A la veille de la publication des données mensuelles de l’emploi aux Etats-Unis de décembre, deux nouvelles statistiques viennent confirmer les tensions persistantes sur le marché du travail américain. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé plus d’emplois qu’attendu en décembre, selon l’enquête mensuelle du cabinet ADP publiée jeudi, avec 235.000 postes supplémentaires contre une moyenne de 150.000 anticipée par le Reuters. Le chiffre de novembre a été confirmé à 127.000. Une autre publication fait état d’une diminution des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis lors de la semaine au 31 décembre, à 204.000 contre 223.000 (révisé, contre 225.000) la semaine précédente, selon le département du Travail (contre 225.000 inscriptions attendu par les économistes). La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 213.750 contre 220.500 (révisé) la semaine précédente. Alors que les minutes de la dernière réunion de la Fed ont confirmé le ton restrictif de l’institution monétaire, Wall Street reculait nettement (-0,9% pour l’indice S&P 500 vers 16h45) tandis que le rendement de l’emprunt d’Etat américain à 10 ans s’écartait de 6 points de base à 3,77%.
L’indice PMI des services en Chine Caixin, publié jeudi, est passé à 48 en décembre 2022, contre 46,7 en novembre, signalant une contraction plus modérée de l’activité. En revanche, l’emploi a continué de baisser en raison des politiques de réduction des coûts et des départs volontaires, le rythme des suppressions d’emplois étant supérieur à la moyenne de 2022. Les commandes à l’exportation ont également diminué pour la deuxième fois en trois mois. Côté prix, l’inflation du coût des intrants a atteint son plus bas niveau en six mois, tandis que la hausse des prix de vente a atteint son rythme le plus faible depuis quatre mois.
L’activité, qui reste en contraction au Royaume-Uni, s’est améliorée en décembre, même si l’évolution des nouvelles commandes reste morose. L’indice sectoriel PMI de décembre a été révisé à 49,9 contre un chiffre de 50 annoncé en première estimation, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats publiée jeudi. Le sous-indice des nouvelles commandes affiche une contraction pour le deuxième mois consécutif, tandis que la composante de l’emploi est tombée à son plus bas niveau depuis février 2021. «Les fournisseurs de services britanniques ont terminé l’année avec une baisse supplémentaire des nouvelles commandes, les fortes pressions inflationnistes et les inquiétudes concernant les perspectives économiques ayant pesé sur la demande», a souligné Tim Moore, directeur économique chez S&P Global. L’indice PMI composite est lui aussi resté dans le rouge en décembre, à 49 après 48,2 en novembre.
Les prix à la production en zone euro ont affiché en novembre un repli de 0,9% sur un mois, après -2,9% en octobre, conforme aux attentes d’un nouveau recul des coûts de l’énergie, selon les données publiées jeudi par Eurostat. En rythme annuel, ils restent en progression de 27,1% (après +30,8% en octobre), même si c’est un peu moins que prévu (+27,5%), et un plus bas depuis décembre 2021. En excluant l’énergie, les prix à la production ont augmenté en novembre de 0,1% en rythme mensuel et de 13,1% en rythme annuel. Les prix de l’énergie en zone euro ont baissé de 2,2% en novembre, après un repli de 7,4% le mois précédent, mais ils restent encore en hausse de 55,7% en novembre sur un an (après +64,9 en octobre).
La corrélation inhabituelle entre le billet vert et les actions européennes des dernières séances n’a pas duré. La Fed a remis de l’ordre dans le marché.
Les Etats-Unis et l’Allemagne ont annoncé jeudi qu’ils fourniraient une aide militaire supplémentaire à l’Ukraine à la suite d’un entretien téléphonique entre le président américain Joe Biden et le chancelier allemand Olaf Scholz. Les deux pays enverront des véhicules blindés, de type Bradley pour les Etats-Unis et de type Marder pour l’Allemagne, indique leur communiqué commun. L’Allemagne fournira également des systèmes de missiles de défense antiaérienne Patriot. Les deux pays ont par ailleurs ajouté que «des dons supplémentaires de systèmes de défense antiaérienne et de véhicules de combat» de la part de leurs alliés seraient les bienvenus.
