L’inflation au Japon a dépassé en mai, pour le deuxième mois consécutif, la cible de 2% de la banque centrale. L’indice des prix à la consommation (IPC) de base (core), qui exclut les aliments frais volatils mais inclut les coûts du carburant, a augmenté de 2,1% en mai par rapport à l’année précédente, selon les données publiées vendredi, en ligne avec les attentes des économistes, après une hausse déjà de 2,1% en avril. Il s’agit du rythme de croissance le plus rapide en sept ans. L’IPC plus restreint (core-core), qui élimine à la fois les coûts des aliments et du carburant, a augmenté de 0,8% en mai par rapport à l’année précédente après avoir augmenté au même rythme en avril.
Le climat des affaires en Allemagne s’est dégradé plus que prévu en juin, en raison de la hausse des prix de l'énergie et du risque de pénurie de gaz, montre vendredi l’enquête mensuelle de l’institut d'études économiques Ifo. Son indice a reculé à 92,3 après 93 en mai alors que le consensus des économistes tablait en moyenne sur 92,9. La composante du jugement des chefs d’entreprise sur leurs conditions actuelles d’activité s’établit à 99,3 après 99,6 (révisé) le mois dernier et celle mesurant l'évolution de leurs anticipations recule également, à 85,8 en juin après 86,9.
Emmanuel Macron a confirmé à son poste la Première ministre Elisabeth Borne pour «mener l’action du gouvernement dans la durée», a indiqué samedi le président de la République dans un entretien à l’AFP. Le chef de l’Etat a précisé avoir demandé à Elisabeth Borne de lui présenter à la fin de cette semaine des propositions en vue de former un nouveau gouvernement qui sera nommé tout début juillet. Emmanuel Macron a également déclaré avoir demandé à la Première ministre de consulter les groupes politiques à l’Assemblée nationale sur un «accord de gouvernement», leur participation à un gouvernement, leur position sur un vote de confiance ou encore le vote du budget de l'État à l’automne prochain. Tout en écartant la possibilité d’un accord avec le Rassemblement national et avec la France insoumise, il a ajouté ne pas avoir renoncé à son projet de réforme des retraites visant à «travailler plus longtemps», pas plus qu'à celle devant conduire la France «vers le plein-emploi».
Chevron a annoncé vendredi qu’il allait vendre son siège social actuel en Californie, ajoutant qu’il proposait de couvrir les frais de déménagement de certains salariés au Texas, où sont basées ses activités dans la prospection et la production d’hydrocarbures. Le deuxième plus grand groupe pétrolier américain a précisé qu’il resterait basé en Californie, son État d’origine pendant plus de 140 ans, mais qu’il quitterait au troisième trimestre 2023 son campus de Chevron Park à San Ramon, son siège mondial pendant deux décennies, pour emménager dans des locaux de taille moins importante.
Le Fonds monétaire international (FMI) a nettement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis en raison d’une politique plus agressive de remontée des taux d’intérêt de la Réserve fédérale. Dans son évaluation annuelle de la politique économique américaine, publiée vendredi, le FMI s’attend désormais à une hausse de 2,9% du produit intérieur brut (PIB) américain en 2022, contre une précédente estimation de 3,7% en avril. Pour 2023, le FMI prévoit une croissance de 1,7%, (contre 2,3%), et pour 2024, une croissance de 0,8%. «Nous sommes conscients que la voie est étroite pour éviter une récession aux Etats-Unis», a estimé la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, soulignant que ces projections comportaient un fort degré d’incertitude.
La première banque italienne a annoncé vendredi soir qu’elle allait réduire de moitié, à 1,7 milliard d’euros, son programme de rachats d’actions pour l’année 2022, la mise en œuvre de ce programme étant prévue entre juillet et octobre prochains. Elle a ajouté qu’elle repoussait à 2023 sa décision sur le rachat du montant restant, lorsque son conseil d’administration aura approuvé les résultats de l’exercice en cours. Intesa avait annoncé en février dernier un programme de rachats d’actions de 3,4 milliards d’euros pour 2022 dans le cadre d’un plan de rémunérations des actionnaires censé dépasser 22 milliards d’euros d’ici à 2025.
Le métal précieux, qui a rapporté l’an dernier près de 15 milliards d’euros à Moscou, permet aux oligarques d’amortir l’impact des sanctions occidentales.
Le e-commerçant pourrait voir son profit opérationnel retomber à ses niveaux d’avant le Covid. En Bourse, l’action a ponctuellement chuté sous son prix d’introduction de 2014.
Les fonds ouverts en actions commercialisés en Italie ont enregistré une collecte nette de 2,5 milliards d’euros en mai, tandis que les fonds obligataires ont vu sortir 3,3 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni. Les fonds diversifiés affichent un léger solde positif, de 608 millions d’euros, et les fonds monétaires recueillent 190 millions d’euros. Les fonds flexibles sont dans le rouge, à 394 millions d’euros. Au total, les fonds ouverts sont en décollecte nette de 370 millions d’euros sur mai. En ajoutant les fonds fermés et les mandats, les rachats se montent à 1,3 milliard d’euros. Les encours ressortent à 2.394 milliards d’euros. Dans ce contexte difficile, Generali tire son épingle du jeu en affichant une collecte de 668 millions d’euros, la meilleure du mois. Le groupe italien est suivi par Deutsche Bank (+497 millions) et Mediolanum (+316 millions). Côté décollecte, la palme revient à Intesa Sanpaolo, qui voit sortir plus de 2 milliards d’euros. Amundi le suit avec des rachats nets de 913 millions d’euros. Enfin, Poste Italiane est dans le rouge à hauteur de 638 millions d’euros.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont enregistré une hausse inattendue en mai, un rebond qui pourrait toutefois être de courte durée en raison du niveau toujours élevé des prix et de la remontée des taux des crédits immobiliers, désormais proches de 6%. Le nombre de ventes a augmenté de 10,7% le mois dernier à 696.000 en données annualisées et ajustées des variations saisonnières, a annoncé le département du Commerce. Le chiffre d’avril a été revu à la hausse à 629.000 contre 591.000 annoncé initialement.
