L’Opep a une nouvelle fois annoncé, mardi, s’attendre à un léger ralentissement de la croissance de la demande mondiale de pétrole l’an prochain, même si elle estime que la consommation devrait rester soutenue par un moindre impact de la pandémie de Covid-19 et par une croissance économique encore solide. Son rapport mensuel table désormais sur une augmentation de 2,7 millions de barils/jour (mbj) de la demande globale en 2023, sans escalade de la guerre en Ukraine et après une prévision de hausse (inchangée) de 3,36 mbj en 2022. La consommation globale devrait dépasser, cette année, son niveau de 2019, mais l’envolée des cours et les confinements des derniers mois en Chine devraient freiner sa croissance. Mardi, les contrats 1 mois sur le pétrole ont chuté de plus de 7%, à 95,75 dollars/baril pour le brut WTI américain et à 99,50 dollars/baril pour le Brent européen. Le président américain, Joe Biden, doit se rendre en Arabie saoudite cette semaine dans le cadre des efforts visant à faire baisser les prix de l’énergie.
C’est la baisse de l’ensemble des positions ouvertes sur la totalité des métaux échangés sur le London Metal Exchange (LME) depuis le début de l’année. Ce volume atteint 1,48 million de contrats à terme début juillet, indiquant une baisse de l’activité conduite sur le marché. Le LME paie sa gestion du short squeeze sur le nickel en mars, les traders se tournant vers d’autres places de marché pour fixer leurs prix.
Défense. Dans une note publiée le 6 juillet, le Conseil d’analyse économique (CAE) dresse un état des lieux des relations commerciales entre l’Union européenne (UE) et la Chine. Le déficit commercial de l’UE vis-à-vis de la Chine a quasiment doublé en valeur depuis l’automne 2021 (voir le graphique). Les importations en provenance de Chine sont passées de 25 milliards d’euros par mois à la fin 2019 à plus de 40 milliards début 2022. Les mesures anti-dumping restent le principal outil de défense commerciale. Elles s’appliquent à près de 11 % des importations en provenance de Chine. Mais cet instrument reste insuffisant, notamment en raison de l’opacité des systèmes de subventions à l’industrie accordées par Pékin. La mise à l’arrêt des négociations de l’accord bilatéral d’investissement (Comprehensive Agreement on Investment ou CAI) et du processus de règlement des différends commerciaux de l’Organisation mondiale du commerce doivent inciter l’UE à compléter ses instruments de défense commerciale, estiment les experts. « L’Union européenne éprouve des difficultés à définir un agenda de coopération constructif et les tensions politiques, décuplées depuis le déclenchement du conflit en Ukraine, renforcent encore la réflexion sur la sécurité des approvisionnements et la souveraineté énergétique », constate Sébastien Jean, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et membre du CAE. Les exemples de l’Australie, et plus récemment de la Lituanie, montrent que Pékin sait utiliser l’arme commerciale à des fins politiques. Les auteurs recommandent donc un renforcement de la capacité d’action de l’UE, en créant par exemple un poste de vice-président de la Commission qui serait en charge des relations économiques extérieures.
Rudimentaire. La Banque centrale européenne (BCE, photo) vient de publier les résultats de ses premiers stress tests climatiques et ils ne sont pas rassurants pour le secteur. Le risque climatique est considérablement sous-estimé, selon le superviseur. Les 41 plus grandes banques européennes évaluent à 70 milliards d’euros les effets dans le cas d’une transition désordonnée à court terme mais ce chiffre apparaît approximatif, ne prenant pas en compte tous les effets des scénarios. Surtout, les 104 banques européennes passées au crible « manquent de données pertinentes », selon la BCE et 60 % ne disposent pas encore d’un cadre de simulation de crise des risques climatiques. En outre, le secteur bancaire apparaît dépendant pour « près des deux tiers des revenus d’entreprises non financières venant d’industries à forte intensité de gaz à effet de serre ». L’analyse des stress tests doit donner lieu à une étude approfondie et des recommandations de la BCE d’ici à la fin de l’année.
Journées du patrimoine ou prise du Capitole ? Des milliers de personnes ont investi le palais présidentiel à Colombo (photo), après la fuite, samedi 9 juillet, de l’occupant du lieu, Gotabaya Rajapaksa. Le Sri Lanka s’enfonce dans la crise économique et politique, entre flambée des prix de l’énergie et des produits alimentaires, pénuries en tous genres et plongeon des recettes touristiques, sans compter une transition à marche forcée vers une agriculture 100 % bio qui s’est révélée catastrophique. L’île de 22 millions d’habitants a fait défaut en avril sur sa dette extérieure, dont le montant atteint 51 milliards de dollars, et négocie avec le Fonds monétaire international un renflouement que les événements du week-end pourraient bien retarder.
