Magneti Marelli était l’un des derniers grands équipementiers automobiles à appartenir à un constructeur. Plus pour longtemps: le conseil d’administration de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé à midi qu’il autorisait la direction à isoler Magneti Marelli au sein d’une nouvelle société et d’en distribuer les actions aux actionnaires actuels de FCA. «La séparation devrait être achevée d’ici à la fin de l’année 2018 ou au début 2019 et les actions de Magneti Marelli sont destinées à être cotées à la Bourse de Milan», explique le communiqué.
Oxatis, une société qui propose des solutions informatiques pour le e-commerce, lance son introduction en bourse sur Euronext Growth Paris. La société compte lever 10 millions d’euros, voire 13,2 millions avec la clause d’extension et l’option de surallocation. Les actions seront offertes pour un prix unitaire de 9,14 euros à 12,36 euros, du 5 au 18 avril. L’opération est dirigée par Gilbert Dupont et Portzamparc.
Après l’année 2017, « année des ‘fake news’ », Elon Musk n’a rien trouvé de mieux à faire que d’annoncer la faillite de son entreprise de voitures électriques pour le 1er avril. « Malgré toutes les tentatives de refinancement, y compris une vente massive d’œufs de Pâques, nous devons malheureusement annoncer que Tesla est complètement à la casse », a écrit sur les réseaux sociaux celui qui a déjà promis (sérieusement) d’envoyer l’homme sur mars avant 2025 avec SpaceX. Sauf que pour Tesla, nombre d’analystes s’accordent avec sa prédiction : le constructeur n’arrive à pas produire dans les quantités prévues, a vu sa note abaissée chez Moody’s, pourrait devoir lever 2 milliards de dollars de plus, et fait l’objet d’enquêtes pour un récent accident mortel et des comptes pas tout à fait exacts…
Quelle bonne blague a bien pu déclencher l’hilarité de Deirdre Somers et Stéphane Boujnah le 27 mars dernier à Dublin, à l’occasion de la finalisation du rachat de l’Irish Stock Exchange par Euronext, dont ils sont les directeurs généraux respectifs ? Une histoire irlandaise de mouton à cinq pattes ou de trèfle à quatre feuilles ? Peut-être les dirigeants ont-ils rappelé que les comptes du désormais Euronext Dublin seront intégrés à ceux du groupe à compter du 1er avril ? En Irlande, où le poisson pourtant abonde, on parle ce jour-là d’« April fool’s day ». Souhaitons que la bonne ambiance perdure au sein du nouvel Euronext. Au moins jusqu’au 1er avril prochain.
STRESS. L’accentuation des tensions sur le marché monétaire américain début février fait grand bruit chez les investisseurs. Le spread Libor-OIS dollar 3 mois a plus que doublé à 59 points de base. Toutefois les autres variables permettant de mesurer l’assèchement de la liquidité en dollar comme les CDS bancaires ou les cross-currency basis ne montrent pas de tension. L’explication serait d’ordre technique. Côté offre, depuis février les émissions de T-Bills ont fortement progressé aux états-Unis. Côté demande, la réforme du marché monétaire a réduit la capacité des fonds monétaires tandis que les entreprises auraient diminué le profil de risque de leur trésorerie. Les forward 6 mois Libor-OIS anticipent une baisse du spread. La réduction à venir des émissions de T-Bills pourrait apaiser ces tensions. Si elles perduraient, elles auraient un impact sur le refinancement des entreprises en dollar et inciterait la Réserve fédérale à revoir la trajectoire de sa hausse des taux. « Plus cet écartement dure, plus les autres marchés auront du mal à l’ignorer, affirme Stéphane Déo, stratégiste chez LBPAM. Le risque de contamination augmente avec le temps, il augmenterait aussi si l’écart de taux Libor-OIS continuait à progresser ».
C’est la performance de l’indice FTSE 100 au premier trimestre 2018. La Bourse de Londres accuse la plus grosse perte au sein des marchés des actions mondiaux. C’est aussi la pire classe d’actifs depuis le début d’année. Après un rebond en décembre 2017, les marchés des actions accusent leur trimestre le plus mauvais depuis 2015, Londres étant affectée par le Brexit et ses conséquences économiques.