La juge d’un tribunal de Manhattan, Naomi Reice Buchwald, a formellement approuvé jeudi l’accord par lequel Danske Bank a accepté le mois dernier de payer 2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) en vue de mettre fin à une enquête américaine visant sa filiale estonienne pour blanchiment d’argent. L’accord passé entre la banque danoise et les procureurs américains condamne également l’établissement de crédit à une période de probation de trois ans, à améliorer ses programmes de conformité et à poursuivre sa coopération avec le gouvernement fédéral.
Les exportations allemandes ont baissé contre toute attente de 0,3% en novembre, montrent les données officielles de Destatis publiées jeudi. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance de 0,2%, sachant que les chiffres d’octobre ont été révisés à la hausse, faisant apparaître désormais une croissance de 0,8% au lieu d’une contraction de 0,6% en première estimation. Les livraisons vers les Etats-Unis, principal partenaire de l’Allemagne, ont diminué de 1,5% en rythme mensuel, et celles vers les Etats membres de l’Union européenne de 0,4%. Les importations ont aussi fléchi de 3,3% en novembre, contre un consensus anticipant une baisse de 0,5%.
La Coupe du Monde de football au Qatar a braqué les projecteurs sur le sort des travailleurs migrants et la question plus vaste de l’esclavage moderne. C’est ce sujet dont l’équipe actionnariat actif de Robeco veut s’emparer pour son programme d’engagement 2023. Le choix de ce thème s’inscrit dans la continuité du travail précédemment réalisé par Robeco pour augmenter les « salaires vitaux » dans les industries à bas salaires, où le piège de la pauvreté oblige les gens à travailler dans des conditions parfois dangereuses. Il fait également suite aux thèmes d’engagement visant à améliorer les conditions de travail dans le monde post-covid et à détecter les violations des droits humains dans les chaînes d’approvisionnement situées en zone de conflit. Ce thème se concentrera sur les secteurs où le travail forcé est un sujet préoccupant, parmi lesquels la consommation de base, la consommation cyclique, les technologies et la santé, principalement dans la région Asie-Pacifique. Les entreprises avec lesquelles l’équipe entend dialoguer n’ont toutefois pas encore été sélectionnées. « Dialoguer avec les entreprises investies pour les inciter à respecter les droits humains est non seulement une obligation claire pour les investisseurs, mais aussi une occasion d’identifier et d’atténuer les risques auxquels ces firmes seront peut-être confrontées à l’avenir », explique Yumi Fujita, spécialiste de l’engagement en charge de ce thème. L’engagement de Robeco vise à améliorer la visibilité sur les chaînes d’approvisionnement et les pratiques de travail des entreprises, en intégrant des processus responsables en matière d’achats et de vérification diligente des droits humains. L’équipe compte également sur les entreprises pour qu’elles travaillent avec les fournisseurs et les parties prenantes à la mise en place d’actions correctives et de réparations, et qu’elles en assurent un suivi continu. Robeco a également choisi deux autres thèmes: la transition juste et la transparence fiscale.
A la veille de la publication des données mensuelles de l’emploi aux Etats-Unis de décembre, deux nouvelles statistiques viennent confirmer les tensions persistantes sur le marché du travail américain, ce qui éloigne la perspective d’un pivot de la Fed. Le secteur privé aux Etats-Unis a créé plus d’emplois qu’attendu en décembre, selon l’enquête mensuelle du cabinet ADP publiée jeudi, avec 235.000 postes supplémentaires contre une moyenne de 150.000 anticipée par le Reuters. Le chiffre de novembre a été confirmé à 127.000.
Les exportations allemandes ont baissé contre toute attente de 0,3% en novembre, montrent les données officielles de Destatis publiées jeudi. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance de 0,2%, sachant cependant que les chiffres d’octobre ont été révisés à la hausse, faisant apparaître désormais une croissance de 0,8% au lieu d’une contraction de 0,6% en première estimation.
