relèvements des taux d’intérêt devraient constituer des obstacles supplémentaires pour la consommation et la croissance économique au cours des six prochains mois», relève le communiqué.
L’autorité britannique de la concurrence (CMA) a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur le projet de rachat du groupe américain de chimie de construction GCP Applied Technologies par Saint-Gobain. La CMA a fixé au 21 septembre l'échéance de son enquête préliminaire dite de «phase 1». Le groupe français de matériaux de construction avait indiqué en décembre dernier avoir signé un accord en vue de l’acquisition de GCP Applied Technologies pour une valeur d’entreprise de 2,3 milliards de dollars. La finalisation de cette opération est attendue d’ici à fin 2022.
La multiplication des chocs (inflation élevée, guerre en Ukraine, durcissement des politiques monétaires) a conduit mardi le Fonds monétaire international (FMI) a abaisser à nouveau ses prévisions de croissance mondiale. Cette dernière est désormais attendue à 3,2% pour l’ensemble de 2022, contre 3,6% dans ses dernières prévisions d’avril, après une croissance de 6,1% l’an dernier. Le FMI a également revu en baisse sa prévision de croissance pour 2023, à 2,9% contre 3,6% auparavant. Dans un scénario «plausible» intégrant un arrêt complet des livraisons de gaz russe en Europe d’ici à la fin de l’année et une baisse supplémentaire de 30% des exportations pétrolières russes, le FMI envisage un ralentissement encore plus marqué, avec une croissance mondiale à 2,6% cette année et à 2% en 2023, et une quasi-stagnation du PIB en Europe et aux Etats-Unis l’an prochain. «L'économie mondiale pourrait bientôt se retrouver au bord d’une récession globale, seulement deux ans après la dernière», observe l'économiste en chef du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, cité dans le communiqué.
abrdn a prêté 60 millions d’euros pour le compte de son partenaire stratégie Phoenix Group à Società Gasdotti Italia, le deuxième opérateur italien en termes de taille dans le transport du gaz naturel. Il gère un réseau de 1.700 km de gazoducs à haute pression. Le prêt sera utilisé pour refinancer la dette existante, étendre le profil d’échéance de la dette et soutenir de nouveaux investissements.
L’Italie prépare un nouveau plan de relance d’un montant de 13 milliards d’euros, a déclaré lundi la vice-ministre de l’Economie, Laura Castelli. Ce programme, qui s’ajoute aux quelque 33 milliards d’euros déjà prévus depuis janvier, devrait être l’une des dernières décisions du président du Conseil, Mario Draghi, qui a démissionné la semaine dernière. Parmi les mesures envisagées, le gouvernement pourrait exonérer temporairement de la TVA les produits de consommation courante tels que les pâtes et le pain. Une subvention pour soutenir les entreprises dont les dépenses de gaz et d'électricité représentent une part importante de leurs charges et les ménages à faibles revenus est aussi à l'étude. Ces mesures, financées par des économies ou des recettes dans d’autres secteurs du budget de l'État, ne pèseront pas sur le déficit public, a précisé la dirigeante.
La banque centrale du Pakistan décourage les transactions interbancaires en raison d’une grave pénurie de dollars, rapporte Bloomberg. La roupie a affiché sa pire chute depuis 1998, perdant presque 28% face au billet vert depuis le début de l’année, alors que la balance commerciale du pays s’est dégradée avec la hausse des prix de l’énergie. Le manque de réserves de changes -qui couvrent moins de deux mois d’importations- pèse aussi sur la devise. Les banques sont donc appelées à utiliser leurs propres flux de dollars, comme les transferts de fonds, pour payer les importations, et doivent demander l’autorisation de la banque centrale pour emprunter en dollars.