Flécher l’épargne des Français vers les entreprises n’est pas une idée nouvelle. Mais aucune réforme visant cet objectif essentiel n’a eu l’ampleur de celle impulsée par le gouvernement actuel. Quoique pesée au trébuchet de la politique, ne serait-ce que pour donner des motifs de satisfaction aux assureurs comme aux gérants d’actifs sans déstabiliser la dette française, sa portée est considérable en ce qu’elle touche, pour la première fois à ce degré, à des curseurs gouvernant des flux d’épargne colossaux.
C’est l’amende due par Bank of America ML pour ses pratiques de trading OTC « non transparent ». De 2008 à 2013, la banque avait réorienté, sans prévenir ses autres clients, des ordres arrivés dans son « dark pool » vers des fournisseurs de liquidité (Citadel, Knight, DE Shaw, Two Sigma et même Madoff Securities) avec lesquels elle avait des accords spécifiques… En 2015-2016, les brokers UBS, ITG, Credit Suisse et Barclays avaient déjà été sanctionnés.
Les géants se sont mis eux aussi à émettre ces titres à court terme, initialement utilisés pour assurer les besoins de financement des petites banques.
Cette réforme est demandée par l’industrie financière, où de nombreuses activités ne donnent pas lieu à déduction de TVA, provoquant une surcharge fiscale.
Paris Europlace a annoncé hier un «accord de participation croisée» avec le consortium R3 afin «d’échanger sur les nouveaux développements des solutions blockchain». Les deux organisations vont intensifier leurs échanges sur «les enjeux du développement de la blockchain, les domaines d’application et les projets qui se développent en Europe et au plan international». Une première rencontre est prévue le 2 mai à Paris. R3 rassemble plus de 200 banques, régulateurs et sociétés technologiques et de services qui travaillent sur la blockchain Corda.
Signe de l’amélioration du secteur immobilier espagnol, Blackstone envisage de faire une offre sur l’ensemble du capital d’Hispania, la foncière espagnole notamment détenue par les hedge funds de George Soros et John Paulson, rapportait hier Bloomberg sans citer ses sources. Tristan Capital Partners se pencherait également sur l’opération, ajoute l’agence de presse. La valorisation boursière d’Hispania atteint environ 2 milliards d’euros.
Les membres de la Réserve fédérale (Fed) se montrent plus optimistes sur l’évolution du marché de l’emploi aux Etats-Unis dans leurs projections communiquées hier suite à leur réunion de décembre. Selon la médiane des prévisions, le taux de chômage est désormais attendu à 3,9% à la fois en 2018 et 2019, contre une prévision d’un taux de 4,1% pour les deux années à l’issue de leur précédente réunion, en septembre. Le taux de chômage se situe actuellement à 4,1% dans le pays, selon le rapport sur l’emploi publié au début décembre.
La croissance du secteur tertiaire aux Etats-Unis a fléchi un peu plus qu’on ne s’y attendait en mars, montrent les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des directeurs d’achats, publiée hier. L’indice ISM des services a été de 58,8 le mois dernier, contre 59,5 en février. Les économistes prévoyaient en moyenne un recul un peu moins apparent, avec un indice à 59,0. Publié un peu plus tôt, l’indice concurrent PMI des services calculé par Markit a été confirmé en repli à 54,0 en mars (54,1 en estimation flash), après 55,9 en février.
Hervé Falciani, le lanceur d’alerte français à l’origine de révélations sur un système d’évasion fiscale organisé par la filiale suisse de HSBC, a été arrêté en Espagne, indiquait hier Reuters citant une source judiciaire. Ancien informaticien de la banque HSBC, Hervé Falciani a quitté la banque en 2008 en emportant avec lui des fichiers confidentiels qu’il a divulgués. Il a été condamné par contumace en 2015 par la Suisse à cinq ans de prison pour soustraction de données, espionnage économique aggravé, violation du secret commercial et violation du secret bancaire. Domicilié en France, pays qui n’extrade pas ses ressortissants et où aucune poursuite n’a été lancée contre lui, Hervé Falciani s’est rendu en Espagne où il devait participer à une conférence dans une université de Madrid et c’est à proximité de cette université qu’il a été interpellé par la police. En France, HSBC Private Bank Suisse SA a accepté de régler 300 millions d’euros à l’Etat français pour clore des poursuites engagées par Paris, qui lui reprochait d’avoir aidé des contribuables français à soustraire au fisc plus de 1,6 milliard d’euros d’avoirs.
