L’ambition environnementale ne se vérifie pas sur le terrain de l’entreprise. Tel est l’enseignement du rapport du Capgemini Research Institute, qui a interrogé 2.004 cadres de grandes entreprises dans 12 pays dans le monde, dont la France. Seulement 21 % d’entre eux considèrent que le retour sur investissement des mesures environnementales est clair. Ils considèrent ainsi largement le développement durable davantage comme une obligation coûteuse que comme un investissement dans l’avenir. Ainsi, les plans d’action à court terme restent en décalage par rapport aux ambitions affichées à long terme passant par la neutralité carbone. La faute au manque de stratégie globale, de compréhension sur ce retour sur investissement et de faible coordination dans la mise en œuvre. Moins de la moitié des dirigeants, 49 %, déclarent avoir une liste de priorités définies pour les trois prochaines années. Les sociétés dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 20 milliards de dollars consacrent en moyenne 0,41 % de ce chiffre d’affaires aux initiatives environnementales.
L’effet de levier peut avoir des effets pervers au-delà de la charge financière qu’il fait peser sur l’avenir d’une entreprise. De façon plutôt inattendue, en plus du cash-flow, il pourrait appauvrir son capital humain ! C’est ce qui ressort d’une recherche citée par la Lettre Vernimmen et publiée dans le Journal of Finance. Pour apprécier l’intérêt du levier par rapport au financement par le capital, il va falloir se pencher non seulement sur l’avantage fiscal accordé à la dette mais aussi sur le stress financier qu’il provoque pour l’entreprise et, ce faisant, sur ses meilleurs collaborateurs. Car des données très détaillées recueillies sur le marché suédois ont permis aux chercheurs Ramin P. Baghai, Rui C. Silva, Viktor Thell et Vikrant Vig de montrer, dans l’article « Talent in Distressed Firms: Investigating the Labor Costs of Financial Distress », que les salariés talentueux ont plus tendance à quitter leur société, dans un contexte de marché difficile, si elle est fortement endettée. Une analyse peu rassurante alors que les entreprises sont aux prises avec la hausse des taux d’intérêt et, déjà, une pénurie de talents…
L'action du spécialiste des systèmes d'ouvertures du bâtiment cote au-dessus du prix de l'OPA. Un analyste conseille aux actionnaires de ne pas apporter leurs titres à l'offre.
L’agence de notation Fitch Ratings a relevé ses prévisions de défauts pour les émetteurs high yield européens sur les marchés obligataires et des loans. «Les taux de défaut des prêts à effet de levier européens et des obligations à haut rendement augmenteront considérablement en 2023 et 2024 en raison des pressions persistantes sur les coûts des intrants, de la hausse des taux d’intérêt, de la récession en 2023 et de la faible croissance jusqu’en 2024», expliquent ses analystes. Ces derniers prévoient désormais un taux de défaut de 4% (contre 3,5 précédemment) dans leur scénario du pire pour 2023, mais maintiennent leur prévision de 2,5% dans leur scénario de base pour les obligations HY. Le taux de défaut continuerait à augmenter en 2024 à 4% dans le scénario central et à 6% dans le scénario extrême, et ce alors que les maturités 2025 devront être refinancées avec des coûts de financement qui resteront difficiles en 2024. «L’augmentation des taux de défaut de base et du scénario de risque à fin 2023 reflète les alternatives de refinancement limitées pour un nombre croissant d'émetteurs à fort effet de levier et dont les prêts arrivent à échéance en 2023 et 2024», souligne Fitch Ratings.
Le gouvernement équatorien étudie un éventuel nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de ses plans de financement pour 2023, qui pourraient être complété par des émissions d’obligations sur les marchés internationaux, a déclaré à Reuters le ministre de l’Economie Pablo Arosemena. L'Équateur a conclu un accord de 27 mois avec le FMI pour 6,5 milliards de dollars en septembre 2020, qui a été renégocié par le président Guillermo Lasso et se termine à la fin de cette année. «Nous avons déjà commencé à parler de la possibilité d’avoir une sorte de nouvelle collaboration (avec le FMI) l’année prochaine», a déclaré le ministre dans une interview mardi soir, ajoutant que le gouvernement équatorien analysera la forme du programme qu’il accepte avec le fonds au premier trimestre de l’année prochaine.
