Après deux mois de collecte, les fonds ouverts commercialisés en Suède ont replongé dans le rouge en juin. Ces fonds ont subi des rachats de 8,4 milliards de couronnes suédoises (780 millions d’euros) sur le mois, selon les dernières statistiques de l’association locale des fonds Fondbolagens Förening. Les Suédois sont principalement sortis des fonds actions, à hauteur de 8,1 milliards de couronnes. Les fonds obligataires ne sont pas en reste et décollectent de 5 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés sont aussi dans le rouge, à 3 milliards de couronnes. Les investisseurs se sont réfugiés dans les fonds monétaires (+2,6 milliards de couronnes) et les hedge funds (+4,8 milliards de couronnes). Depuis le début de l’année, les fonds suédois affichent des retraits de 38,7 milliards de couronnes, dont 38,2 milliards pour les seuls fonds actions. Les encours ont diminué de 370 milliards de couronnes à 5.830 milliards à fin juin.
Les contrats à terme sur le maïs américain (CME) ont augmenté à plus de 7,9 dollars/boisseau, un plus haut de huit semaines et plus très loin du sommet de dix ans de 8,14 dollars/boisseau atteint fin avril, toujours à cause des préoccupations autour de l’approvisionnement perturbé par la guerre russo-ukrainienne, mais également à cause de nouvelles inquiétudes autour du déficit hydrique qui prend de l’ampleur dans la Corn Belt aux Etats-Unis. Les prévisions météorologiques très divergentes selon les régions laissent craindre une récolte en repli par rapport à l’optimisme qui pouvait être affiché au mois de juin, quand le département américain de l’agriculture (USDA) estimait la production de maïs US à 367,3 millions de tonnes (Mt) en 2022, après 383,9 Mt en 2021 et 358,4 Mt en 2020.
Les ventes au détail en Italie ont augmenté de 1,9% par rapport au mois précédent en mai en Italie, plus forte progression en un an et après un gain révisé à la hausse de 0,3% en avril, selon les données de l’institut statistiques Istat publiées lundi.
Le rapporteur général de l’Autorité de la concurrence a notifié le 23 juin 2022 dix griefs d’entente anticoncurrentielle à six entreprises dans le secteur de l’assainissement et du démantèlement nucléaire. Les infractions poursuivies concernent des pratiques d’échanges d’informations, d’offres de couverture et de répartition de lots dans le cadre de procédures de marchés publics.
La Lituanie a élargi lundi la liste des biens à destination ou en provenance de l’enclave russe de Kaliningrad dont elle interdit le transit sur son territoire, conformément au calendrier de mise en œuvre progressive de mesures annoncées précédemment par l’Union européenne. La Russie ne peut dorénavant plus expédier ou recevoir du béton, du bois, de l’alcool et des produits chimiques industriels à base d’alcool vers ou de Kaliningrad via la Lituanie, a déclaré un porte-parole des douanes lituaniennes.
Quatorze nouveaux projets d’investissement, pour 6,7 milliards d’euros et 4.000 emplois pérennes, doivent être annoncés ce lundi, dont une usine de semi-conducteurs à Grenoble.
Pour le troisième mois d’affilée, l’indice de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur les prix des produits alimentaires a reculé de 2,3%, à 154,2 points, d’un mois sur l’autre en juin 2022. C’est 23% de plus que son niveau d’il y a un an mais la tendance est maintenant à davantage de stabilité. Un des principaux points marquants de cet indice tient à l’évolution des prix des céréales. Si ce sous-indice est toujours en hausse de 27,6% par rapport à l’année dernière, il a cependant baissé de 4,1% en juin par rapport au mois de mai. Après avoir atteint un niveau quasi record en mai, les prix internationaux du blé ont chuté de 5,7% en juin. Cette baisse, explique la FAO, est due à la disponibilité saisonnière des nouvelles récoltes dans l’hémisphère Nord, à l’amélioration des conditions de culture chez certains grands producteurs, dont le Canada, à des perspectives de production plus élevées dans la Fédération de Russie et à un ralentissement de la demande mondiale d’importation.
Quatre nouveaux candidats se sont déclarés samedi à la succession de Boris Johnson au poste de Premier ministre du Royaume-Uni. Le ministre des Transports Grant Shapps, le nouveau ministre britannique des Finances, Nadhim Zahawi, et les deux anciens ministres Jeremy Hunt et Sajid Javid ont annoncé leur candidature à la tête du Parti conservateur. Huit personnalités se sont ainsi désormais officiellement portées candidat à la succession de Boris Johnson. L’hebdomadaire The Mail on Sunday a indiqué que Liz Truss, la ministre des Affaires étrangères, devrait lancer sa campagne lundi. Le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, donné comme l’un des favoris pour succéder à Boris Johnson, a de son côté annoncé qu’il avait décidé de ne pas se présenter à la course à la présidence du Parti conservateur. Les règles et le calendrier exacts du processus de succession n’ont pas encore été définis mais les élus conservateurs devront retenir deux candidats puis les membres du parti - qui comptent moins de 200.000 personnes - départageront les finalistes.
La hausse des prix à la production en Chine a ralenti en juin à son rythme le plus faible en 15 mois, alors que les restrictions liées à l'épidémie de coronavirus ont pesé sur la demande et que les ventes de métaux ferreux ont pâti des craintes d’une récession mondiale. L’indice des prix à la production (PPI) a progressé de 6,1% sur un an en juin, contre une hausse de 6,4% en mai, selon les données publiées samedi par le Bureau national des statistiques (BNS). Le consensus des économistes attendait une hausse de 6,0%. L’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 2,5% sur un an, contre une hausse de 2,1% en mai et une augmentation de 2,4% prévue par le consensus.
