Les inscriptions au chômage ont baissé de manière inattendue aux Etats-Unis lors de la semaine au 8 octobre, à 214.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 230.000 inscriptions au chômage. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a en revanche augmenté de 21.000 à 1,385 million lors de la semaine au 8 octobre (la dernière pour laquelle ces chiffres sont disponibles). Les demandes dites continues ne se sont pas écartées de manière significative de ce niveau depuis environ six mois et restent de 400.000 à 500.000 inférieures au niveau qui prévalait avant la pandémie.
Les autorités chinoises réfléchissent à réduire la durée de la quarantaine imposée aux personnes entrant dans le pays, rapporte Bloomberg. Celle-ci serait réduite à 2 jours de quarantaine dans un hôtel et cinq jours chez soi. Les discussions sont loin d’aboutir, mais les marchés ont bien accueilli la nouvelle : le WTI gagnait 0,40% jeudi, atteignant 85,9 dollars le baril. La perspective d’une réouverture a aussi soutenu les métaux industriels. Le zinc progressait de 2,6% à 2.974 dollars la tonne, tandis que l’aluminium gagnait 2%, à 2.215 dollars la tonne.
L’Autorité de la concurrence rejette jeudi pour défaut de priorité la saisine de Culture Presse concernant un abus de position dominante présumé mis en œuvre par la société La Poste dans le secteur de la revente des timbres postaux destinés à être affranchis.
Le comité d’évaluation de la fiscalité, adossé à France Stratégie, a publié jeudi des données actualisées sur les impacts des réformes engagées depuis 2018. La baisse des taux d’imposition, qui inclut la suppression de l’ISF, a été compensée par la croissance des revenus : en 2020, comme en 2017, les recettes de taxation sur le capital représentaient 23 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires, contre 20 % dans l’Union européenne.
Giorgia Meloni (parti Fratelli d’Italia, FdI), qui pourrait être chargée de former un gouvernement ce week-end après la victoire aux élections législatives italiennes du 25 septembre, s’est engagée mercredi soir à ce qu’il soit résolument pro-occidental, favorable à l’Otan et prenant toute sa part au sein de l’Europe. «Avec nous au gouvernement, l’Italie ne sera jamais le maillon faible de l’Occident», a-t-elle affirmé, ajoutant que tout parti qui serait en désaccord avec cette ligne serait privé de portefeuille ministériel.
Alors que Liz Truss se bat pour se maintenir à la tête du gouvernement britannique, malgré le tour dramatique pris par la situation politique au Royaume-Uni dans son propre camp et la démission d’un nouveau ministre mercredi, la Banque d’Angleterre (BoE) affirme qu’elle réagira aux changements apportés au mini-budget. «Le MPC (Comité de politique monétaire, ndlr) est susceptible de réagir relativement rapidement aux nouvelles concernant la politique budgétaire», a déclaré le sous-gouverneur Ben Broadbent dans un discours prononcé jeudi à l’Imperial College. «Il reste à voir si les taux d’intérêt officiels doivent augmenter autant que les prix actuels sur les marchés financiers», a-t-il précisé.
Le climat des affaires s’est légèrement redressé en octobre dans l’industrie en France, après trois mois consécutifs de baisse. Selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée jeudi par l’Insee, l’indicateur du climat des affaires dans le secteur est ressorti à 103,0 points en octobre, pour 101,0 attendu et après 102,0 en septembre ce qui constituait un plus bas de dix-huit mois.
Mon ennemie, c’est la finance. Voilà un thème original qui sert de fil conducteur à Reprise en main, le premier long-métrage de fiction de Gilles Perret, sorti sur les écrans le 19 octobre. Le synopsis ? Des ouvriers d’une usine de la vallée de l’Arve apprennent que leur entreprise va être à nouveau cédée à un fonds d’investissement et décident de la racheter en se faisant passer pour des financiers. Les premiers sont sympathiques et mangent de la fondue, comme tout bon Haut-Savoyard, les seconds sont des « spéculateurs cyniques ». Reprise en main est un film militant. Son réalisateur, proche du député François Ruffin (LFI), qualifie les rachats à effet de levier de « système dégueulasse, mais légal », tout en se défendant de « manichéisme caricatural » vis-à-vis des capitalistes. « Comme si vous n’aviez pu vous empêcher de les… humaniser », s’étonne le dossier de presse. Il faut dire que ces affreux banquiers ont au moins une qualité, celle de financer le cinéma français.
Attention. Dans une note récente, l’Autorité bancaire européenne (EBA) examine les risques des marchés immobiliers résidentiels. Ils pourraient s’accroître rapidement avec la hausse violente de l’inflation, qui entraîne aussi celle des taux d’intérêt, alors que l’économie s’est retournée subitement et qu’une récession est de plus en plus probable. Elle pointe les prix qui ont largement progressé en 2021, s’apparentant à une surchauffe, et l’exposition accrue des banques aux risques des marchés résidentiels. Les prêts immobiliers représentent désormais près d’un tiers des crédits octroyés. Des signes de détérioration de la qualité de ces portefeuilles sont déjà sensibles même s’ils ne se sont pas matérialisés. C’est pourquoi l’EBA incite à la vigilance. Elle salue le resserrement des critères d’octroi opéré sous l’impulsion des régulateurs, entraînant une baisse des taux d’endettement, et le choix, par les emprunteurs, de prêts à taux fixes, plus protecteurs que les taux variables. L’EBA appelle aussi les banques et leurs superviseurs à surveiller étroitement leurs portefeuilles de prêts immobiliers afin de détecter au plus tôt les éventuels défauts de remboursement pour pouvoir provisionner en amont et en quantité suffisante.