L’activité, qui reste en contraction au Royaume-Uni, s’est améliorée en décembre, même si l’évolution des nouvelles commandes reste morose. L’indice sectoriel PMI de décembre a été révisé à 49,9 contre un chiffre de 50 annoncé en première estimation, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats publiée jeudi. En novembre, l’indice PMI des services s'était établi à 48,8. Le sous-indice des nouvelles commandes affiche une contraction pour le deuxième mois consécutif, tandis que la composante de l’emploi est tombée à son plus bas niveau depuis février 2021. Ce qui renforce, après l’annonce d’indice PMI manufacturier au plus bas depuis 2008, l’idée que l’économie britannique est déjà entrée en récession. «Les fournisseurs de services britanniques ont terminé l’année avec une baisse supplémentaire des nouvelles commandes, les fortes pressions inflationnistes et les inquiétudes concernant les perspectives économiques ayant pesé sur la demande», a souligné Tim Moore, directeur économique chez S&P Global. L’indice PMI composite est lui aussi resté dans le rouge en décembre, à 49 après 48,2 en novembre.
Les prix à la production en zone euro ont affiché en novembre un repli de 0,9% sur un mois, après -2,9% en octobre, conforme aux attentes d’un nouveau recul des coûts de l’énergie, selon les données publiées jeudi par Eurostat. En rythme annuel, ils restent en progression de 27,1% (après 30,8% en octobre), même si c’est un peu moins que prévu (27,5%), et un plus bas depuis décembre 2021.
L’indice PMI des services en Chine Caixin est passé à 48 en décembre 2022, contre 46,7 en novembre, signalant une contraction plus modérée de l’activité. En revanche, l’emploi a continué de baisser, en raison des politiques de réduction des coûts et des départs volontaires, le rythme des suppressions d’emplois étant supérieur à la moyenne de 2022. Les commandes à l’exportation ont également diminué pour la deuxième fois en trois mois. Côté prix, l’inflation du coût des intrants a atteint son plus bas niveau en six mois, tandis que la hausse des prix de vente a atteint son rythme le plus faible depuis quatre mois. Enfin, le sentiment s’est renforcé pour atteindre son plus haut niveau depuis 17 mois, dans l’espoir de la levée des restrictions sur le Covid et d’une reprise de la demande.
L’activité du secteur privé s’est à nouveau contractée en décembre en zone euro, mais à un rythme moins important que prévu grâce notamment à un relâchement des pressions sur les prix, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achat publiés mercredi par S&P Global. L’indice PMI composite a augmenté à 49,3 en décembre, après 47,8 en novembre (48,8 en première estimation), même s’il reste inférieur au seuil de 50 qui sépare croissance et contraction. «Le recul de l’activité a toutefois marqué le pas pour un deuxième mois consécutif, tendance laissant espérer un ralentissement économique moins marqué qu’initialement anticipé», a commenté Chris Williamson, chef économiste de S&P Global Market Intelligence, sans espérer un retour prochain en territoire de croissance. L’indice PMI des services ressort à 49,8 en décembre, après 48,5 en novembre (49,1 en première estimation).
Le ralentissement du marché immobilier résidentiel britannique s’est accentué en novembre. Le nombre d’emprunts hypothécaires accordés par les banques a chuté à 46.075 en novembre, contre 57.875 en octobre, selon les données publiées mercredi par la Banque d’Angleterre (BoE). Ce chiffre est à plus bas depuis juin 2020, lorsque le marché avait ralenti à la suite du début de la pandémie de Covid-19. Un sondage Reuters auprès d'économistes anticipait 55.000 nouveaux crédits. Cette forte baisse traduit les effets de la hausse des taux d’intérêt et de la crise du pouvoir d’achat. Les taux d’intérêt de la BoE ont atteint 3,5% en décembre, leur plus haut niveau depuis 2008, contre 0,1 % un an plus tôt tandis que l’inflation a dépassé 10%.
La hausse des taux d’intérêt et une inflation de l’ordre de 6% entraîneront une augmentation de la rémunération des livrets réglementés au 1er février si on se réfère au calcul appliqué par la Banque de France.