Bouclier tarifaire sur le gaz, indemnité carburant aux particuliers, aide aux entreprises touchées par la crise énergétique… les subsides se multiplient face à la crise ukrainienne et ses conséquences. C’est bienvenu, certains y voient même une opportunité de redistribuer la richesse et apaiser le climat social, rêvons un peu ! Reste que dans l’immédiat, ces réactions au coup par coup ne sont pas vraiment rassurantes sur le pilotage général de la situation. Le Cercle des économistes réuni tout récemment à Aix-en-Provence s’est d’ailleurs prononcé pour un « chèque unique pour une durée de 12 mois maximum » aux ménages modestes, ce qui donne un cap et une impression de maîtrise. Certes, la terminologie ne cadre pas tout à fait avec la volonté, par ailleurs, d’en finir avec l’utilisation du chèque comme moyen de paiement, pour éviter fraudes et lourdeurs pour les banques… Ni avec la numérisation qui est recommandée par ledit Cercle pour faire avancer l’efficacité de l’action publique. Pas facile, décidément, d’agir ni de parler dans l’urgence.
Le gouvernement devra acquérir les 16% du capital qu’il ne détient pas au capital de l’électricien mais également des obligations convertibles émises en septembre 2020.
La Croatie deviendra bien le vingtième membre de la zone euro en 2023. Les ministres des Finances de l’Union européenne ont formellement approuvé mardi l’adhésion du pays l’an prochain. Le Conseil européen, qui regroupe les 27 gouvernements de l’UE, a adopté trois actes juridiques nécessaires à cette intégration. Le taux de conversion d’entrée a été fixé à un euro pour 7,53450 kunas croates, rapporte Reuters, ce qui laisse désormais quelques mois à Zagreb pour préparer les modalités pratiques du changement de monnaie. «L’adoption de l’euro n’est pas une course, mais une décision politique responsable», a déclaré Zbynek Stanjura, ministre des Finances de la République tchèque, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne pour six mois.
Les ventes au détail ont chuté au Royaume-Uni de 1,3% en juin sur une base annuelle, se contractant pour le quatrième mois consécutif avec la flambée de l’inflation qui continue à frapper les dépenses des ménages, selon le British Retail Consortium (BRC). «Les volumes de ventes chutent à un rythme jamais vu depuis les creux de la pandémie, alors que l’inflation continue de mordre et que les ménages réduisent leurs dépenses», a déclaré Helen Dickinson, directrice générale du BRC.
Le spécialiste des gaz industriels Air Liquide a annoncé mardi avoir investi dans sa première unité de production de biométhane en Chine, dont elle assurera l’exploitation. Les éléments financiers de l’opération n’ont pas été communiqués.
Le groupe parapétrolier italien plonge de plus de 30 % en Bourse ce mardi en milieu de journée, à un plus bas depuis 30 ans. Saipem, contrôlée par le groupe énergétique Eni et la CDP, l’équivalent transalpin de la Caisse des Dépôts, paye le prix du semi-échec de sa levée de fonds. Il n’a attiré que 1,395 milliard d’euros de capital, soit 70 % seulement de l’enveloppe de fonds propres prévue dans le cadre d’un appel de 2 milliards d’euros, initié en juin. Saipem proposait ses nouvelles actions au prix d'émission de 1,013 euro chacune, à raison de 95 nouvelles actions pour une action ordinaire ou d'épargne détenue. Le parcours chaotique du titre ces derniers années et les pertes sur plusieurs grands contrats explique la défiance des investisseurs. Un pool de banques s’est engagé, rapporte Reuters, à éponger les droits non exercés afin de garantir la couverture de l’intégralité du montant de l’augmentation de capital.
Selon des informations de presse, la nationalisation d'EDF pourrait coûter 8 à 10 milliards d'euros à l'Etat, soit un prix par action compris entre 10 et plus de 12 euros d'après des estimations d'analystes.
Le rapporteur général de l’Autorité de la concurrence a notifié le 23 juin 2022 dix griefs d’entente anticoncurrentielle à six entreprises dans le secteur de l’assainissement et du démantèlement nucléaire. Les infractions poursuivies concernent des pratiques d’échanges d’informations, d’offres de couverture et de répartition de lots dans le cadre de procédures de marchés publics. Cette notification fait suite à des opérations de visites et saisies inopinées le 11 février 2019. Cet acte d’instruction ouvre la procédure contradictoire et permet l’exercice des droits de la défense par les parties.