Outre-Manche, la flambée des rendements obligataires fin septembre a mis au jour la fragilité des techniques de gestion de bilan connues sous le nom de ‘liability-driven investment’, ou LDI.
Change. De partenaire à actionnaire. BNP Paribas a dévoilé un accord concernant l’acquisition de la fintech Kantox, avec laquelle il avait mis en place un partenariat stratégique en 2019. Les grands groupes financiers restent bien à l’affût des jeunes pousses. Depuis trois ans, le tandem a « confirmé que nous pouvions conjointement accroître sensiblement la valeur ajoutée apportée », selon Philippe Gelis, le PDG et cofondateur de l’éditeur de logiciels de centralisation et d’automatisation de la gestion du risque de change pour les entreprises. « Les trésoriers d’entreprise opèrent aujourd’hui dans un environnement de marché mouvementé et les technologies de pointe peuvent les aider à atténuer certains des défis auxquels ils font face, notamment en automatisant des tâches manuelles leur permettant ainsi de rester concentrés sur leur cœur de métier », plaide Olivier Osty, responsable de BNP Paribas CIB Global Markets.
Les Pays-Bas vont suivre l’Espagne et sortir du Traité sur la charte de l'énergie (TCE) qui protège les investissements dans le secteur, a annoncé mercredi le ministère néerlandais de l’Energie. En vigueur depuis 1998, le TCE, qui compte plus de 50 signataires dont l’Union européenne, permet aux investisseurs de poursuivre les gouvernements pour des décisions mettant en péril leurs investissements. Le ministre néerlandais du Climat et de l'Énergie, Rob Jetten, a déclaré au Parlement que le traité n'était pas conforme avec l’accord de Paris sur le climat et que les efforts pour le renégocier n’avaient pas abouti. L’Italie s'était déjà retirée de ce traité en 2016.
Le gouvernement fédéral allemand a approuvé mercredi un plan d’investissement de 6,3 milliards d’euros sur trois ans en vue d’accélérer le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques dans l’ensemble du pays. Ce plan prévoit de faire passer leur nombre à 1 million, contre seulement 70.000 stations de recharge actuellement installées. Berlin entend privilégier les communes ayant jusqu’à présent souffert d’un manque de points de recharge. Le plan, qui nécessitera des approbations plus rapides de la part des différents Länder, prévoit également d’atteindre 15 millions de véhicules électriques en circulation outre-Rhin d’ici à 2030, soit un décuplement par rapport au niveau actuel.
Le Pakistan parviendra à lever les 34 milliards de dollars de besoins en financement externe anticipés pour 2023, a déclaré mercredi le ministre des Finances. L'économie pakistanaise, déjà très affaiblie, a été durement touchée par des inondations dévastatrices pendant la saison de la mousson, qui auraient causé plus de 30 milliards de dollars de dégâts. Début octobre, Moody’s a abaissé la note de crédit souverain du pays d’un cran à Caa1. Le ministre des Finances a réaffirmé mercredi que le Pakistan ne demanderait pas une restructuration de sa dette au Club de Paris. Il a ajouté que son pays rembourserait une obligation d’une valeur de 1 milliard de dollars qui arrivera à échéance plus tard cette année.
L’inflation en Grande-Bretagne a augmenté légèrement plus que prévu en septembre. Elle est repassée à deux chiffres, à 10,1% sur un an, renouant avec son plus haut niveau en 40 ans inscrit en juillet, selon les statistiques publiées mercredi l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une accélération à 10%, après 9,9% le mois précédent. La crainte est que l’inflation sous-jacente reste à un niveau élevé. L’indice des prix à la consommation hors énergie et alimentation a atteint 6,5%, son plus haut niveau depuis 30 ans.
A la demande d’OL Groupe, Euronext a suspendu mercredi la cotation des actions, sur un dernier cours de 2,8 euros, et des Osranes (Obligations subordonnées remboursables en actions nouvelles ou existantes) du club de football, dans l’attente de la publication d’un communiqué de presse relatif à l’opération avec Eagle Football. Lors de l’annonce de ses résultats annuels le 14 octobre dernier, OL Groupe avait précisé que la réalisation de son acquisition par Eagle Football était fixée au 21 octobre 2022. Ce dernier s’est engagé à souscrire à une augmentation de capital réservée d’OL Groupe à hauteur de 86 millions d’euros. Eagle Football doit ensuite déposer une offre publique d’achat simplifiée (OPAS) sur le solde des titres en circulation, en vue d’un retrait obligatoire.
Soutenues ces derniers jours par l’accalmie sur le marché britannique et des cours intégrant déjà les mauvaises nouvelles, les actions ont finalement basculé dans le rouge à cause de craintes sur les taux.