Face à la récession et dans la perspective des élections, le gouvernement de Rishi Sunak a décalé l’essentiel de l’ajustement après 2024. Les besoins de financement et la dette resteront élevés.
Le graphique ci-contre montre, depuis le début d’année, la dynamique des anticipations des bénéfices à 1 an des indices de styles MSCI World. Historiquement, les dynamiques de bénéfices et les performances financières des styles croissance, qualité et minimum volatilité sont relativement plus résilientes en période de récession ou de ralentissement marqué. A l’inverse, les styles value et small, davantage procycliques, corrigent plus particulièrement en période de retournement conjoncturel.
Les investisseurs ont une nouvelle fois revu à la hausse leurs anticipations de hausses de taux tandis que le discours des banquiers centraux est resté très hawkish. D’un autre côté, les chiffres macroéconomiques, notamment en zone euro, montrent que nous sommes probablement déjà entrés en récession (modérée). La hausse des taux et des prix de l’énergie continue de profiter aux valeurs cycliques et les incertitudes quant à la croissance économique encouragent les investisseurs à considérer des stratégies plus défensives.
Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont diminué la semaine dernière, à 222.000 contre 226.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 225.000 inscriptions au chômage lors de la semaine au 12 novembre, soit le même niveau que la semaine précédente avant la révision à la hausse de cette dernière. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 221.000 contre 219.000 (révisé) la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,507 million lors de la semaine au 5 novembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,494 million la semaine précédente.
Le fabricant de puces Astera Labs a déclaré jeudi qu’il était valorisé 3,15 milliards de dollars (3,04 milliards d’euros) à la suite d’un tour de table mené par Fidelity Management & Research. Des investisseurs déjà présents au capital, dont Atreides Management, Intel Capital et Sutter Hill Ventures, ont aussi participé au cycle de financement. La société californienne avait levé 150 millions de dollars auparavant, dans un contexte de perspectives optimistes à long terme pour les puces, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets. Astera Labs a élargi son conseil d’administration, ajouté de nouvelles gammes de produits à son portefeuille, augmenté ses effectifs et également ouvert deux nouveaux centres de recherche et de conception à Vancouver et à Toronto cette année.
Les prix des contrats à terme sur le blé ont encore baissé jeudi, de 1,5% dans la matinée et de 11,8% depuis le 1er novembre à 315 euros/tonne à Paris (Euronext) et 7,98 dollars/boisseau à Chicago (CME). L’accord négocié par les Nations Unies autorisant les exportations de céréales ukrainiennes de la mer Noire devrait être prolongé, atténuant la pression sur les prix mondiaux des denrées alimentaires. L’Ukraine a déclaré que la décision venait d’être prise à Istanbul, où les pourparlers ont eu lieu, et l’ONU a salué «l’accord de toutes les parties». L’Ukraine souhaite que l’accord soit prolongé d’un an et qu’un quatrième port soit ajouté à l’accord. Le président Vladimir Poutine souhaiterait qu’il facilite davantage les exportations de céréales et d’engrais russes.
L’inflation a été légèrement plus faible en octobre qu’estimé initialement en zone euro, 10,6% au lieu de 10,7%, montrent les chiffres définitifs publiés jeudi par Eurostat. Cela reste un niveau record, après les 9,9% déjà constaté en septembre. Sur un mois, les prix ont augmenté de 1,5%, comme en première estimation. Eurostat précise que l’évolution des prix de l’énergie a encore contribué à la hausse globale de l’indice, à hauteur de 4,44 points de pourcentage sur un an, celle des prix de l’alimentation, des boissons et du tabac à hauteur de 2,74 points, et celle des prix des services de 1,82 point.
Les républicains auraient obtenu la majorité à la Chambre américaine des représentants, selon les dernières estimations d’Associated Press et de l’institut Edison Research, qui leur donnaient 218 sièges mercredi soir contre 211 aux démocrates sur 435, avec celui remporté en Californie par Mike Garcia sur Christy Smith. Selon ces estimations, il restait seulement 6 sièges à pourvoir en Alaska (1), en Californie (4) et au Colorado (1). Le chef des républicains à la Chambre, Kevin McCarthy, a déjà annoncé son intention de se porter candidat au poste de «speaker» (président de la Chambre). Les démocrates ont conservé leur majorité au Sénat, avec déjà 50 sièges sur 99 attribués (hors Géorgie) et une voix prépondérante pour la vice-présidente Kamala Harris.
