La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, devrait se rendre cette semaine à Taïwan dans le cadre d’une tournée diplomatique en Asie. La visite serait une première depuis 1997, et dégraderait encore davantage les relations sino-américaines, déjà au plus bas. La Chine considère en effet que Taiwan est une province rebelle. Le projet de déplacement est perçu par Pékin comme un soutien des Etats Unis à l’indépendance de l’archipel. Le ministre des affaires étrangères chinois a ainsi averti que l’armée « ne resterait pas sans rien faire » si une visite avait lieu. Nancy Pelosi a refusé de confirmer sa venue sur l’île, mais des sources citées par CNN affirment qu’elle pourrait y débarquer dès le 2 août.
La devise japonaise est remontée à 132 yen/dollar, gagnant plus de 5% depuis son plus bas atteint mi-juillet, à 139 yen/dollar. La récession technique aux Etats-Unis et les commentaires plus accommodants de la Réserve Fédérale font espérer un ralentissement du rythme de la remontée des taux, ce qui a affaibli le dollar. A l’inverse, le yen a profité des commentaires de trois gouverneurs de la banque centrale japonaise, qui ont souligné l’importance de préparer la sortie des taux négatifs -même si, a précisé l’un d’eux, « cela n’aura pas lieu tout de suite ».
Le taux de chômage en zone euro est resté inchangé à 6,6% en juin d’un mois sur l’autre, a annoncé Eurostat mercredi, en conformité avec les attentes du marché. Cela reflète par ailleurs une baisse par rapport au taux de 7,9% de juin 2021, a précisé l’Office européen de la statistique. En termes absolus, le nombre de personnes sans emploi dans la zone euro s’élève à 10,925 millions d’individus en juin, contre 10,900 millions en mai et 12,882 millions un an plus tôt. Le taux de chômage le plus bas a été enregistré en Allemagne, avec 2,8% de la population active, tandis que l’Espagne a enregistré le taux le plus élevé à 12,6%.
Les ventes au détail allemandes en juin ont diminué de 8,8% en termes réels par rapport au même mois de l’année dernière, la plus forte baisse depuis le début de la série chronologique en 1994, selon les chiffres dévoilés lundi par l’Office fédéral de la statistique. Les analystes interrogés par Reuters avaient prévu une baisse de 8%. Les ventes au détail ont également diminué de manière inattendue par rapport au mois précédent, avec une baisse de 1,6% en termes réels, alors que les analystes prévoyaient une augmentation de 0,2%. Les ventes de produits alimentaires ont enregistré une baisse de 1,6% en termes réels par rapport à mai, liée à la hausse des prix dans les magasins et à une progression des ventes dans les restaurants.
Les frontières de la Nouvelle-Zélande ont entièrement rouvert aux visiteurs du monde entier lundi, pour la première fois depuis que la pandémie de Covid-19 a entraîné leur fermeture en mars 2020. Les frontières néo-zélandaises ont commencé à rouvrir en février dernier pour les Néo-Zélandais et les restrictions ont été progressivement assouplies. Les visiteurs qui ont besoin d’un visa et ceux qui ont un visa d'étudiant sont désormais autorisés à rentrer dans le pays et la Nouvelle-Zélande autorise à nouveau les bateaux de croisière ainsi que les yachts de plaisance étrangers à accoster dans ses ports.
Les pays développés n’ont pas respecté leur engagement de 2009 de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique, a déclaré vendredi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ils ont versé seulement 83,3 milliards de dollars en 2020, précise le communiqué sans détailler les données par pays. L’Union européenne (UE) a été le plus gros contributeur ces dernières années. L’OCDE utilise les données des Nations unies avec un décalage de deux ans, mais les pays concernés ont déjà signalé que l’objectif ne serait pas atteint avant 2023. Les économies en développement ne peuvent réduire leurs émissions de CO2 sans le soutien des pays riches, émetteurs de la majorité des gaz à effet de serre. Sachant que ces 100 milliards ne représentent qu’une infime partie des besoins réels.
