Le début du printemps a été synonyme de finalisation de diverses opérations de rachats initiées à l’automne dernier. Ainsi, le gestionnaire d’actifs américain Invesco a bouclé l’acquisition des activités ETF de Guggenheim Investments, qui représentaient 38,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin février 2018 tandis que WisdomTree Investments a bouclé celle des produits européens d’ETF Securities sur matières premières, devises et stratégies short ou à effet de levier, dont l’encours total s'élevait à 17,6 milliards de dollars le 10 avril.D’autres ont choisi cette saison pour changer de nom, comme Axa Strategic Ventures qui souhaite mieux refléter « sa philosophie de partenariat et son périmètre d’investissement ».D’autres encore, en profitent pour songer à d’autres horizons. Gérard Mestrallet, par exemple, qui quittera la présidence d’Engie lors de l’AG du 18 mai, pourrait rejoindre CVC Capital Partners. Laurent Deltour, l’un des quatre cofondateurs de Sycomore Asset Management, dont il était également président, a annoncé son départ à la retraite lors de la dernière assemblée générale.La saison est aussi au nettoyage de printemps. Chez DWS on a annoncé aux porteurs de plusieurs ETF, dont certains grand public comme ceux sur le CAC40 ou l’Euro Stoxx 50, qu’il avait fallu corriger certaines informations erronées sur les DICI concernés.Chez Fidelity International, on dépoussière la gamme de fonds en lui donnant les nouvelles armes de son temps : celles relatives à des frais de gestion revus au plus bas.Carmignac n’hésite pas quant à lui à revoir son approche des marchés émergents en s’alliant avec Credit Suisse dans un nouveau fonds.Mais le printemps n’apporte pas à tout le monde une nouvelle façon de penser. A Oslo, le ministère a refusé au fonds souverain norvégien l’autorisation d’investir dans le non coté. Si le ministère reconnait l’avantage de diversification et de rendement, il déplore que « dans le même temps, les investissements en actions non cotées remettraient en cause le modèle de gestion fondé sur la transparence, la faiblesse des frais de gestion et un degré limité de gestion active ». De quoi faire réfléchir, espérons-le, les acteurs du non coté…
Le conseil d’administration du Fonds de compensation, qui gère quelque 17 milliards d’euros, vient d’approuver le lancement d’un appel d’offres portant sur l’attribution de plusieurs mandats de gestion de portefeuilles pour le compte de la SICAV-FIS du FDC. Plus spécifiquement, un communiqué précise que ledit appel d’offres porte sur l’attribution de trois mandats de gestion de portefeuilles et est divisé en trois lots, à savoir :Lot 1: «Actions Monde Sustainable Approach» portant sur un mandat d’actions à gestion active avec un montant indicatif de 750 millions d’euros;Lot 2: «Actions Monde Sustainable Impact» portant sur un mandat d’actions à gestion active avec un montant indicatif de 200 millions d’euros;Lot 3: «Obligations EUR Green Bonds» portant sur un mandat d’obligations libellées en euros à gestion active avec un montant indicatif de 100 millions d’euros.Pour le lot 1, toute société soumissionnaire doit inclure des principes durables ou d’investissement socialement responsable dans sa stratégie d’investissement offerte et ses processus de prise de décision appliqués dans le cadre de la gestion dudit mandat. Le type, l'étendue et l’envergure de ces principes à inclure ne sont pas prédéfinis et l’approche durable ou d’investissement socialement responsable à poursuivre peut donc être implémentée sous différentes formes (screening positif (sélection best-in-class, investissements thématiques, etc.), screening négatif (exclusions thématiques, etc.), approche d’engagement, etc.). Dans ce contexte, il est possible de soumissionner soit avec une stratégie d’investissement durable ou d’investissement socialement responsable explicite soit avec une stratégie d’investissement laquelle devra être adaptée de manière à inclure des principes durables ou d’investissement socialement responsable.Pour le lot 2, l’objectif est de générer, à côté d’une performance conforme à l’indice de référence associé audit mandat, un impact durable mesurable en investissant dans des actions de sociétés cotées qui ont l’intention de générer, à côté d’un rendement financier, un impact social ou environnemental. Plus particulièrement, il est visé de couvrir via ces investissements cinq des dix-sept objectifs de développement durable tels que définis par les Nations-Unis.Pour le lot 3, les investissements se feront uniquement dans des obligations vertes («green bonds») incluses dans l’indice de référence associé audit mandat.L’avis de marché dudit appel d’offres sera publié sur le Portail des marchés publics du Grand-Duché de Luxembourg, dans la presse luxembourgeoise ainsi qu’au Supplément du Journal Officiel de l’Union Européenne (JOUE). Dans le cadre dudit appel d’offres, le FDC se réserve également la possibilité d’attribuer des mandats de réserve. Le délai pour demander les documents de consultation et donc pour participer audit appel d’offres est fixé au 11 mai 2018.L’attribution du marché sera prononcée par une décision du conseil d’administration du FDC sachant que la notification de la décision d’adjudication est prévue pour le 29 octobre 2018.