Cabasse, société française d’audio haute-fidélité de luxe et filiale de Cabasse Group, déjà côté sur Euronext Growth, actif dans l’univers de la Smart Home (maison intelligente), annonce le lancement d’une augmentation de capital de 1,5 million d’euros avec suppression du droit préférentiel de souscription à l’occasion de son introduction en Bourse sur Euronext Growth. La société bénéficie déjà d’engagements de souscription pour 1,1 million d’euros. Les actions nouvelles sont offertes au prix de 9,42 euros du 17 au 30 novembre. Cette opération est concomitante au projet de distribution exceptionnelle en nature aux actionnaires de Cabasse Group de 50,1% des actions composant le capital social de la filiale Cabasse.
Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont diminué la semaine dernière, à 222.000 contre 226.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 225.000 inscriptions au chômage lors de la semaine au 12 novembre, soit le même niveau que la semaine précédente avant la révision à la hausse de cette dernière. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 221.000 contre 219.000 (révisé) la semaine précédente.
Cabasse, société française d’audio haute-fidélité de luxe et filiale de Cabasse Group, déjà côté sur Euronext Growth, actif dans l’univers de la Smart Home (maison intelligente), annonce le lancement d’une augmentation de capital de 1,5 million d’euros avec suppression du droit préférentiel de souscription à l’occasion de son introduction en Bourse sur Euronext Growth. La société bénéficie déjà d’engagements de souscription pour 1,1 million d’euros. Les actions nouvelles sont offertes au prix de 9,42 euros du 17 au 30 novembre.
Les républicains auraient obtenu la majorité à la Chambre américaine des représentants, selon les dernières estimations d’Associated Press et de l’institut Edison Research, qui leur donnaient 218 sièges mercredi soir contre 211 aux démocrates sur 435, avec celui remporté en Californie par Mike Garcia sur Christy Smith. Selon ces estimations, il restait seulement 6 sièges à pourvoir en Alaska (1), en Californie (4) et au Colorado (1).
Le ministre des Finances britannique a présenté un budget qui intègre une forte augmentation de la fiscalité. Les énergéticiens et les hauts revenus sont particulièrement touchés.
Les prix des contrats à terme sur le blé ont encore baissé jeudi, de 1,5% dans la matinée et de 11,8% depuis le 1er novembre à 315 euros/tonne à Paris (Euronext) et 7,98 dollars/boisseau à Chicago (CME). L’accord négocié par les Nations Unies autorisant les exportations de céréales ukrainiennes de la mer Noire devrait être prolongé, atténuant la pression sur les prix mondiaux des denrées alimentaires. L’Ukraine a déclaré, via son ministre de l’Infrastructure Oleksandr Kubrakov sur Facebook, que la décision venait d’être prise à Istanbul, où les pourparlers ont eu lieu, et l’ONU a salué «l’accord de toutes les parties».
L’inflation a été légèrement plus faible en octobre qu’estimé initialement en zone euro, 10,6% au lieu de 10,7%, montrent les chiffres définitifs publiés jeudi par Eurostat. Cela reste un niveau record, après les 9,9% déjà constaté en septembre.
Brookfiels Asset Management a acquis les droits d’auteur des chansons à succès de Whitney Houston «How Will I Know» et «I Wanna Dance With Somebody (Who Loves Me) », rapporte le Financial Times. Le groupe a acheté une soixantaine de chansons écrites par Shannon Rubicam et George Merrill, le duo derrière les deux tubes, pour une somme comprise entre 50 millions et 100 millions de dollars, selon des sources proches du dossier. Brookfield est le dernier géant financier en date à pénétrer le marché des droits musicaux. Le mois dernier, il a annoncé un partenariat avec Primary Wave pour établir un véhicule de 2 milliards de dollars pour réaliser des opérations.