L’Autorité britannique de la concurrence (CMA) a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête sur les arguments écologiques présentés par les détaillants de mode en ligne Asos, Boohoo et Asda, afin notamment de savoir s’ils induisent les consommateurs en erreur. «Si nous découvrons que ces entreprises utilisent des arguments écologiques trompeurs, nous n’hésiterons pas à prendre des mesures coercitives - devant les tribunaux, si nécessaire», a déclaré l’agence. Elle examinera le langage utilisé dans la commercialisation de certains vêtements afin de juger s’il n’est pas trop large ou vague, et si les critères utilisés par les entreprises pour qualifier leurs produits d'écologiquement durables correspondent aux attentes des clients.
Le yen a bondi vendredi à un sommet de six semaines, autour de 133 face au dollar, soutenu par différentes nouvelles malgré la contraction de la croissance américaine jeudi. D’un côté, le moral des consommateurs a chuté à un plus bas de 18 mois à cause du covid-19 et la progression des ventes au détail a ralenti (+1,5% en rythme annuel en juin) avec une inflation sous-jacente en hausse pour la région de Tokyo (+2,3% en rythme annuel en juillet). D’un autre côté, la production industrielle nippone aprogressé à un niveau mensuel record de +8,9% en juin (après -7,5% en mai), tirée notamment par les automobiles, les équipements informatiques et électroniques. Le taux de chômage est resté inchangé (2,6%).Malgré une révision de sa prévision de croissance 2022 de 2,9% à 2,4%, le sous-gouverneur de la Banque du Japon, Masayoshi Amamiya, a déclaré que la banque centrale réfléchissait aux moyens de sortir de sa politique monétaire ultra-accommodante à moyen terme.
L’inflation est le «principal facteur» qui guidera les décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré vendredi le vice-président Luis de Guindos au journal estonien Postimees. «Nous analyserons la situation au sein du Conseil des gouverneurs réunion par réunion en fonction des données (…). La BCE ne cible pas le taux de change, mais c’est un indicateur macroéconomique très important que nous prenons en compte. Il ne fait aucun doute que la dépréciation de l’euro a été l’un des facteurs à l’origine de la forte inflation et de la hausse des prix de l’énergie libellés en euros», a-t-il ajouté en se référant à la dernière réunion.
Le rallye de cinq jours sur le minerai de fer s’est arrêté, chutant de plus de 5% vendredi, autour de 113 dollars/tonne pour les contrats à terme à Singapour. Les traders ont été déçus par le manque de signaux en provenance de la Chine concernant son marché immobilier en grande difficulté. Les dirigeants ont parlé de «soutenir les gouvernements locaux pour améliorer les politiques immobilières», sans précision malgré des perspectives économiques négatives. Publié dimanche, l’indice PMI manufacturier chinois est redescendu à 49,0 en juillet contre 50,2 le mois précédent. Les analystes attendaient en moyenne une amélioration, à 50,4. L’un des principaux facteurs de cette rechute est la poursuite de la contraction de l’activité dans le pétrole, le charbon et la fonderie.
Les dépenses de consommation (PCE), qui représentent plus des deux tiers de l’activité aux Etats-Unis, ont augmenté de 1,1% et donc plus que prévu en juin, selon le rapport ad hoc du Département du Commerce (US Bureau of Economic Analysis, BEA). Mais le chiffre nominal est trompeur puisque l’inflation correspondante au PCE a encore augmenté en juin, de 1% sur un mois, soit la plus forte hausse enregistrée depuis septembre 2005, après un gain de 0,6% en mai. Le gain réel est donc très marginal. L’indice des prix PCE annualisé ressort ainsi à 6,8% en juin, après 6,3% en mai et 6,6% en mars. Très suivi par la Fed, l’indice PCE core (inflation sous-jacente hors énergie et alimentation) atteint 4,8% en juin, après 4,7% en mai et 5,3% en février alors que le mouvement de baisse sur trois mois laissait penser que le pic était passé.
