Janvier 2017 a été un mois positif pour les fonds communs de placement à long terme selon les derniers chiffres publiés par Thomson Reuters Lipper. Les promoteurs européens de fonds obligataires ont ainsi enregistré 17,6 milliards d’euros de souscriptions nettes, suivis des fonds d’actions (+9,8 milliards d’euros), des fonds mixtes (+5,7 milliards d’euros) et des produits alternatifs (+4 milliards d’euros) ainsi que des fonds immobiliers (+ 1 milliard d’euros) et des fonds de matières premières (+100 millions d’euros). Les fonds « Autres » ont constitué le seul type d’actif dans le segment des OPC à long terme confronté à des sorties (-500 millions d’euros).Les flux nets totalisent 37,7 milliards d’euros pour les fonds de placement à long terme sur janvier. Les produits monétaires ont enregistré d’importantes souscriptions avec une collecte nette de 26,9 milliards d’euros. Dans un tel contexte, la France arrive première en termes de collecte, en raison de sa forte présence sur le monétaire. La collecte s’y est inscrite à +26,9 milliards d’euros. Suivent le Luxembourg (+18,8 milliards d’euros), l’Irlande (+10,5 milliards d’euros), le Royaume-Uni (+3 milliards d’euros) et la Suisse (+2,4 milliards d’euros). Par promoteur, c’est Amundi qui arrive en tête des ventes avec 12,2 milliards d’euros collectés, puis viennent BFT (+5,8 milliards d’euros) et BlackRock (+5,6 milliards d’euros).
Le fournisseur d’ETP Wisdom Tree Investments a annoncé le 27 février que son antenne japonaise, Wisdom Tree Japan, avait conclu un accord avec une société d’investissement en ligne Monex Securities au terme duquel Monex distribuera les ETF de Wisdom Tree sur le marché japonais par le biais du premier programme japonais d’ETF sans commissions sur les transactions, «Zero ETF».Zero ETF se présente comme un programme d’investissement de long terme proposé pour la première fois à la clientèle «retail» au Japon qui comprend des transactions sans commissions et offre également à ses détenteurs des avantages sur le long terme. Parmi les ETF disponibles pour la clientèle, figurent une série d’ETF smart beta avec un historique de performance de dix ans, des ETF obligataires high yield avec une couverture sur les taux d’intérêt ainsi que des ETF actions long/short.
Berkshire Hathaway a acheté environ 120 millions d’actions Apple en 2017, a déclaré le 27 février son patron, Warren Buffett, qui ne voit pas de «bulle» actuellement sur les marchés actions américains, rapporte l’agence Reuters. S’exprimant sur CNBC, Warren Buffett a précisé que la participation de son groupe dans Apple s'élevait désormais à environ 17 milliards de dollars. Le directeur général d’Apple, Tim Cook, a accompli un «travail formidable», a dit le milliardaire, en précisant ne pas avoir accru sa participation dans le fabricant de l’iPhone depuis la publication par ce dernier de ses résultats fin janvier. Berkshire Hathaway a investi environ 20 milliards de dollars en actions depuis la période précédant juste l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis, a ajouté Warren Buffett, selon lequel les marchés actions américains, qui ont volé de records en records depuis la victoire de Donald Trump, restent abordables vu le niveau actuel des taux d’intérêt.
Mirova, filiale de Natixis AM dédiée à l’investissement socialement responsable, annonce que son fonds fermé BTP IL a participé au projet de conception, réalisation et exploitation du réseau numérique très haut débit de type Réseau d’Initiative Public (RIP) de deuxième génération sur le Département de la Savoie. Le contrat de Délégation de Service Public, signé le 27 juillet 2016 et pour une durée de 25 ans, permettra aux habitants et aux entreprises savoyardes de disposer des meilleures offres de services sur fibre optique proposées par les opérateurs commerciaux nationaux et locaux. Le projet prévoit le déploiement d’une tranche ferme d’environ 74 000 prises FTTH (fibre optique jusqu’au domicile) ainsi qu’une tranche conditionnelle complémentaire. Une société dédiée au projet (THD73) a été créée pour l’occasion et rassemble au sein de son actionnariat le Fonds BTP IL (55%), Axione et Bouygues Énergies & Services (15%) et la Caisse des Dépôts (30%). En complément des fonds apportés par ses actionnaires, THD73 bénéficie de facilités de crédit arrangés et souscrites par la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes, qui est également Agent et Teneur de comptes. BTP Impact Local («BTP IL») est un Fonds d’Investissement Professionnel Spécialisé (FIPS) qui a vocation à investir dans des projets d’infrastructure de petite taille situés en France dans les domaines des travaux et du bâtiment, des transports, des utilities, des télécommunications, et plus généralement des infrastructures notamment dites « sociales » (santé, éducation) et des équipements. Le closing final du fonds a atteint 131 millions d’euros en septembre 2016.