Le moral des ménages américains s’est dégradé encore plus nettement qu’estimé initialement en juin, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 50,0 après 58,4 en mai. Une première estimation l’avait donné à 50,2 il y a deux semaines, soit au plus bas historique, et le consensus Reuters tablait sur une confirmation de ce chiffre, les estimations s'échelonnant entre 48,5 et 51,0.
Les places boursières européennes terminent la semaine en forte hausse dans le sillage de Wall Street rassuré par des indicateurs économiques vendredi et la baisse des anticipations de taux de la Fed.
Si toutes les banques centrales sont confrontées au dilemme inflation-croissance, la BCE doit, elle, gérer un risque supplémentaire. L'analyse de Florence Pisani, directeur de la recherche économique, Candriam
Les ventes au détail ont diminué de 0,5% en rythme mensuel en mai au Royaume-Uni, après une augmentation révisée à 0,4% en avril, selon les chiffres de l’Office for National Statistics (ONS) publiés vendredi. Cela reste mieux que les attentes du marché d’une baisse de 0,7%.
L’inflation au Japon a dépassé en mai, pour le deuxième mois consécutif, la cible de 2% de la banque centrale. L’indice des prix à la consommation (IPC) de base (core), qui exclut les aliments frais volatils mais inclut les coûts du carburant, a augmenté de 2,1% en mai par rapport à l’année précédente, selon les données publiées vendredi, en ligne avec les attentes des économistes, après une hausse déjà de 2,1% en avril. Il s’agit du rythme de croissance le plus rapide en sept ans.
Le climat des affaires en Allemagne s’est dégradé plus que prévu en juin, en raison de la hausse des prix de l'énergie et du risque de pénurie de gaz, montre vendredi l’enquête mensuelle de l’institut d'études économiques Ifo. Son indice du climat des affaires a reculé à 92,3 après 93 en mai alors que le consensus des économistes tablait en moyenne sur 92,9. La composante du jugement des chefs d’entreprise sur leurs conditions actuelles d’activité s’établit à 99,3 après 99,6 (révisé) le mois dernier et celle mesurant l'évolution de leurs anticipations recule également, à 85,8 en juin après 86,9.
L’incubateur lillois Euratechnologies vient de boucler une levée de fonds de 24 millions d’euros, annonce-t-il ce vendredi. Cette levée de fonds a été réalisée auprès de ses actionnaires historiques, parmi lesquels figurent le Crédit Agricole Nord de France, la Caisse d’Epargne Hauts de France et le Crédit Mutuel Nord Europe. Des nouveaux-venus font aussi leur entrée au capital, en y injectant 7 millions d’euros: l’AFM (famille Mulliez), qui fédère 50 sociétés dont Leroy Merlin, Décathlon et Kiabi, et le campus entrepreneurial Entreprises et Cités. Cette augmentation de capital sera proposée lors de son assemblée générale extraordinaire du 30 juin. L’incubateur vise la création de 3.000 CDI supplémentaires sur ses sites d’ici 2027 et il compte ouvrir 10 incubateurs dans des universités technologiques d’Europe de l’Est.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 18 juin, à 229.000 contre 231.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 227.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 11 juin ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 229.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 223.500 contre 219.000 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,315 million lors de la semaine au 11 juin (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,31 million (révisé) la semaine précédente.
La banque centrale de Norvège a relevé jeudi son principal taux d’intérêt de 50 points de base (pb), soit deux fois plus qu’anticipé et sa plus forte hausse depuis 2002. Le taux des dépôts à vue remonte ainsi à 1,25% alors que la Norges Bank avait dit en mars puis en mai tabler davantage sur un relèvement limité à 1%. Elle a ajouté qu’elle tablait sur une nouvelle hausse pour lutter contre l’inflation en août, «très probablement à 1,50%», a déclaré la gouverneure, Ida Wolden Bache, sur la base de l’évaluation actuelle des perspectives et de la balance des risques. La banque centrale prévoit que son taux directeur pourrait atteindre 3% d’ici à mi-2023, alors qu’elle évoquait auparavant un niveau de 2,50% pour la fin 2022.
La Banque de France a publié pour la première fois jeudi les résultats d’une enquête sur les anticipations d’inflation des chefs d’entreprise, collectées depuis fin 2021. Les anticipations d’inflation à un an ont augmenté depuis le début de l’année et leur médiane atteint 5% au deuxième trimestre 2022, tandis que la moyenne est à 5,7%. L’anticipation médiane de la croissance des salaires à un an s'élève pour sa part à 3,0% désormais, contre 2,4% en novembre. «Ces anticipations sur les salaires demeurent inférieures à celles sur l’inflation générale au même horizon d’un an et ne semblent pas indiquer de déclenchement d’une boucle prix-salaires», selon la banque centrale. Les anticipations d’inflation à 3-5 ans sont nettement moins élevées que les anticipations à un an, tirées notamment par la hausse des prix de l’énergie. La médiane de ces anticipations est de 3 % au deuxième trimestre 2022 et environ 35% des répondants anticipent qu’à long terme l’inflation reviendra autour de 2%. Cette enquête a été réalisée avant la normalisation de la politique monétaire de la BCE, annoncée le 9 juin, qui devrait contribuer à «réancrer» progressivement les anticipations d’inflation.