Les ventes au détail au Royaume-Uni ont reculé nettement plus que prévu en septembre sous l’effet de la hausse des prix qui a affecté la demande des consommateurs. Ces ventes ont baissé de 1,4% sur un mois, après -1,7% en août, et de 6,9% en rythme annuel, selon les données publiées vendredi par l’Office national de la statistique (ONS). Elles sont toujours 1,3% sous leur niveau d’avant le Covid-19, en février 2020. Les économistes interrogés par Reuters attendaient respectivement un repli de 0,5% et de 4,1%.
L’ancienne ministre britannique de la défense et leader de la Chambre des Communes, Penny Mordaunt, a été la première à annoncer vendredi dernier sa candidature au poste de Premiere ministre du Royaume-Uni pour succéder à Liz Truss. Mais Rishi Sunak, l’ancien ministre des Finances, qui s’est déclaré samedi, semble être mieux placés dans la course au pouvoir, selon les bookmakers britanniques. Boris Johnson, le prédécesseur de Liz Truss, a de son côté renoncé à briguer le poste. Pour concourir au vote final des membres du parti, les candidats doivent d’abord obtenir le soutien de 100 députés du Parti Conservateur. Dimanche, seul Rishi Sunak en avait réuni un nombre suffisant. Les prétendants ont jusqu'à ce lundi soir pour se porter candidats.
A près de 152 yens pour un dollar, et une dépréciation de 23% depuis le début de l’année face au billet vert, les autorités nippones ne pouvaient rester sans rien faire. Le yen s’est apprécié vendredi après-midi de 151,94, un plus bas de 32 ans, à 144,50, soit une appréciation de 7 yens en quelques minutes, attribuée par les opérateurs sur le marché des changes à une intervention de la Banque du Japon. D’importantes ventes de dollars étaient constatées ainsi des rachats massifs de positions vendeuses sur le yen. Le ministère des Finances japonais, qui a réitéré vendredi sa détermination à combattre la spéculation et la volatilité du yen, n’a pas confirmé cette intervention sur le marché. Le Japon avait déjà vendu des dollars et acheté des yens début septembre pour soutenir sa devise après que cette dernière avait atteint le seuil de 145 yens. Une première depuis 1998. Cela lui avait coûté 20 milliards de dollars. Le niveau de 150 était vu comme le seuil suivant d’intervention. Désormais les opérateurs visent 155 yens pour un dollar. Peu après le mouvement d’appréciation vendredi, la devise nippone a de nouveau faibli à 148 yens.
La dirigeante d’extrême droite Giorgia Meloni a accepté de former le nouveau gouvernement, une décision qui fait d’elle la première femme présidente du Conseil italien. C’est Giancarlo Giorgetti, le dirigeant de la Ligue, qui a été nommé au poste clé de ministre de l’Economie. Antonio Tajani, ex-président du Parlement européen et membre de Forza Italia, devient ministre des Affaires étrangères, Matteo Piantedosi (sans étiquette) s’est vu attribuer le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense est revenu à Guido Crosetto, l’un des fondateurs de Fratelli d’Italia.
Le président chinois Xi Jinping a été reconduit dimanche à la tête du Politburo, l’instance dirigeante du Parti communiste chinois (PCC), pour un troisième mandat, ce qui en fait le dirigeant chinois le plus puissant depuis Mao Zedong.
L’inflation cœur au Japon, qui exclut les aliments frais volatils mais inclut les coûts du carburant, a atteint 3,0% en septembre, un plus haut depuis huit ans. L’indice « cœur cœur », qui exclut à la fois les aliments frais et l’énergie, a augmenté de 1,8 % sur un an en septembre, contre 1,6 % en août. La hausse de cet indice privilégié par la banque centrale (BoJ) fait douter que l’inflation soit temporaire. Celle-ci reste toutefois surtout soutenue par des pressions sur les coûts : si les prix des biens ont augmenté de 5,6 % en glissement annuel, les prix des services n’ont progressé que de 0,2 %. Les syndicats réclament des hausses de salaires de 5%, un niveau très élevé pour le Japon, mais la situation économique mondiale difficile fait douter qu’elles puissent aboutir. La dispersion de l’inflation aux salaires prendra d’autant plus de temps que les négociations auront lieu l’an prochain.
La Banque de France se penche, dans une étude, sur les impacts d’un dollar fort sur le coût des importations en France. De fait, en 2021, l’Union Européenne et le Royaume-Uni représentaient 56% des importations françaises totales de 586 milliards d’euros. Les Etats-Unis pèsent 16% du solde, mais 57% des importations extraeuropéennes sont facturées en dollar. Un facteur qui n’est pas pris en compte dans le calcul du renchérissement des importations, remarquent les chercheurs. Si l’augmentation du prix des importations extra-UE françaises est estimée à 1,6% depuis janvier 2021, l’augmentation tenant compte de cette prédominance du dollar dans le poids des monnaies de facturation, plutôt qu’en se basant sur le poids des échanges bilatéraux, atteindrait 11,1 %.