Les prix des appartements danois ont perdu près de 10% en six mois (9,7%), dont 1,8% rien que sur décembre selon les données publiées mercredi par le spécialiste home a/s. La hausse des taux d’intérêt a gelé le marché du logement local selon les mêmes logiques que la Suède voisine, qui semble partie pour connaître sa pire crise immobilière depuis des décennies. La baisse spectaculaire de l’activité chez les agents immobiliers locaux suggère que le pire est à venir. Au Danemark comme en Suède, le marché connaît un mouvement de balancier après les fortes hausses de prix constatées pendant la pandémie, rappelle Danske Bank. Le taux fixe des prêts hypothécaires à 30 ans est passé en un an et demi de 1% à 5%. Le pays serait en revanche moins exposé aux taux variables que ses voisins selon l’OCDE : 39% des prêts contre 66% en Suède, 96% en Norvège et 97% en Finlande.
Inflation, banques centrales, guerre en Ukraine, flambée des prix de l’énergie, ralentissement chinois et choc budgétaire britannique... ont marqué cette année exceptionnelle.
La livre égyptienne a de nouveau chuté à un plus bas mercredi, les opérateurs sur les marchés des changes évoquant une troisième dévaluation en moins d’un an. La devise a dégringolé de près de 7%, à 26,50 pour un dollar, sa plus forte dépréciation depuis la dévaluation octobre avant que le pays ne parvienne à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour une aide de 3 milliards de dollars. L’Egypte est confrontée à une grave crise, en raison notamment de la flambée des prix du blé, dont le pays est l’un des plus importants importateurs au monde. En octobre, la devise avait chuté de près de 15%. L’une des conditions de l’accord avec le FMI était de rendre plus flexible le marché des changes.
L’activité industrielle japonaise a enregistré en décembre sa plus forte baisse sur 26 mois, selon une enquête de conjoncture publiée mercredi. L’indice des directeurs d’achat de l’industrie manufacturière a légèrement baissé à 48,9 en décembre, contre 49,0 en novembre. La production et les nouvelles commandes ont poursuivi leur contraction pour un sixième mois en décembre, mais à un rythme plus lent que le mois dernier. Les fabricants s’attendent néanmoins à une nouvelle détérioration de leurs conditions commerciales, le sous-indice de la production future atteignant son plus bas niveau depuis mai, lorsque les fermetures COVID-19 en Chine ont perturbé les chaînes d’approvisionnement des entreprises japonaises.
Les prix des appartements danois ont perdu près de 10% en six mois (9,7%), dont 1,8% rien que sur décembre selon les données publiées mercredi par le spécialiste home a/s. La hausse des taux d’intérêt a gelé le marché du logement local selon les mêmes logiques que la Suède voisine, qui semble partie pour connaître sa pire crise immobilière depuis des décennies.
La livre égyptienne a de nouveau chuté à un plus bas mercredi, les opérateurs sur les marchés des changes évoquant une troisième dévaluation en moins d’un an. La devise a dégringolé de près de 7%, à 26,50 pour un dollar, sa plus forte dépréciation depuis la dévaluation octobre avant que le pays ne parvienne à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour une aide de 3 milliards de dollars. L’Egypte est confrontée à une grave crise, en raison notamment de la flambée des prix du blé, dont le pays est l’un des plus importants importateurs au monde. En octobre, la devise avait chuté de près de 15%. L’une des conditions de l’accord avec le FMI était de rendre plus flexible le marché des changes. Malgré cette nouvelle dévaluation, l’écart entre le taux de changes sur le marché noir et le taux de changes officiel reste très élevé. Sur les marchés à terme, les opérateurs anticipent une poursuite de la baisse de la livre égyptienne à 32 pour un dollar. L’Egypte est l’un des pays qui risque le plus un défaut, selon les agences de notation.
L’activité manufacturière s’est encore contractée en décembre aux Etats-Unis, mais les prix acquittés dans le secteur sont tombés à un creux de plus de deux ans et demi en raison du ralentissement de la demande dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée mercredi et rapportée par Reuters.