Le rythme de l’inflation a ralenti à 1,2% sur un an ce mois-ci en France, après une nette accélération en janvier à +1,3% qui faisait suite à une hausse de 0,6% en décembre, selon une première estimation publiée mardi par l’Insee. Toujours selon l’Insee, l’indice des prix harmonisés IPCH, qui permet les comparaisons avec les autres pays de la zone euro, ralentit aussi mais affiche une hausse un peu plus forte de 1,4% sur les douze derniers mois, après +1,6% en janvier. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un taux d’inflation IPCH de 1,7% à fin février. Ce léger ralentissement «résulterait d’une baisse accentuée des prix des produits manufacturés, en grande partie compensée par une accélération des prix du tabac et de l'énergie ainsi que celle, plus modérée des prix des produits alimentaires et des services», souligne l’Insee.
L'économie française a bien progressé de 0,4% au quatrième trimestre 2016, cette légère accélération portant la hausse du produit intérieur brut (PIB) à 1,1% sur l’ensemble de l’année dernière, après +1,2% en 2015, selon la deuxième estimation de l’Insee publiée mardi. La croissance 2016 a donc bien été inférieure à la moyenne de la zone euro (1,7%) ainsi qu'à l’objectif du gouvernement, qui avait été révisé à 1,4% en novembre (contre 1,5% précédemment).
Les mises en chantier de logements en France ont continué d’afficher en janvier une progression soutenue en rythme annuel, atteignant un plus haut depuis l’automne 2013, tout comme les permis de construire, qui ont retrouvé leur niveau de la mi-2013, selon les statistiques publiées mardi par le ministère du Logement. Sur un an, à fin janvier, en données brutes, un total de 385.300 logements avaient été commencés, soit une progression de 13,2% par rapport au cumul sur douze mois à fin décembre et un plus haut depuis novembre 2013.
Le parquet sud-coréen a annoncé mardi la prochaine mise en examen du patron de Samsung Group, Jay Y. Lee, dans le cadre du scandale de corruption qui ébranle la Corée du Sud depuis plusieurs mois. Quatre autres dirigeants du groupe sud-coréen seront également poursuivis pour corruption et détournements de fonds. Jay Y. Lee, représentant de la troisième génération familiale de dirigeants du «chaebol», a été arrêté le 17 février pour son implication présumée dans la vaste affaire de trafic d’influence qui a valu à la présidente sud-coréenne Park Geun-hye de subir une procédure de destitution de la part du parlement. Despuis, le conglomérat a décidé de démanteler la cellule stratégique informelle faisant office de centre névralgique de l’ensemble du groupe.
CLSA a fermé hier son entité américaine de recherche actions et licencié 90 salariés, soit plus de la moitié de ses effectifs locaux. Les postes supprimés concernent la recherche actions et son équipe de vente, ainsi que quelque traders, a précisé une porte-parole du courtier asiatique. L’analyste Mike Mayo, très connu pour son expertise sur les banques, fait partie des licenciés tout comme Avi Silver et Ed Maguire, spécialistes des entreprises technologiques.
Après une phase stationnaire, la monnaie britannique a décroché de plus de 1% hier face aux rumeurs d'organisation d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse.
Les autorités chinoises auraient ouvert une enquête sur l’impact des mouvements spéculatifs et sur les distorsions de marché enregistrées sur les cours à terme des matières premières, selon Bloomberg, qui cite des sources proches. L’influence des courtiers seraient notamment mise en cause, malgré les mesures de durcissement des règles encadrant le marché et de hausse des commissions imposées sur les opérations prises au printemps dernier par les autorités.