Le président Emmanuel Macron a annoncé vendredi au terme du sommet européen de Bruxelles le retrait de la France du Traité sur la charte de l'énergie, ratifié en 1994. Cette convention très décriée par les militants pour le climat visait à sécuriser l’approvisionnement de l’Europe de l’Ouest en énergies fossiles. Il permet aux géants de l'énergie de se retourner contre les États signataires du traité qui mèneraient des politiques climatiques défavorables à leurs investissements
L’Uruguay est le deuxième pays à émettre un sustainability-linked-bond (SLB),obligation dont le coupon peut évoluer en fonction de la réalisation d’objectifs climat notamment, et le premier à placer une obligation dont le coupon peut à la fois augmenter ou baisser en fonction de l’atteinte de ces objectifs. Jusqu’à présent seul le Chili avait émis ce type d’obligation en mars dernier. Le marché du SLB pèse désormais 175 milliards d’euros.
Les ventes au détail au Royaume-Uni ont reculé nettement plus que prévu en septembre sous l’effet de la hausse des prix qui a affecté la demande des consommateurs. Ces ventes ont baissé de 1,4% sur un mois, après -1,7% en août, et de 6,9% en rythme annuel, selon les données publiées vendredi par l’Office national de la statistique (ONS). Elles sont toujours 1,3% sous leur niveau d’avant le Covid-19, en février 2020. Les économistes interrogés par Reuters attendaient respectivement un repli de 0,5% et de 4,1%. L’inflation a dépassé 10% en septembre au Royaume-Uni. Les Britanniques pourraient faire face à une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat l’an prochain, le nouveau ministre britannique des Finances, Jeremy Hunt, ayant annulé presque toutes les baisses d’impôt annoncées fin septembre par le gouvernement de Liz Truss, qui a démissionné jeudi, et annoncé l’arrêt du bouclier sur les tarifs de l’énergie en avril prochain.
En milieu de journée, l’once d’or traitait à 1.626 dollars, une baisse de 9,3% par rapport à son niveau de début d’année. Les rendements de l’or sont nuls, or le resserrement monétaire de la Fed rend d’autres actifs beaucoup plus attractifs. Les T-Bonds à 10 ans ont atteint un nouveau sommet depuis juin 2008, à 4,2%. Le métal souffre aussi de la force du dollar, qui a gagné 21% cette année face à un panier de devises diversifié.
Si aucun des prétendants à la succession de Liz Truss à la tête du gouvernement britannique n’a officialisé sa candidature, Rishi Sunak, l’ancien ministre des Finances, et Boris Johnson, le prédécesseur de Liz Truss, semblent avoir une longueur d’avance sur Penny Mordaunt, qui a occupé plusieurs fonctions ministérielles et est actuellement leader de la Chambre des Communes.
Le marché des fonds indiciels cotés (ETF) a enregistré une collecte nette de 33,45 milliards de dollars au niveau mondial pour le mois de septembre 2022, selon le dernier pointage du cabinet de recherche ETFGI. Depuis le début de l’année, la collecte s'élève à 593 milliards de dollars, soit la deuxième meilleure collecte historique sur cette période derrière une collecte de 923 milliards pour le même laps de temps l’an dernier. Cet engouement pour les ETF n’a pas empêché une baisse des encours de l’ordre d’un peu plus de 8% au mois de septembre pour atteindre 8.350 milliards de dollars d’encours contre 9.110 milliards un mois plus tôt. Le recul est de 18,6% par rapport à fin 2021 où le marché avait dépassé 10.000 milliards d’encours. Une part substantielle de la collecte peut être attribuée à 20 ETF, qui ont collectivement recueilli 48 milliards de dollars en septembre. Le SPDR S&P 500 ETF Trust a recueilli 6,33 milliards de dollars, soit la plus importante collecte nette individuelle. Classement des ETF par la collecte nette de sept 2022 (NNA-Sep22) en millions de dollars
Giorgia Meloni (parti Fratelli d’Italia, FdI), qui pourrait être chargée de former un gouvernement ce week-end après la victoire aux élections législatives italiennes du 25 septembre, s’est engagée mercredi soir à ce qu’il soit résolument pro-occidental, favorable à l’Otan et prenant toute sa part au sein de l’Europe. «Avec nous au gouvernement, l’Italie ne sera jamais le maillon faible de l’Occident», a-t-elle affirmé, ajoutant que tout parti qui serait en désaccord avec cette ligne serait privé de portefeuille ministériel. Ces propos ont été tenus après la divulgation d’enregistrements montrant son allié, Silvio Berlusconi (Forza Italia), en train de déclarer que le président ukrainien Volodimir Zelensky était à l’origine du conflit avec Moscou. L’ancien président du Conseil est un vieil ami du président russe Vladimir Poutine, et ces propos restent cohérents avec ses soutiens antérieurs à Moscou. Giorgia Meloni affirme vouloir perpétuer la ligne défendue par son prédécesseur Mario Draghi, qui avait soutenu sans réserve l’Ukraine et les différents trains de sanctions instaurés contre la Russie.