Union Investment a annoncé l’acquisition à Mannheim d’un ensemble immobilier de 20.000 mètres carrés, Campusimmobilie Elements, loué à 98% à près d’une vingtaine d’entreprises de différents secteurs. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. L’opération a été réalisée pour le compte du fonds dédié Urban Campus Nr; 1, lancé conjointement par Union Investment et Investa Capital Management (ICM).
Le London Stock Exchange Group (LSE) a nommé vendredi David Schwimmer, de Goldman Sachs, à la direction générale, à l’issue d’un conflit qui s’est soldé par le départ de son prédécesseur Xavier Rolet en novembre. La nomination de David Schwimmer, chez Goldman depuis 20 ans et dont les derniers postes ont été à la direction de la structure de marchés et de l’activité métaux de la banque d’investissement, prendra effet le 1er août.
S&P Global Ratings a annoncé aujourd’hui qu’il relevait la perspective de la note souveraine nippone, qui passe de «stable» à «positive», le dynamisme économique du pays permettant d’espérer une amélioration de la situation budgétaire. La position extérieure nette du Japon, son économie dynamique et le rôle du yen en tant que monnaie de réserve compensent une situation des finances publiques tendue et une démographie défavorable, explique l’agence de notation. S&P a confirmé les notes longues et courtes du Japon, respectivement «A+» et «A-1».
Perella Weinberg Partners a annoncé ce matin l’ouverture d’un bureau à Paris. Il s’agit de son douzième à travers le monde et son deuxième en Europe. La banque d’affaires veut «accélérer (ses) activités de conseil françaises» sous la houlette de David Azéma, l’ancien commissaire aux participations de l’Etat de 2012 à 2014, nommé associé chez PWP en mars 2017, précise un communiqué.
Dans son avis rendu ce vendredi sur le programme de stabilité transmis par le gouvernement à Bruxelles, le Haut Conseil des finances publiques estime relativement prudente la prévision de croissance retenue par Bercy pour 2018 et 2019 (2% et 1,9%). En revanche, il émet des doutes sur la suite du scénario, à savoir une croissance du PIB de 1,7% chaque année de 2020 à 2022, supérieure au potentiel. «Le Haut Conseil considère que le scénario retenu d’une croissance effective demeurant continûment supérieure à la croissance potentielle jusqu’en 2022 est optimiste, compte tenu notamment des hypothèses retenues en matière de hausse des taux d’intérêt et de consolidation des finances publiques» peut-on lire dans l’avis publié. Au total, le Haut Conseil souligne que «ce scénario de finances publiques repose sur une trajectoire de croissance optimiste.»
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se rapproche de son objectif de ramener les stocks mondiaux de pétrole brut à leur niveau moyen des cinq dernières années, estime l’Agence internationale de l’énergie dans son rapport mensuel sur les marchés pétroliers publié vendredi. Cet objectif devrait être atteint «le mois prochain ou le suivant», d’après l’agence basée à Paris, la croissance économique robuste soutenant la demande alors que l’érosion accélérée des capacités de production vénézuéliennes permet de contenir la croissance de l’offre. L’AIE a maintenu ses prévisions de croissance de l’offre et de la demande mondiale de brut cette année.