Natixis Partners a annoncé hier la création du département immobilier Natixis Partners Real Estate. Son développement a été confié à Gilles Bonnier et Thaïs Leruste, récemment arrivés chez Natixis Partners, entité dédiée au conseil en fusions-acquisitions (M&A), aux transactions small & midcap et au private equity. «Managing director» en charge de l’activité Immobilier, Gilles Bonnier a précédemment occupé des fonctions de directeur financier et de responsable des acquisitions et de la gestion d’actifs chez Foncière des Régions, Gecina et Tishman Speyer. Nommée vice-président, Thaïs Leruste a quant à elle six ans d’expérience en immobilier (Gecina en direction financière, Lendlease à Londres en private equity) et a évolué quatre ans en Transactions Services (Deloitte). L’ex-Leonardo & Co France dispose désormais d’une équipe de conseil dette, d’un pôle immobilier et d’un réseau international de 45 bureaux dans le monde avec des équipes M&A aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et en Asie.
Le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin a indiqué hier lors d’un point presse que l’objectif d’une croissance de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) de la France au titre de l’année 2017 était «raisonnable» au vu des derniers indicateurs publiés, qui ont révélé des «chiffres corrects». Il a évoqué «un gros 1,4 ou un petit 1,5». «Tous les chiffres que nous avons sont des chiffres qui montrent que la situation aujourd’hui, indépendamment des perspectives électorales, s’améliore considérablement en France», a-t-il précisé en évoquant notamment l’activité économique, le moral des ménages et des entreprises, l’investissement ou encore les créations d’emplois.
La Fédération américaine des agents immobiliers (NAR) a annoncé hier que son indice des promesses de ventes de logements, calculé à partir des compromis signés, avait reculé de 2,8% en janvier (à 106,4) par rapport à décembre. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une progression de 0,9%. L’indice reste néanmoins supérieur de 0,4% à celui de janvier 2016. Si les promesses de ventes en janvier ont augmenté de 2,3% dans le Nord et de 0,4% dans le Sud des Etats-Unis, elles ont décliné de 9,8% dans l’Ouest et de 5% dans le Midwest.
La Fédération américaine des agents immobiliers (NAR) a annoncé lundi que son indice des promesses de ventes de logements, calculé à partir des compromis signés, avait reculé de 2,8% en janvier à 106,4, après 109,5 en décembre, chiffre révisé en hausse. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une progression de 0,9% d’un mois sur l’autre. L’indice du mois dernier reste néanmoins supérieur de 0,4% à celui de janvier 2016. Si les promesses de ventes en janvier ont augmenté de 2,3% dans le Nord et de 0,4% dans le Sud des Etats-Unis, elles ont décliné de 9,8% dans l’Ouest et de 5% dans le Midwest.
Après une année 2016 difficile, la nouvelle année se présente beaucoup mieux pour le secteur des convertibles. C’est en tout cas l’avis de Christian Hille, le patron mondial du Multi-Asset et des convertibles chez Deutsche Bank Asset Management. Il indique ainsi que les deux premiers mois de l’année sont très encourageants alors que le premier trimestre 2016 avait été calamiteux. «Nous avons bien démarré l’année», a-t-il souligné récemment lors de son passage à Paris. Les investisseurs, qui avaient réduit leur exposition tout au long de 2016, reviennent sur la classe d’actifs. Et ce début d’année a vu aussi une forte activité sur le marché primaire européen, avec un volume net de nouvelles émissions de plus de 6 milliards d’euros avec des tickets significatifs compris entre 300 et 800 millions d’euros. Selon Christian Hille, les raisons de s’intéresser à la classe d’actifs sont multiples. «D’une façon générale, l’environnement est beaucoup plus favorable à la classe d’actifs, en raison notamment des perspectives d’une poursuite du relèvement des taux américains. Les convertibles devraient facilement compenser une tension sur les taux dans les marchés actuels de faible duration et de sensibilité actions forte avec un delta de 40% ", estime Christian Hille. Du côté des valorisations, le marché européen est qualifié de «bon marché à équitable», ce qui n’est plus le cas par exemple des obligations en catégorie d’investissement (IG). Les volatilités implicites sont dans la moyenne en Europe alors que ce n’est plus le cas au Japon ou même aux Etats-Unis. Autre avantage pour l’Europe, le programme d’achats de titres de sociétés de la Banque centrale européenne favorise les convertibles européennes, qui ne sont pas éligibles à ce programme et qui affichent une bonne liquidité alors qu’on assiste par ailleurs à un resserrement des spreads et à un assèchement du marché des obligations corporate. Le portefeuille de convertibles de Deutsche AM s'élève à plus de 4 milliards d’euros. La société de gestion préfère les Etats-Unis par rapport à l’Europe et aussi le Japon en ce moment. Sur le plan sectoriel, Deutsche AM a une préférence pour les technologies de l’information et la consommation discrétionnaire.