Le climat des affaires s’est légèrement redressé en octobre dans l’industrie en France, après trois mois consécutifs de baisse. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée jeudi par l’Insee, l’indicateur du climat des affaires dans le secteur est ressorti à 103,0 points en octobre, pour 101,0 attendu et après 102,0 en septembre ce qui constituait un plus bas de dix-huit mois. Cette dernière publication marque la première amélioration de l’indice après trois mois consécutifs de baisse. L’indicateur du climat des affaires dans les services est ressorti quasi-stable, à 105,0 en octobre après 106,0 en septembre. Idem pour l’indicateur du climat des affaires global, stable à 102,0 en octobre comme en septembre.
L’Autorité de la concurrence a rejeté jeudi pour défaut de priorité la saisine de Culture Presse concernant un abus de position dominante présumé mis en œuvre par la société La Poste dans le secteur de la revente des timbres postaux destinés à être affranchis. Par cette décision l’Autorité rend, pour la première fois, une décision de rejet pour défaut de priorité depuis la transposition en droit français en mai 2021, de la directive ECN +. En vertu de cette directive, elle peut rejeter des saisines « lorsqu’elle ne les considère pas comme une priorité ».
Le comité d’évaluation de la fiscalité, adossé à France Stratégie, a publié jeudi des données actualisées sur les impacts des réformes engagées depuis 2018. La baisse des taux d’imposition, qui inclut la suppression de l’ISF, a été compensée par la croissance des revenus : en 2020, comme en 2017, les recettes de taxation sur le capital représentaient 23 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires, contre 20 % dans l’Union européenne. La réforme de l’ISF ne semble pas avoir eu d’impact sur les flux de placements financiers des ménages, qui atteignent 166 milliards d’euros en 2021 (contre 200 milliards en 2020 et 110 milliards en 2018-2019). Il n’y a pas eu de décalage des investissements vers le financement des entreprises, comme l’espérait le législateur. En revanche, le comité remarque une baisse du nombre d’expatriations et une hausse du nombre d’impatriations fiscales de ménages assujettis à l’IFI : le solde des retours, nets des départs, s’établit ainsi à +140, positif pour la troisième année consécutive. Un faible effectif, rapporté aux 150.000 contribuables assujettis à l’IFI, mais dans le bon sens.
La banque centrale turque a annoncé jeudi baisser son taux de référence de 150 points de base à 10,5%, une coupe plus importante que prévu alors même que l’inflation dépasse 83 % en septembre. Il s’agit de la troisième baisse consécutive en trois mois. Le président turc Erdogan a déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaitait que les coûts d’emprunt passent sous la barre des 10%, et la banque centrale a indiqué qu’elle réduirait les taux une dernière fois avant de cesser sa politique d’assouplissement. La livre est restée stable, à 18,6 pour un dollar.
Les marchés actions ont continué de corriger pendant que les taux remontaient. Les anticipations d’un resserrement monétaire plus sévère qu’attendu, comme l’indiquent les nouvelles projections de la Fed, ont continué de détériorer le marché. Dans ce cadre, paradoxalement, un bon chiffre macroéconomique (activité ou emploi) est devenu une mauvaise nouvelle car il pousse les banques centrales à resserrer davantage. Cette incertitude couplée à un contexte géopolitique tendu maintient une volatilité élevée sans être extrême tandis que la résilience des perspectives bénéficiaires est jusqu’ici une force stabilisatrice.
Le graphique ci-contre présente le taux des Fed funds ainsi que l’inflation sous-jacente et le taux de chômage aux Etats-Unis depuis 1955. Il permet d’identifier les conditions qui prévalaient historiquement à chaque fin de resserrement monétaire. A Jackson Hole, Jerome Powell est venu expliquer que la lutte contre l’inflation nécessitait certainement une dégradation des conditions d’emploi alors que le taux de chômage atteint 3,5% en septembre.