Les ventes au détail en Italie ont augmenté de 1,9% par rapport au mois précédent en mai en Italie, plus forte progression en un an et après un gain révisé à la hausse de 0,3% en avril, selon les données de l’institut statistiques Istat publiées lundi. Les ventes de produits non alimentaires ont rebondi de 2,4%, après être restées inchangées le mois précédent, et les ventes de produits alimentaires ont progressé de 1,4%, après une augmentation de 0,6%. D’une année sur l’autre, les ventes au détail ont augmenté de 7,3%, après une hausse révisée à la baisse de 8,3% en avril.
Le promoteur pourrait enregistrer son premier défaut sur sa dette obligataire onshore après le non-remboursement d’une souche de 4,5 milliards de yuans.
La Lituanie a élargi lundi la liste des biens à destination ou en provenance de l’enclave russe de Kaliningrad dont elle interdit le transit sur son territoire, conformément au calendrier de mise en œuvre progressive de mesures annoncées précédemment par l’Union européenne. La Russie ne peut dorénavant plus expédier ou recevoir du béton, du bois, de l’alcool et des produits chimiques industriels à base d’alcool vers ou de Kaliningrad via la Lituanie, a déclaré un porte-parole des douanes lituaniennes. Moscou a averti vendredi la Lituanie et l’Union européenne qu’elle pourrait adopter des «mesures sévères » à leur encontre si le transit de certaines marchandises à destination et en provenance de Kaliningrad ne reprenait pas «dans les jours à venir».
Cinven a annoncé lundi la clôture de son premier fonds Strategic Financials Fund, dédié au secteur financier. Le véhicule a récolté 1,5 milliard d’euros. Il cible l’assurance et la réassurance vie et dommages, la distribution d’assurance, la gestion de fortune ou encore les financements spécialisés adossés à des actifs, en Europe. Le Strategic Financials Fund a déjà procédé à trois investissements: le courtier en assurance Miller, en mars 2021, aux côtés du fonds de Singapour GIC; Compre, un spécialiste du rachat de portefeuilles d’assurance vie, en avril 2021; et en février dernier, IFGL, un assureur vie qui fournit des produits d'épargne longue à une clientèle internationale.
Après leur pire premier semestre depuis 2008, les investisseurs ne doivent pas occulter des facteurs de soutien plutôt favorables aux Bourses européennes, estiment les experts de Chahine Capital.
Les ministres des Finances et les banquiers centraux veulent avancer sur ce projet, crucial pour la souveraineté monétaire. Les banques redoutent des effets négatifs sur leur modèle économique.
Les contrats à terme sur le maïs américain (CME) ont augmenté lundi à plus de 7,9 dollars/boisseau, un plus haut de huit semaines et plus très loin du sommet de dix ans de 8,14 dollars/boisseau atteint fin avril, toujours à cause des préoccupations autour de l’approvisionnement perturbé par la guerre russo-ukrainienne, mais également à cause de nouvelles inquiétudes autour du déficit hydrique qui prend de l’ampleur dans la ‘Corn Belt’ aux Etats-Unis. Les prévisions météorologiques très divergentes selon les régions laissent craindre une récolte en repli par rapport à l’optimisme qui pouvait être affiché au mois de juin. Les prévisions de temps chaud ont renforcé les perspectives de baisse des rendements pour la saison des récoltes à partir de septembre également en Europe et les agriculteurs ont pris du retard dans la plantation du maïs en Inde en raison de la répartition inégale des pluies de mousson. Dans le même temps, la demande des importateurs chinois s’est renforcée la semaine dernière, et soutient également les prix du maïs.
Après deux mois de collecte, les fonds ouverts commercialisés en Suède ont replongé dans le rouge en juin. Ces fonds ont subi des rachats de 8,4 milliards de couronnes suédoises (780 millions d’euros) sur le mois, selon les dernières statistiques de l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. Les Suédois sont principalement sortis des fonds actions, à hauteur de 8,1 milliards de couronnes. Les fonds obligataires ne sont pas en reste et décollectent de 5 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés sont aussi dans le rouge, à 3 milliards de couronnes. Les investisseurs se sont réfugiés dans les fonds monétaires (+2,6 milliards de couronnes) et les hedge funds (+4,8 milliards de couronnes). Depuis le début de l’année, les fonds suédois affichent des retraits de 38,7 milliards de couronnes, dont 38,2 milliards pour les seuls fonds actions. Les encours ont diminué de 370 milliards de couronnes à 5.830 milliards à fin juin.