La Banque du Canada a relevé son taux directeur mercredi, à son plus haut niveau depuis 15 ans, en ajoutant qu’elle ferait probablement une pause dans la remontée de ses taux pour évaluer l’effet cumulé des relèvements passés. Le taux cible du financement à un jour de la banque centrale a été augmenté de 25 points de base à 4,50%, un plus haut depuis décembre 2007, une décision conforme aux prévisions des économistes interrogés par Reuters. Si l'économie évolue comme prévu, « le Conseil s’attend à maintenir le taux directeur à son niveau actuel pendant qu’il évaluera l’incidence des augmentations cumulatives de taux d’intérêt », peut-on lire dans le communiqué.
Le déluge d’émissions d’emprunts d’Etat de la zone euro se poursuit ce mercredi. L’Espagne émet à son tour une nouvelle obligation à 10 ans dans le cadre d’une syndication. La demande dépasse 70 milliards d’euros, selon Bloomberg et Reuters. Une émission à 20 ans réalisée en début de mois par l’Italie avait recueilli un peu plus de 26 milliards de demande. L’obligation, à échéance du 30 avril 2033, devrait être placée sur la base d’un spread de 10 points de base au-dessus de l’obligation octobre 2032 en circulation, soit 2 pb sous une indication au démarrage de l’émission. Le rendement devrait être de 3,16%. Barclays, BBVA, Crédit Agricole CIB et JP Morgan sont chefs de file de cette opération.
L’économie allemande devrait croître de 0,2% cette année, évitant de peu une récession, montre le rapport économique annuel du gouvernement publié mercredi. L’exécutif tablait sur une contraction de l’activité de 0,4% cet automne. «Il n’y a pas de signes d’une récession significative, que beaucoup d’observateurs considéraient longtemps comme inévitable», a commenté le ministre de l’Economie Robert Habeck dans le rapport. L’inflation devrait s’établir à 6% en moyenne sur l’année – ce qui paraît encore très élevé.
Le taux d’inflation a grimpé à 7,8% en rythme annuel au quatrième trimestre en Australie, après 7,3% au troisième trimestre, au-dessus des prévisions du marché de 7,5%, selon les données de l’Australian Bureau of Statistics (AUS).
Le géant américain de l'informatique a publié des résultats supérieurs aux attentes tout en avertissant que ses ventes seraient moins dynamiques que prévu lors du trimestre en cours.
La conjoncture s’est à nouveau dégradée aux Etats-Unis en janvier, confirmant le ralentissement de la croissance sous l’effet de la hausse des prix et des taux d’intérêt observée ces derniers mois. L’indice PMI Composite publié mardi par S&P Global, qui couvre à la fois les services et l’industrie manufacturière, ressort à 46,6 en janvier, contre 45 en décembre. Tout en retrouvant un point haut depuis trois mois, l’indice se maintient pour le septième mois d’affilée sous le seuil des 50 qui sépare une expansion d’une contraction de l’activité. L’indice PMI des services, qui s’est redressé à 46,6 contre 44,7 en décembre, dépasse le consensus des analystes, qui était de 45. Dans le secteur manufacturier, l’indice PMI s'établit à 46,8 contre 46,2 et il dépasse également le consensus, qui était de 46. La production s’inscrit néanmoins en baisse à la suite d’une forte diminution des nouvelles commandes.
L’Allemagne a reçu la demande officielle formulée par la Pologne en vue de pouvoir réexporter vers l’Ukraine des chars Leopard 2 de fabrication allemande qu’elle détient, a affirmé mardi le ministre polonais de la Défense. Les autorités ukrainiennes demandent depuis de longs mois à leurs alliés occidentaux de leur fournir des chars de combat modernes pour reprendre les territoires occupés par la Russie dans l’est du pays. Plusieurs pays, dont la Pologne et la Finlande, ont déclaré qu’ils étaient prêts à transférer des Leopard, plus puissants que les chars russes actuellement engagés sur le terrain, mais ils se sont jusqu'à présent heurtés au veto de Berlin, qui craint de provoquer une escalade militaire.
L’AMF a rendu mardi son avis sur l’Offre publique d’achat simplifiée (OPAS) d’Abeille Assurances Holding sur l’Union Financière de France Banque (UFF). L’OPAS au prix de 21 euros par action est jugée conforme et l’AMF a émis son visa sur la note d’information et la note en réponse relatives à l’Offre. Abeille Assurances Holding détenait 74,99% du capital et des droits de vote d’UFF à la veille d’annoncer ses intentions le 28 novembre dernier. Elle revendique désormais 81,37% des actions en circulation. En cas d’obtention de plus de 90 % du capital, elle initiera un retrait de la cote.
La multiplication par quatre des coûts de financement n’a pas provoqué d’accident. Les échéances de dette sont repoussées dans le temps. Pour la suite, tout dépendra de l’évolution de la conjoncture dans les deux ans.
L’an dernier, les créations de sociétés ont reculé de 6,2% et les radiations ont crû de 11,6%. Mais les procédures collectives sont bien inférieures à leur niveau de 2019.
Les indicateurs avancés reviennent en territoire positif pour la première fois depuis juin, accréditant la thèse que la région échapperait à la récession économique.