Est-ce une parenthèse bienvenue ou bien un retour en grâce durable ? En tout cas, à l’approche de la fin février, les investisseurs se sont encore exposés aux pays émergents. Les fonds d’actions émergentes ont ainsi enregistré une septième semaine consécutive de flux nets positifs avec un montant net de 0,4 milliard de dollars durant la période au 23 février, selon l'étude hebdomadaire Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’obligations émergentes ont de leur côté attiré en net 1,2 milliard de dollars, affichant ainsi une septième semaine de collecte nette sur les huit dernières semaines. A l’origine de cet intérêt pour les émergents, des valorisations attractives, des perspectives de hausse modérée des taux américains, des signaux de croissance sur les principaux marchés d’exportation et un regain d’optimisme sur les économies des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Les fonds d’actions dans leur ensemble ont enregistré des entrées nettes pour la huitième semaine consécutive, avec un montant net de 8,5 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes notamment ont engrangé 1,1 milliard de dollars, un montant jamais vu depuis un peu plus d’un an malgré les incertitudes sur le front politique. Les investisseurs institutionnels semblent poursuivre leurs achats alors que la clientèle retail reste très prudente. Les fonds d’actions japonaises ont collecté de leur côté 1,7 milliard de dollars, enregistrant ainsi leur septième semaine consécutive de flux nets positifs. Malgré les turbulences de la présidence Trump, la conjoncture américaine reste bien orientée et les fonds d’actions US ont affiché des entrées nettes de 3 milliards de dollars. Les fonds obligataires toutes catégories confondues ont enregistré une collecte nette de 7,6 milliards de dollars, la huitième consécutive. Les fonds dédiés aux obligations à haut rendement ont encore attiré 1,3 milliard de dollars tandis que les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (IG) marquent des entrées nettes de 3,8 milliards de dollars. Les fonds d’obligations indexées sur l’inflation enregistrent une onzième semaine consécutive de souscriptions nettes, cette fois pour un montant de 0,8 milliard de dollars. A la différence de ce que l’on peut observer du côté des émergents, les investisseurs, s’ils s’intéressent aux actions européennes, restent à l'écart et même réduisent leur exposition aux obligations européennes.