Le Sénat a adopté vendredi, avec modifications, en première lecture le projet de loi sur le pouvoir d’achat, adopté une semaine plus tôt à l’Assemblée nationale. Les sénateurs ont enrichi le texte de plusieurs dispositions visant notamment à s’assurer que les mesures relatives au pouvoir d’achat soient effectives et en clarifiant les possibilités ouvertes par la résiliation des contrats. Le Sénat étudiera ce lundi le projet de loi de finances rectificative pour 2022, qui comprend notamment la suppression de la redevance audiovisuelle et des aides pour la fourniture en carburant.
Exxon Mobil et Chevron ont présenté vendredi au titre du deuxième trimestre 2022 des résultats records et supérieurs aux attentes, tirés par une hausse de leur production et par l’appréciation des cours du brut. Exxon a dégagé un résultat net de 17,85 milliards de dollars, soit 4,21 dollars par action, plus de trois fois supérieur au résultat de 5,48 milliards, soit 1,28 dollar par action, du deuxième trimestre 2021. Chevron a publié un bénéfice net trimestriel de 11,6 milliards de dollars, contre 3,1 milliards un an auparavant. Son résultat ajusté par action a plus que triplé, à 5,82 dollars. Les grands producteurs d’hydrocarbures ont profité de la sortie de crise qui a vu rebondir la demande d'énergie, ainsi que de l’envolée des prix alimentée par la guerre en Ukraine et les sanctions contre la Russie.
Les investisseurs sont revenus sur les fonds actions et les fonds obligataires sur la semaine écoulée, selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research basé sur les données d’EPFR. Sur la semaine du 20 au 27 juillet, les fonds actions dans le monde ont enregistré des souscriptions nettes de 5,6 milliards de dollars, la première collecte en six semaines. Les fonds obligataires, quant à eux, ont attiré 3,6 milliards de dollars, soit le plus haut niveau depuis mars 2022. Les investisseurs continuent néanmoins de leur préférer les fonds monétaires, qui ont engrangé 27 milliards de dollars.Les fonds or restent dans le rouge, à hauteur de 900 millions de dollars. Sur la partie actions, la collecte a été essentiellement tirée par les fonds d’actions américaines, qui ont engrangé 9,5 milliards de dollars. Il s’agit de leur plus forte collecte en six semaines. Cela a principalement concerné les fonds d’actions américaines de grandes capitalisations (+11,4 milliards de dollars). Les fonds actions japonaises et les fonds actions émergentes ont de leur côté vu un retour des investisseurs, avec des collectes de respectivement 1,5 milliard de dollars et 700 millions de dollars. En revanche, les investisseurs restent à l’écart des fonds d’actions européennes, qui ont vu sortir 3,6 milliards de dollars. Côté obligataire, ce sont les fonds d’obligations à haut rendement qui s’illustrent, avec une collecte de 4,8 milliards de dollars, la première en sept semaines. Les fonds d’obligations souveraines drainent 3,1 milliards de dollars. A contrario, les fonds d’obligations investment grade voient sortir 1,2 milliard de dollars, et les fonds TIPS décollectent de 1,4 milliard de dollars.
Le dispositif de prêts garantis par l’Etat (PGE), lancé au moment de la crise du Covid-19, a pris fin le 30 juin dernier. A ce jour, plus de 883.000 demandes de PGE totalisent 145,5 milliards d’euros et le taux de refus est resté faible et stable, à 2,9%, selon la Fédération bancaire française (FBF). Avec une année de décalage d’amortissement du capital et la possibilité de décaler d’une année supplémentaire, les remboursements des PGE ont, pour la plus grande partie, «débuté, sans difficulté notable au plan macro-économique ou par secteur d’entreprises», note la FBF. Selon ses estimations, un quart de l’encours des PGE a déjà été remboursé.
Le pétrolier britannique a publié jeudi un bénéfice ajusté de 11,47 milliards de dollars (11,32 milliards d’euros) sur le trimestre d’avril à juin, contre 9,13 milliards de dollars au premier trimestre 2022. Ce résultat est supérieur au consensus qui s'établissait à 10,99 milliards de dollars. Shell a précisé qu’il lançait un nouveau programme de rachat d’actions de 6 milliards de dollars, qui serait finalisé d’ici à la publication de ses résultats du troisième trimestre, et annoncé un dividende trimestriel de 0,25 dollar par action, comme au premier trimestre.