Les volumes épargnés pendant la pandémie sont le fait des ménages les plus aisés. Les mauvaises perspectives du marché immobilier expliquent cette moindre sollicitation.
Les dirigeants de l’Union européenne pourraient autoriser un nouveau mode de financement européen pour l’industrie des technologies vertes, afin de contrebalancer les subventions des États-Unis et de la Chine, selon un projet consulté par Reuters. Les conclusions de ces discussions seront officiellement dévoilées le 9 et 10 février. La Commission européenne serait alors en mesure d’emprunter davantage, à travers des emprunts conjoints qui seraient répercutés sur les gouvernements sous forme de prêts. À plus long terme, les dirigeants attendront de la Commission qu’elle présente un projet de fonds de souveraineté européen pour soutenir les investissements, éventuellement avec la participation du secteur privé et de la Banque européenne d’investissement (BEI). Les dirigeants demanderont également un assouplissement des conditions d’investissement.
Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a affirmé mardi avoir obtenu un accord de principe avec Pékin pour la restructuration de la dette zambienne. Elle a indiqué que le pays africain avait réalisé les efforts demandés dans le cadre du programme de soutien qui lui a été accordé l’an dernier, et que c’était désormais aux créanciers de faire ce qui était nécessaire pour trouver un accord. Avec 6 milliards de dollars de dette, sur 17 milliards de dette externe, la Chine est l’un des principaux créanciers de la Zambie qui a fait défaut en novembre 2020. L’accord négocié par le FMI prévoit une réduction de fait de de la dette via une extension des maturités et une baisse des coupons. La Chine ne veut pas de réduction du principal de la dette.
Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a affirmé ce mardi avoir obtenu un accord de principe avec la Chine pour la restructuration de la dette zambienne, lors d’une visite en Zambie. Elle a indiqué que le pays africain avait réalisé les efforts demandés dans le cadre du programme de soutien qui lui a été accordé l’an dernier, et que c’était désormais aux créanciers de de faire ce qui était nécessaire pour trouver un accord. Avec 6 milliards de dollars de dette, sur 17 milliards de dette externe, la Chine est l’un des principaux créanciers de la Zambie qui a fait défaut en novembre 2020. L’accord de restructuration négocié par le FMI prévoit une réduction de fait de de la dette (net present value) via une extension des maturités et une baisse des coupons. La Chine ne veut pas de réduction du principal de la dette.
L’horloger suisse Swatch a fait état lundi d’un solide début d’année et s’est dit optimiste quant à une reprise du marché en Chine et au retour des touristes chinois à l'étranger, rapporte Reuters.
La restructuration de la dette zambienne serait proche d’aboutir. Le président zambien Hakainde Hichilema a déclaré lundi, à l’occasion d’une visite en Zambie de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, que les créanciers du pays devraient rapidement convenir du contenu d’une restructuration de la dette. Il espère qu’un accord pourra être trouvé d’ici la fin du premier trimestre. Le pays a fait défaut en novembre 2020 mais n’est pas parvenu à un compromis dans le cadre du common framework du G20 compte tenu de la complexité de sa dette, notamment la présence de la Chine. Les parties prenantes discutent du quantum de dette à réduire pour remettre le pays dans une trajectoire soutenable.
La livre sterling et l’euro ont atteint, à 1,2447 et 1,0927 lundi matin, des plus hauts de près de neuf mois face au dollar, avant de reculer légèrement. Pourtant, le temps froid des derniers jours des deux côtés de la Manche est susceptible de faire remonter la demande et le prix du gaz et la décoté spécifique à ces deux devises. La monnaie unique a prolongé ses gains sur fond de paris d’un resserrement monétaire plus agressif de la banque centrale européenne (BCE), avec une remontée du taux de dépôt de 2% vers 3,50%, et surtout d’une anticipation des marchés que la Fed devra baisser ses taux de 5% à 4,50% à la fin 2023. Même logique sur la livre, car la Banque d’Angleterre (BoE) devrait pouvoir tenir son rythme de resserrement monétaire (de 3,50% à 4% en février) d’autant mieux que l’économie britannique semble résister un peu mieux que prévu à l’inflation.
Le parti travailliste au pouvoir en Nouvelle-Zélande a choisi dimanche Chris Hipkins pour remplacer Jacinda Ardern au poste de Premier ministre du pays. Sa nomination était, en grande partie, une formalité, suite à la démission surprise de la dirigeante jeudi. Chris Hipkins, nommé ministre de la santé en 2020, s’est forgé une réputation de compétence dans la lutte contre le Covid-19 et au sein du gouvernement Ardern.
Le Japon est pris entre le marteau et l’enclume. L’inflation est à un niveau record depuis 1981, mais toute hausse de taux mettrait en péril l’équilibre des finances. Le ministre des Finances a ainsi rappelé, lundi, qu’une hausse d’un point de pourcentage des taux d’intérêt ferait passer le service de la dette de 29 milliards de dollars à 251 milliards de dollars sur l’exercice 2025/2026. La dette publique du Japon représente 266% de son PIB, dont 43,3% sont détenus par la banque centrale. Le gouvernement compte réaliser un excédent budgétaire sur l’exercice 2025/2026, même si le Japon n’a pas atteint cet objectif depuis plus d’une dizaine d’années.