L'économie russe a reculé de 4% en glissement annuel au troisième trimestre 2022, selon les données publiées mercredi par le service fédéral des statistiques Rosstat. Il s’agit d’une légère amélioration par rapport au deuxième trimestre, lorsque le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 4,1 % en glissement annuel, les sanctions occidentales commençant à peser sur les finances et l’économie russes. Avant que les pleins effets des sanctions ne se fassent sentir, l'économie russe avait progressé de 3,5 % en termes annuels au premier trimestre. Le ministère russe de l'économie voit le PIB chuter de 2,9 % cette année, tandis que la banque centrale s’attend à une baisse de 3 à 3,5 % avant un retour à la croissance au second semestre 2023. Le Fonds monétaire international a revu en forte baisse sa prévision pour cette année en octobre et s’attend désormais à une contraction de 3,4% avant -2,3% l’an prochain (+4,7% en 2021).
Le gouvernement équatorien étudie un éventuel nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de ses plans de financement pour 2023, qui pourraient être complété par des émissions d’obligations sur les marchés internationaux, a déclaré à Reuters le ministre de l’Economie Pablo Arosemena.
Les ventes au détail aux Etats-Unis ont progressé plus vite que prévu en octobre, mais dans le même temps, la production industrielle affiche une contraction qui n’était pas attendue.
L'économie russe a reculé de 4% en glissement annuel au troisième trimestre 2022, selon les données publiées mercredi par le service fédéral des statistiques Rosstat. Il s’agit d’une légère amélioration par rapport au deuxième trimestre, lorsque le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 4,1 % en glissement annuel, les sanctions occidentales commençant à peser sur les finances et l’économie russes. Avant que les pleins effets des sanctions ne se fassent sentir, l'économie russe avait progressé de 3,5 % en termes annuels au premier trimestre. Le ministère russe de l'économie voit le PIB chuter de 2,9 % cette année, tandis que la banque centrale s’attend à une baisse de 3 à 3,5 % avant un retour à la croissance au second semestre 2023. Le Fonds monétaire international a revu en forte baisse sa prévision pour cette année en octobre et s’attend désormais à une contraction de 3,4% avant -2,3% l’an prochain (+4,7% en 2021).
L’Indonésie propose la création d’une organisation similaire à l’OPEP destinée à coordonner l’approvisionnement mondial en nickel. La proposition a été étendue au Canada, lors d’une réunion en marge du sommet du G20 mardi, selon un communiqué. L’Indonésie est le premier producteur mondial du métal, avec un million de tonnes produites en 2021. Le Canada se place au sixième rang, avec 130 000 tonnes produites en 2021, selon l’US Geological Survey.
Les dérivés sur l'énergie posent un risque qui s'étend aux marchés financiers dans leur ensemble, estime la Banque centrale européenne dans son rapport biannuel de stabilité financière publié mercredi. Les fournisseurs d'énergie et les négociants en matières premières sont toujours exposés à de nouvelles tensions si les prix augmentent de nouveau et que les appels de marge redeviennent importants, a précisé le régulateur, qui s’inquiète par ailleurs de la concentration de cette activité auprès d’un petit nombre d’acteurs. Ces marchés ne sont pas non plus sans poser de risques de contagion aux acteurs bancaires, qui organisent et financent souvent les transactions. Enfin, les entreprises se reportent davantage sur des dérivés de gré à gré, moins sujets aux problématiques de collatéral, mais qui sont plus opaques -une évolution qui pourrait entraîner des risques accrus pour le système financier, selon la BCE.
L’agence de notation Fitch Ratings a relevé ses prévisions de défauts pour les émetteurs high yield européens sur les marchés obligataires et des loans. «Les taux de défaut des prêts à effet de levier européens et des obligations à haut rendement augmenteront considérablement en 2023 et 2024 en raison des pressions persistantes sur les coûts des intrants, de la hausse des taux d’intérêt, de la récession en 2023 et de la faible croissance jusqu’en 2024», expliquent ses analystes.