Le parti libéral démocrate (LDP) du Premier ministre japonais Fumio Kishida est parti pour conserver la majorité à la chambre haute avec son partenaire de coalition à l’issue du scrutin de dimanche, rapporte la télévision publique NHK sur la base de sondages réalisés à la sortie des urnes. Ce résultat était largement attendu pour des élections qui se sont tenues deux jours après le meurtre de l’ancien Premier ministre Shinzo Abe, membre éminent du LDP, qui a provoqué un grand émoi dans l’archipel. Le LDP et le parti Komeito devraient remporter entre 69 et 83 dès 125 sièges disputés, selon les sondages réalisés par NHK. Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant lundi.
Le remplaçant de l’Eonia, qui représente le taux de rémunération des dépôts au jour le jour, navigue toujours autour de -0,58% en dépit de la remontée de la plupart des taux d’intérêt. L’explication en est purement technique.
Une douzaine de candidats lorgnaient vendredi le poste de Premier ministre du Royaume-Uni au lendemain de la démission de Boris Johnson, éclaboussé pour des scandales à répétition et des défections au sein de son gouvernement.
Le mouvement n’est plus simplement saisonnier. Pour le troisième mois consécutif, l’Indice de la FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur les prix des produits alimentaires a reculé, de 2,3% à 154,2 points d’un mois sur l’autre en juin 2022. C’est 23% de plus que son niveau d’il y a un an, mais la tendance est maintenant à davantage de stabilité.
L'économie américaine a créé plus d’emplois qu’attendu en juin, tandis que le taux de chômage est resté stable à 3,6%, ce qui témoigne de la robustesse du marché du travail et pourrait inciter la Réserve fédérale américaine a relever ses taux de 75 points de base ce mois-ci, montrent les statistiques officielles publiées vendredi.
Dans un contexte toujours marqué par les craintes de récession et la flambée de l’inflation, les investisseurs suivront la semaine prochaine de nouvelles données économiques, au premier rang desquelles l’inflation américaine, ainsi que le début de la saison des résultats du deuxième trimestre aux Etats-Unis.
L’euro-dollar a frôlé la parité en chutant encore à 1,0077 vendredi matin à 9h30 (1,0145 à 13h), soit un plus bas de près de vingt ans. Sur la semaine, la monnaie unique aura perdu près de 3% avec les inquiétudes grandissantes autour de l’arrêt des approvisionnements de gaz russe – au-delà des grèves du début de semaine dans les champs norvégiens -, et plus globalement des craintes de récession, également aux Etats-Unis, qui attirent les flux sur le billet vert comme «valeur refuge».
Le Japon est sous le choc, le monde entier aussi. L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe est décédé à l’hôpital vendredi, a annoncé la chaîne de télévision NHK, quelques heures après avoir été blessé par balles en plein meeting électoral.
La société Bridge, spécialisée dans l’open banking, a mené un tour de table de 20 millions d’euros auprès de Truffle Capital et du groupe BPCE, dont la participation minoritaire sera logée au sein de BPCE Digital & Payments. Lors de cette opération, les deux investisseurs prendront chacun 25% du capital de la fintech. La fintech, spécialisée dans l’édition de solutions de paiement et d’agrégation bancaire, et dirigée par Joan Burkovic, un de ses cofondateurs, utilisera ces fonds pour continuer à asseoir sa position en France et à poursuivre son expansion à l’international. «La directive sur les paiements DSP2 est une révolution dans le monde bancaire et offre des opportunités formidables pour les ‘fintechs’. L’interopérabilité et le partage de données ouvrent de nouveaux segments de croissance, comme celui de l’initiation de paiement, qui monte en puissance en France, dans l’UE et particulièrement dans le secteur du e-commerce», explique Bernard-Louis Roques, cofondateur et directeur général de Truffle Capital. Cette nouvelle participation viendra enrichir un portefeuille de fintechs et d’assurtechs aujourd’hui composé d’une vingtaine de lignes.
La banque centrale de Hongrie accentue son tour de vis monétaire alors que la forte dépréciation du forint, la devise hongroise, complique sa lutte contre une inflation de près de 11%. L’institution monétaire a relevé jeudi son taux de dépôt à une semaine de 200 points de base (pb), à 9,75%. Celui-ci avait été relevé de 50 pb la semaine passée, au niveau du taux de base qui avait été rehaussé de 185 pb quelques jours plus tôt. La Hongrie affiche désormais les taux d’intérêts les plus élevés en Europe. Le forint a atteint mercredi un plus bas historique de 416 face à l’euro. Le pays est non seulement confronté à l’envolée de l’inflation mais aussi au risque de récession qui affecte les actifs risqués.
Le gouverneur de la Banque de France a appelé jeudi l’exécutif à privilégier les politiques d’offre, et non celles centrées sur la demande, afin de réduire l’inflation. «Les politiques passées de soutien à la demande, monétaires et budgétaires, sont aujourd’hui moins pertinentes puisqu’elles entretiendraient l’inflation plutôt que de la réduire», prévient François Villeroy de Galhau dans sa lettre annuelle envoyée au président de la République ainsi qu’aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. La guerre en Ukraine, dont la banque centrale évalue le coût actuel à plus de 30 milliards d’euros, ne justifie «nullement» un nouveau «quoi qu’il en coûte», comme lors de la crise sanitaire, clame également le gouverneur, qui exhorte la France à se fixer «une stratégie de désendettement ambitieuse et crédible».
La situation politique risque d’être bloquée, Boris Johnson ayant décidé d’attendre, avant de rendre sa démission effective, qu’un successeur soit nommé.