L’ex-Premier ministre japonais Shinzo Abe succombe à un attentat
Le Japon est sous le choc, le monde entier aussi. L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe est décédé à l’hôpital vendredi, a annoncé la chaîne de télévision NHK, quelques heures après avoir été blessé par balles en plein meeting électoral.
Un homme a ouvert le feu sur le dirigeant japonais, âgé de 67 ans, vers 11h30 heure locale, alors que ce dernier prononçait dans la rue un discours de soutien à un candidat aux élections sénatoriales qui se tiendront ce dimanche. La police a aussitôt arrêté un Japonais âgé de 41 ans.
Il s’agit du premier assassinat d’un Premier ministre en exercice ou ancien Premier ministre au Japon depuis les années 1930. Le dernier attentat politique remontait à 1960, lorsqu’un jeune militant d’extrême-droite avait tué le leader du Parti socialiste.
La nouvelle de l’attentat, survenue peu avant la clôture de la Bourse de Tokyo, n’a pas eu d’impact visible sur les marchés. L’indice Nikkei a fini en hausse de 0,10%.
L’artisan des Abenomics
Shinzo Abe, âgé de 67 ans, a occupé le poste de Premier ministre en 2006-2007, puis pendant huit ans, de 2012 à 2020, un record de longévité à la tête du Japon, avant de démissionner pour raisons de santé. Malgré son départ, il était resté une figure centrale au sein du Parti libéral-démocrate au pouvoir.
Son mandat a été marqué par un grand programme de relance qui porte son nom. Baptisé Abenomics, il reposait sur trois flèches: la relance budgétaire, l’assouplissement monétaire et des réformes structurelles. Le bilan de ces mesures reste mitigé dans un pays où les forces déflationnistes priment les forces inflationnistes.
L’assouplissement quantitatif que la Banque du Japon maintient aujourd’hui coûte que coûte la place en marge du resserrement engagé par les autres banques centrales. Il se traduit par une dépréciation prononcée du yen.
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