Nouvelle salve de baisse des prix chez Vanguard. Le groupe américain a annoncé le 24 février de nouvelles réductions des frais pour 68 fonds communs de placement et ETF supplémentaires, qui vont faire économiser 105 millions de dollars à la clientèle. Cette troisième vague de baisse des frais représente au total 143 millions de dollars d'économies annoncées ces trois derniers mois. «Alors que Vanguard réduit, et va continuer de réduire, le coût de l’investissement, la soi-disant guerre des commissions est pour l’essentiel terminée sur le terrain du beta. Les investisseurs ont gagné», déclare Bill McNabb, directeur général de Vanguard, cité dans un communiqué. L’exposition au marché actions ou obligataire au sens large peut être obtenue pour 10 points de base ou moins au travers de fonds indiciels ou d’ETF, relève-t-il. «Les nouveaux fronts de la guerre des commissions seront la gestion active et le conseil. Et, encore une fois, les investisseurs finiront par gagner», ajoute Bill McNabb.Vanguard précise que dix ETF internationaux affichent une baisse des frais, dont cinq qui sont les plus importants dans leur catégorie et deux qui sont les deuxièmes plus importants dans leur catégorie.• Vanguard FTSE Emerging Markets ETF (VWO) : réduction d’un point de base (pb) à 0,14%.• Vanguard FTSE Europe ETF (VGK) : réduction de deux pb à 0,10%.• Vanguard FTSE Pacific ETF (VPL) : réduction de deux pb à 0,10%.• Vanguard Total World Stock ETF (VT) : réduction de 3 pb à 0,11%.• Vanguard Total International Bond ETF (BNDX) : réduction de 3pb à 0,12%.• Vanguard Global ex-U.S. Real Estate ETF (VNQI) : réduction de 3 pb à 0,15%.• Vanguard FTSE All-World ex-US Small-Cap ETF (VSS) : réduction de 4 pb à 0,13%.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en janvier 2017 des souscriptions nettes de 5,7 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Le mois précédent, la collecte s’était établie à 1,2 milliard d’euros.La collecte a été répartie sur l’ensemble des classes d’actifs. Ainsi, les fonds obligataires ont drainé 2 milliards d’euros, les fonds diversifiés 1,2 milliard d’euros, les fonds monétaires 1,1 milliard d’euros et les fonds actions 1 milliard d’euros.A fin janvier, les encours des fonds italiens étaient en hausse à 908 milliards d’euros, contre 901 milliards d’euros fin décembre. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours ressortent à 1.934 milliards d’euros.Gruppo Intesa Sanpaolo est le groupe qui a enregistré la plus forte collecte en janvier, avec 1,8 milliard d’euros, devant Generali, qui affiche 1,3 milliard d’euros de souscriptions nettes. Le troisième est Société Générale, qui draine 653,4 millions d’euros.Côté rachats, c’est Allianz qui s’illustre, avec une décollecte nette de 1,3 milliard d’euros. UBS Asset Management arrive ensuite avec une décollecte nette de 621,5 millions d’euros et Pensplan Invest avec -576 millions d’euros.
Le total de bilan des fonds immobiliers atteint 95 milliards d’euros d’encours à fin 2016, contre 72 milliards d’euros à fin 2015, soit un bond en avant de 32% sur un an, selon des données publiées par la Banque de France portant sur le quatrième trimestre 2016. Cette forte croissance résulte principalement « de fortes souscriptions », note l’institution. Sur les 95 milliards d’euros d’encours, 49 milliards d’euros sont sous forme d’immeubles détenus directement. « Ces immeubles sont pour moitié des bureaux, précise la Banque de France Tous actifs confondus, Paris et l’Ile de France représentent près des deux-tiers (63%) des placements. A fin 2016, l’actif net des fonds immobiliers s’élève à 83 milliards d’euros dont 45 milliards d’euros pour les OPCI et 38 milliards pour les SCPI.En parallèle, la Banque de France indique les OPC monétaires ont enregistré une collecte nette de 25 milliards d’euros en 2016, contre 21 milliards d’euros en 2015. Cette collecte nette provient des sociétés financières et d’assurances françaises et étrangères, indique l’institution. Les OPC (organismes de placement collectifs) monétaires ont privilégié l’acquisition de titres de créance court terme (+32 milliards) au détriment des titres de créance de long terme (-7 milliards d’euros), « à l’inverse de ce qui a été constaté les deux années précédentes », selon la Banque de France. Les fonds monétaires sont investis à 59% hors de France. A fin décembre 2016, l’encours des OPC monétaires ressort à 309 milliards d’euros.Par ailleurs, les OPC non monétaires ont, pour leur part, subi une décollecte nette de 5 milliards d’euros en 2016, malgré des flux positifs de 3 milliards d’euros au troisième. De fait, « les non-résidents hors zone euro et les résidents se désengagent pour respectivement -7 milliards et -5 milliards alors que les non-résidents zone euro ont procédé à des souscriptions nettes pour 7 milliards », précise la Banque de France. Les placements des OPC s’orientent vers les titres court terme (+5 milliards) et les parts d’OPC (+8 milliards) alors que ceux en titres de créance à long terme ou sous forme d’actions sont en net repli, respectivement de -7 milliards et -4 milliards. Au 31 décembre 2016, l’encours des OPC non-monétaires s’établit à 1.099 milliards d’euros.
