L’Etat pourrait débourser 12 euros par action pour nationaliser EDF
L’Etat français pourrait débourser entre 8 et 10 milliards d’euros pour prendre le contrôle total de l'électricien EDF, a rapporté lundi soir l’agence Reuters, citant des sources au fait du dossier.
«Le coût du rachat des quelque 16% [du capital] restants pourrait atteindre près de 10 milliards d’euros, en tenant compte des obligations convertibles en circulation et d’une prime par rapport au cours actuel» d’EDF, a rapporté Reuters, citant une de ses sources.
L’Etat français détient actuellement 83,9% du capital d’EDF.
Vers une OPA
Plutôt que d’adopter une loi de nationalisation du groupe au Parlement, la préférence du gouvernement irait au lancement d’une offre publique d’achat, a indiqué Reuters, citant ses sources.
Cette opération pourrait avoir lieu au mois d’octobre ou novembre, ont indiqué les sources à Reuters.
Contactée par l’agence Agefi-Dow Jones, une porte-parole d’EDF n’a pas souhaité faire de commentaire. Un porte-parole du ministère de l’Economie et des Finances n'était pas en mesure de répondre dans l’immédiat.
Entre 10,2 et 12,7 euros
«Un coût de 8 milliards d’euros représenterait un prix de 12 euros par action», ont calculé les analystes d’Invest Securities. Morgan Stanley retient de son coté 12,6 euros par action en assumant un coût de 10 milliards d’euros et JPMorgan estime un prix compris entre 10,2 et 12,7 euros.
En milieu de journée, l’action EDF s’adjugeait 6,7%, à 10,3 euros, tandis que l’indice SBF 120 perdait 0,2%.
A la clôture de lundi, le titre de l'électricien s’inscrivait en progression de 23% depuis la confirmation mercredi dernier par la Première ministre, Elisabeth Borne, de la volonté de l’Etat de monter à 100% du capital du groupe.
Plus d'articles du même thème
-
L’Eurogroupe s’inquiète à nouveau pour la zone euro
L’Eurogroupe réuni vendredi à Dublin a débattu des inquiétudes actuelles autour du choc énergétique et de la hausse des taux. Ainsi que de l’urgence d’améliorer la compétitivité et la productivité, dont l’Union des marchés de capitaux. Son président a aussi appelé à relancer l’Union bancaire. -
GIP prend une participation de 1,8 milliard de dollars dans des infrastructures de TotalEnergies en Afrique
L'opération reproduit le schéma déjà testé entre les deux groupes en Australie depuis 2021. Ce type de montage, appelé « tolling » (péage), permet à la major de dégager des liquidités sans céder le contrôle opérationnel de ses actifs. -
IK Partners et NextStage vont finalement retirer Eurobio de la cote parisienne
Après avoir échoué de justesse à atteindre le seuil permettant d'enclencher le retrait de la cote en 2024, la holding de contrôle d'Eurobio, EB Development (réunissant IK Partners, NextStage AM et les dirigeants d'Eurobio Scientific), lance une offre de retrait suivie d'un retrait obligatoire, au même prix qu'il y a deux ans.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
DiplomatieCrise énergétique : Donald Trump et Emmanuel Macron se rencontrent ce lundi à New York
Le président américain recevra son homologue français en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, pour un échange bilatéral où sera abordée la sensible flambée du prix des carburants. -
Serpent de merPhotovoltaïque : Lecornu relance la chasse aux « rentes », sous pression du RN
L'exécutif rouvre le dossier des anciens tarifs garantis accordés aux producteurs solaires, qui coûtent plusieurs milliards d'euros par an à l'Etat. Bercy tente, en vain, de revoir ces contrats depuis 2021 -
CompétencesFace au changement climatique, « l’ingénieur fait partie de la solution, pas du problème »
Alors que la France forme trop peu d'ingénieurs pour subvenir à ses ambitions technologiques comme industrielles et que le niveau des élèves en mathématiques décline, Yves Metz, nouveau président de la fédération du secteur, appelle à un sursaut