C’est l’augmentation de la production au sein de l’Union européenne pour le mois de septembre 2022, soit 4,9 % en glissement annuel. Le consensus des économistes tablait sur une progression de 0,3 % et une hausse de 2,8 % en glissement annuel. Les plus fortes hausses sont enregistrées en Irlande (+31 %) et au Danemark (+19 %), selon Eurostat.
Renouvelables. En réponse aux conclusions du Conseil européen des 21 et 22 octobre dernier, la Commission a publié, le 9 novembre, une proposition de règlement d’urgence temporaire pour accélérer le déploiement des sources d’énergie renouvelable au sein de l’Union européenne (UE). L’objectif est de faciliter les procédures d’octroi d’autorisations pour les projets d’énergies renouvelables. « Depuis la publication du plan REPowerEU le 18 mai 2022, la situation de la crise énergétique s’est aggravée, appelant à une action urgente », rappelle la Commission en guise d’introduction. Sont ciblées en priorités des technologies telles que les pompes à chaleur, et certaines catégories de projets, comme la rénovation de centrales électriques à énergie renouvelable.
Danger. La qualité de crédit des tranches junior des CLO (collateralized loan obligations) à travers le monde devrait se détériorer significativement en cas de récession sévère, préviennent les analystes spécialisés de Moody’s dans une note publiée début novembre. L’agence de notation a analysé l’impact pro forma sur les CLO, qu’elle note en fonction de différents scénarios de récession, comparables à la crise financière de 2008 et à la pandémie de Covid-19 de 2020, et en a déduit la trajectoire des CLO actuels en termes de performance et de qualité de crédit. La qualité de crédit des sous-jacents en ressortirait affaiblie mais si les tranches junior sont les plus à risque, la plupart des tranches senior devraient être épargnées et éviter les défauts. Le risque de défaut des tranches junior serait davantage significatif en cas de récession comparable à celle de la crise financière.
Economie. Le recul de la France par rapport aux grandes économies ne tiendrait pas tant au faible taux d’emploi qui est traditionnellement invoqué. Dans sa dernière note, le Conseil d’analyse économique (CAE) met en évidence un ralentissement de la productivité en France depuis une vingtaine d’années, par rapport à l’Allemagne et aux Etats-Unis. La majorité des secteurs et des entreprises sont touchés. Les chercheurs évaluent à 140 milliards d’euros de PIB l’enjeu économique de ce déclassement national. Pour inverser le mouvement, les auteurs de l’étude mettent en évidence la sous-utilisation du capital humain et sa faiblesse et mesurent les effets, en termes de croissance, d’une meilleure éducation et d’un renforcement des compétences mathématiques et socio-comportementales. Le CAE préconise ainsi une hausse de 10 points des compétences en mathématiques, équivalente à celle observée en Allemagne à la suite du « choc PISA » (Programme international pour les suivis des acquis) au milieu des années 2000. Un gain de croissance de 0,2 point serait aussi possible en valorisant les carrières dans l’innovation et la science.
L’ambition environnementale ne se vérifie pas sur le terrain de l’entreprise. Tel est l’enseignement du rapport du Capgemini Research Institute, qui a interrogé 2.004 cadres de grandes entreprises dans 12 pays dans le monde, dont la France. Seulement 21 % d’entre eux considèrent que le retour sur investissement des mesures environnementales est clair. Ils considèrent ainsi largement le développement durable davantage comme une obligation coûteuse que comme un investissement dans l’avenir. Ainsi, les plans d’action à court terme restent en décalage par rapport aux ambitions affichées à long terme passant par la neutralité carbone. La faute au manque de stratégie globale, de compréhension sur ce retour sur investissement et de faible coordination dans la mise en œuvre. Moins de la moitié des dirigeants, 49 %, déclarent avoir une liste de priorités définies pour les trois prochaines années. Les sociétés dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 20 milliards de dollars consacrent en moyenne 0,41 % de ce chiffre d’affaires aux initiatives environnementales.