Le déficit budgétaire et la dette publique de l’Italie en 2017 ont été revus en hausse, respectivement à 2,3% et 131,8% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé hier l’Istat, l’Institut italien de la statistique, conformément à des recommandations d’Eurostat. L’Istat avait fait état le 1er mars d’un déficit à 1,9% du PIB et d’une dette à 131,5%. Il avait alors prévenu que ces estimations étaient susceptibles d’être revues en hausse pour tenir compte des fonds publics mobilisés pour sauver deux banques régionales de Vénétie et Banca Monte dei Paschi di Siena. En 2016, le déficit budgétaire s’était établi à 2,5% du PIB et la dette représentait 132,0%.
La hausse des prix a atteint 1,4% en zone euro en mars, en glissement annuel, selon une première estimation d’Eurostat. Un taux sensiblement supérieur à celui enregistré en février, de 1,1%. Toutefois, hors produits volatils – énergie, alimentation, alcools et tabacs –, l’inflation en glissement annuel reste à 1%, bien inférieure à l’objectif de la BCE d’un taux proche de, mais inférieur à, 2%. L’alcool et le tabac ont notamment contribué au dérapage de l’indice global. Si l’on exclut de celui-ci l’énergie et les aliments non transformés, l’inflation est de 1,3%.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 241.000 emplois en mars, un nombre supérieur aux attentes des économistes, montre l’enquête mensuelle publiée hier par ADP. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 205.000 créations d’emploi. Le nombre du mois de février, lui aussi déjà supérieur aux attentes lors de sa première publication, a en outre été révisé à la hausse, de 11.000 à 246.00, a ajouté ADP, qui réalise son enquête conjointement avec Moody’s Analytics.
Dans le cadre de son programme de rachats d’actifs (QE), la Banque du Japon (BoJ) a acheté un montant total record de 833 milliards de yens (soit environ 6,5 milliards d’euros) en ETF (fonds indiciels cotés) actions en mars, selon les chiffres publiés par l’autorité monétaire. Sur les trois premiers mois de l’année, les rachats d’ETF se montent à 1.900 milliards de yens, un record trimestriel depuis le début du programme fin 2010, ce qui représente 32% de son objectif annuel. La BoJ détenait déjà à fin octobre dernier 74% des ETF actions japonaises en circulation, et son poids aurait contribué à hauteur de 15% à la performance enregistrée par l’indice Nikkei 225 au cours de l’année dernière, selon les récentes estimations du Japan Research Institute.
La Banque centrale européenne (BCE) a déprécié la valeur de son énorme portefeuille d’obligations d’un montant record de 8,17 milliards d’euros au premier trimestre, une conséquence de sa stratégie de rachats au prix fort de titres de dette souveraine ces trois dernières années, montrent des données publiées hier par l’institut d'émission.
Le fabricant d'électrodes en graphite GrafTech International a déclaré hier qu’il pourrait lever jusqu'à 907 millions de dollars (738 millions d’euros) lors de son entrée en Bourse de New York. Le groupe américain a précisé que la fourchette de prix indicative des 37,8 millions d’actions qu’il souhaitait placer devrait être comprise entre 21 et 24 dollars par action. Les titres seront amenés par le seul actionnaire de GrafTech, une filiale de Brookfield Asset Management, qui avait racheté l’entreprise en 2015. Cette IPO pourrait s’avérer la plus importante dans le secteur de l’acier depuis une décennie. JPMorgan et Credit Suisse figurent parmi les chefs de file.
Edison, filiale d’EDF, prépare la vente de sa division pétrole et gaz, rapportait hier Reuters qui se réfère à quatre sources du secteur. Le groupe italien devient ainsi le dernier énergéticien en date à abandonner les énergies fossiles pour se concentrer sur ses activités de distribution. Edison a sélectionné les banques d’investissement Rothschild et Perella Weinberg pour organiser la mise en vente de son pôle production et exploration, qui pourrait être valorisé entre 2 et 3 milliards de dollars (1,6 et 2,4 milliards d’euros), a précisé l’une des sources.
Les activités de retraite complémentaire des groupes de protection sociale professionnels (GPS) Agrica, Audiens, B2V, IRP Auto, Lourmel et Pro BTP ont fusionné au sein de deux nouvelles institutions : Alliance professionnelle Retraite Agirc et Alliance professionnelle Retraite Arrco. Cette fusion a été opérée le 4 avril, avec effet rétroactif au 1er janvier 2018