L’économie américaine a reculé de 0,9% en rythme trimestriel annualisé au deuxième trimestre 2022, après une baisse de 1,6% au premier trimestre selon le Département du commerce (US Bureau of Economics Analysis), alors que les consensus s’attendaient à une croissance de 0,5%. Les stocks et les investissements des entreprises (-13,5%) ont été les principaux freins. L’investissement résidentiel a chuté de 14%, le bâtiment de 11,7%, et l’équipement de 2,7%. Les dépenses en biens de consommation (-4,4%) et la dépense publique (-1,9%) aussi, à la différence des dépenses de services (+4,1%). Le commerce net apporte une contribution positive pour la première fois en deux ans, avec +18% d’exportations (biens industriels, matériaux, voyages) également tirées par la hausse du dollar.
L’inflation en Allemagne a enregistré une accélération inattendue à 8,5% sur un an en juillet, après 8,2% en juin, montre la première estimation publiée jeudi par Destatis. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un léger ralentissement à 8,1% en rythme annuel. L’indice IPCH des prix harmonisé aux normes européennes a augmenté de 0,8% sur un mois, après 0,1% en juin (0,4% attendu). Non harmonisé, le taux annuel ressort à 7,5% en juillet, après 7,6% en juin (7,4% attendus), proche de son plus haut niveau depuis 40 ans à cause des prix de l’énergie (+35,7%) et de l’alimentation (+14,8%).
Le Haut Conseil des Finances publiques (HCFP) appelle le gouvernement à corriger le document de trajectoire des finances publiques (PSTAB) qu’il doit envoyer sous peu aux institutions européennes, à cause d’une prévision de croissance «un peu élevée» et d’inflation «sous-estimée», indique un avis consulté jeudi par l’AFP. Le HCFP juge «indispensable» que la prochaine loi de programmation des finances publiques, attendue à la rentrée, corrige ces estimations. Le gouvernement table sur une croissance de 2,5% en 2022 et 1,4% en 2023, en ne tenant pas compte des risques sur l’inflation (prévue à 5% en 2022 et 3,2% en 2023), puis sur une croissance de 1,6% à 1,8% de 2024 à 2027, sur la base d’hypothèses avantageuses de contribution positive du commerce extérieur et des investissements.
L’Ukraine a nommé jeudi l’expérimenté enquêteur Oleksandre Klymenko à la tête du service anti-corruption du parquet national, alors que l’Union européenne a notamment demandé au pays de lutter davantage contre la corruption afin de pouvoir adhérer au bloc communautaire, après avoir obtenu le statut formel de candidat. Le président ukrainien Volodimir Zelensky a indiqué que le nouveau procureur général Andriy Kostine a validé cette nomination après qu’une commission spéciale a choisi Oleksandre Klymenko pour le poste. Cette nomination met fin à un long processus de sélection entamé à la suite de la démission, il y a près de deux ans, de l’ancien chef de la lutte anti-corruption.
Les inscriptions au chômage ont diminué la semaine dernière aux Etats-Unis, à 256.000 contre 261.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 253.000 inscriptions au chômage. Celles de la semaine au 16 juillet ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 251.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 249.250 contre 243.000 (révisé) la semaine précédente.
Elliott Investment Management a pris une participation dans PayPal, le géant des paiements qui a licencié du personnel et fermé des bureaux pour réduire ses dépenses. Elliott prévoit de faire pression sur PayPal pour accélérer ces efforts de réduction des coûts, selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg et le Wall Street Journal. L’investisseur activiste pourrait finalement devenir l’un des cinq principaux actionnaires de la société, selon ces sources. PayPal a bondi mercredi de 6,5% dans les échanges avant-Bourse, après avoir chuté de 5,7% à 77,04 dollars mardi, donnant à la société une valeur marchande de 89 milliards de dollars. L’entreprise est confrontée à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et à des niveaux d’inflation qui ont entravé le e-commerce, tandis que de plus en plus de consommateurs reviennent aux achats en magasin.