Le hedge fund activiste TCI Fund Management demande à Alphabet, la maison mère de Google, de diminuer les coûts et réduire les pertes de certaines activités comme celle de voiture autonome Waymo, rapporte le Wall Street Journal. Le fonds affirme que la société sera plus efficiente avec moins d’employés. TCI, qui indique détenir des actions Alphabet pour plus de 6 milliards de dollars, a fait sa demande dans une lettre au directeur général Sundar Pichai. «Nous vous écrivons parce que nous pensons que la base de coût d’Alphabet est trop élevée et que la direction doit prendre des mesures agressives», écrit TCI. «La société a trop d’employés et le coût par employé est trop élevé».
Le taux de chômage est resté quasi stable au troisième trimestre en France (hors Mayotte), affichant une baisse de 0,1 point sur la période pour s'établir à 7,3%, selon les données publiées mardi par l’Insee. Le taux de chômage en France s’inscrit en repli de 0,9 point par rapport à son niveau de fin 2019, et affiche une baisse de 0,7 point sur un an. Le taux de chômage des jeunes, qui avait atteint fin 2021 un plus bas depuis une quarantaine d’années, a progressé au cours du troisième trimestre (+0,3 point), mais, à 18,3%, il demeure inférieur de plus de trois points à son niveau d’avant-crise. Parallèlement, le taux d’emploi des 15-64 ans est reparti à la hausse sur le trimestre, progressant de 0,3 point pour s'établir à 68,3%, un record absolu.
L'économie japonaise s’est contractée de manière inattendue au troisième trimestre 2022, les risques de récession mondiale, la faiblesse du yen et la hausse des coûts des importations ayant pesé sur la consommation des ménages et des entreprises. Le PIB a reculé de 1,2% en rythme annuel, alors que la croissance était attendue à 1,1%. D’un trimestre sur l’autre, la baisse atteint 0,3%, contre une prévision de croissance de 0,3%. Les dépenses de consommation devraient rester sous pression au cours des prochains mois, la rémunération réelle des employés ayant chuté de 1,6% au troisième trimestre, après une baisse de 1,2% au trimestre précédent. L’investissement hors résidentiel a augmenté de 1,5% en glissement trimestriel, ce qui est inférieur au consensus qui prévoyait une hausse de 2,1%.
L’inflation en France a accéléré en octobre, à 6,2% sur un an après 5,6% en septembre, a confirmé mardi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). «Cette hausse de l’inflation résulte de l’accélération des prix de l’alimentation (+12% après +9,9%), de l'énergie (+19,1% après +17,9%) et des produits manufacturés (+4,2% après +3,6%)», a précisé l’Insee dans un communiqué. La hausse des prix des services a pour sa part légèrement en ralenti en octobre, à 3,1% sur un an après 3,2% en septembre. Sur un mois, les prix à la consommation en France ont, comme initialement estimé, progressé de 1% en octobre, après une baisse de 0,6% en septembre.
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont améliorées plus que prévu en novembre par rapport à octobre, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW. Son indicateur économique avancé est ressorti à -36,7 en novembre, contre -59,2 le mois dernier. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un redressement de l’indice à -50. L’opinion des analystes financiers et des investisseurs institutionnels sur la situation économique actuelle de l’Allemagne s’est également améliorée, l’indice correspondant étant remonté à -64,5 en novembre, contre -72,2 en octobre.
Plusieurs données publiées mardi par le bureau national des statistiques chinois montre que l’économie du pays se porte plus mal que prévu. La production industrielle a augmenté de 5,0% en octobre sur un an, contre une croissance attendue à 5,2%. Les ventes au détail ont baissé de 0,5%, par rapport à un gain de 2,5% le mois précédent et des projections de 1,0%. L’immobilier, qui représente un quart de l’économie, est aussi à la peine. L’investissement immobilier a chuté de 16% en glissement annuel en octobre, sa plus forte baisse depuis janvier-février 2020. Les surfaces totales vendues ont chuté de 23,2% en glissement annuel en octobre, en baisse pour un quinzième mois consécutif. Enfin, le taux de chômage est resté à 5,5% en octobre, inchangé par rapport à septembre. La Banque populaire de Chine (PBOC) a déclaré mardi maintenir à 2,75% le taux des prêts à un an accordés à certaines institutions financières dans le cadre de la facilité de prêt à moyen terme (MLF), d’une valeur de 850 milliards de yuans (120 milliards d’euros).