Le spécialiste de la distribution de matériel électrique lance une émission obligataire senior de 300 millions d’euros, de maturité 2024. Le produit de l’émission sera affecté pour tout ou partie au remboursement des obligations en dollars juin 2020, portant un coupon de 5,25%, dont 330 millions de dollars sont toujours en circulation. Rexel procéderait au remboursement de l’encours des obligations 2020 aux environs du 15 juin 2017. Rexel compte ainsi allonger la maturité de sa dette et réduire son coût moyen de financement.
Le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin a indiqué ce matin que l’objectif d’une croissance de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) de la France au titre de l’année 2017 est raisonnable au vu des derniers indicateurs publiés, qui ont révélé des «chiffres corrects». «Nous sommes aujourd’hui sur une tendance qui me permet de redire ici que l’objectif de 1,5% de croissance pour cette année devient je pense un objectif raisonnable», a dit Michel Sapin lors d’un point presse, en évoquant «un gros 1,4 ou un petit 1,5». «Tous les chiffres que nous avons sont des chiffres qui montrent que la situation aujourd’hui, indépendamment des perspectives électorales, s’améliore considérablement en France», a-t-il précisé en évoquant notamment l’activité économique, le moral des ménages et des entreprises, l’investissement ou encore les créations d’emplois.
Le crédit bancaire aux ménages de la zone euro a accéléré le mois dernier pour atteindre un rythme de 2,2% au mois de janvier, le plus soutenu depuis le mois de mai 2011, selon les chiffres publiés ce matin par la Banque centrale européenne (BCE). Dans le même temps, le rythme de croissance du crédit aux entreprises non financière s’est maintenu à 2,3%, son plus haut depuis 2009. La croissance annuelle de l’agrégat monétaire M3, qui mesure la monnaie en circulation dans la zone euro et a souvent par le passé constitué un indicateur économique avancé, a été de 4,9% en janvier, en retrait par rapport au rythme de 5,0% du mois de décembre, mais alors que le consensus donnait 4,8%.
Les autorités chinoises auraient ouvert une enquête sur l’impact des mouvements spéculatifs et sur les distorsions de marché enregistrées sur les cours à terme des matières premières, selon Bloomberg qui cite des sources proches. L’influence des courtiers seraient notamment mise en cause, malgré les mesures de durcissement des règles encadrant le marché et de hausse des commissions imposées sur les opérations prises au printemps dernier par les autorités.
Natixis Partners a annoncé lundi la création du département immobilier Natixis Partners Real Estate. Son développement a été confié à Gilles Bonnier et Thaïs Leruste, récemment arrivés dans l’entité de Natixis dédiée au conseil en fusions-acquisitions (M&A), aux transactions small & midcap et au private equity.
Le cours de l’action Euronext baisse de 2,78% à 39,74 euros en milieu de journée à la suite du probable échec du projet de rapprochement entre le London Stock Exchange (LSE) et Deutsche Börse. L’opérateur de la place londonienne a annoncé hier soir que l’opération ne devrait pas être approuvée par la Commission européenne. Le LSE ne souhaite pas céder sa participation de 60% dans sa plate-forme italienne sur les marchés de taux MTS comme le lui demandaient les autorités de la concurrence. Qualifiant cette exigence de «disproportionnée», l’opérateur britannique a indiqué qu’il aurait du mal à céder MTS et qu’une telle cession lui serait préjudiciable.
Le gouvernement britannique ne veut pas entendre parler d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Le porte-parole du Premier ministre Theresa May a jugé que la résurgence de cette idée crée une incertitude et une division inutiles. Les Ecossais ont voté à 55% contre l’indépendance en 2014. Mais la perspective du Brexit a relancé la possibilité d’organiser un nouveau référendum. La presse indiquait ce week-end que le gouvernement de Theresa May se préparait à une telle éventualité ce qui a pesé sur le cours de la livre lundi matin, qui reculait de 0,8% face au dollar et de 0,9% face à l’euro.