Des parlementaires russes ont dressé aujourd’hui une liste de sanctions susceptibles d'être instaurées à l’encontre des intérêts économiques américains en représailles aux dernières mesures annoncées par la Maison Blanche. Le projet de loi sera débattu la semaine prochaine à la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Parmi les produits visés figurent des logiciels conçus aux Etats-Unis, des produits agricoles, des médicaments ou encore le tabac et l’alcool.
Les exportations chinoises en mars ont baissé de 2,7% par rapport au même mois de l’année dernière. Dans le même temps, les importations ont grimpé de 14,4% par rapport à mars 2017, ce qui a débouché sur un déficit commercial de 4,98 milliards de dollars (4,04 milliards d’euros) sur le mois, selon les données des douanes chinoises publiées ce matin. Il faut remonter à février 2017 pour retrouver la trace d’un déficit de la balance commerciale mensuelle de la Chine. En février, la Chine avait enregistré un excédent commercial de 33,75 milliards.
Klépierre a annoncé ce matin qu’elle renonçait à lancer une offre publique d’achat sur Hammerson face au refus du conseil d’administration de sa rivale britannique d’engager des discussions au sujet de sa dernière proposition. L’opérateur français de centres commerciaux a confirmé avoir approché Hammerson pour lui soumettre une proposition de 635 pence par action, soit 5,04 milliards de livres au total, mais a noté que le conseil d’administration du britannique n’avait «pas réellement engagé de discussions» au sujet de cette offre améliorée.
Vallourec a annoncé hier avoir placé une émission obligataire de 400 millions d’euros à échéance 2023, avec un coupon annuel de 6,375%. La taille de l'émission a été augmentée par rapport aux 300 millions annoncés le 9 avril. Le règlement-livraison est prévu le 19 avril 2018. Le spécialiste des tubes sans soudure précise que le produit de l'émission «contribuera avec la trésorerie disponible, au refinancement des obligations en circulation de Vallourec venant à échéance en août 2019 en les remboursant à leur date d'échéance et au paiement de certains frais et charges».
L'institution, qui publiait ses minutes hier, a recadré Ewald Nowotny pour avoir ouvert prématurément le débat des modalités d’une future hausse de taux.
L’OMC a averti hier que ses prévisions de croissance soutenue du commerce international risquaient d’être remises en cause par des politiques de repli national.
Le rythme de l’inflation a fortement accéléré à 1,6% au mois de mars en France, alors qu’elle était de 1,2% en février, selon l’Insee. Il s’agit toujours d’un sommet depuis octobre 2012. L’Insee avait évoqué une progression de 1,5% dans son estimation provisoire publiée fin mars. L'évolution sur un an de l’indice des prix harmonisé IPCH a été confirmée à 1,7%, après 1,3% à fin février, avec la hausse des prix du tabac et des biens manufacturés après la fin des soldes d’hiver. L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a progressé de 0,3% le mois dernier et son évolution sur un an s’inscrit en faible hausse, à 0,9% après 0,8% en février.
L’agence de notation a ôté hier la perspective négative qu’elle assignait jusqu’ici à la note de crédit A3 accordée au Mexique pour la passer à stable. «Le risque d’échec du processus de négociations et de décision par les Etats-Unis de se retirer de l’accord actuel de libre-échange nord-américain était la principale raison qui avait poussé Moody’s à prolonger la perspective négative sur la note du Mexique en avril 2017. Si ce risque n’a pas complètement disparu, il a diminué fortement compte tenu de la volonté affichée par les trois parties de rester dans l’accord», explique Jaime Reusche de Moody’s. L’agence anticipe désormais une croissance du PIB mexicain de 2% cette année, puis de 2,5% en 2019, qui pourrait même être supérieure en cas d’une accélération de l’activité américaine.
Thales a réalisé jeudi une émission obligataire en deux tranches d’un milliard d’euros au total, ce qui lui permet de boucler le financement de son projet d’acquisition de Gemalto. Ce dernier permettra à l'équipementier aérospatial et de Défense d’annuler le crédit-relais bancaire conclu en décembre 2017. Thales ajoute que l'émission a été «largement» souscrite. Le placement a été dirigé par la Société Générale (coordinateur global), BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, HSBC, JP Morgan, MUFG et Santander.
Vallourec a annoncé aujourd’hui avoir placé avec succès une émission obligataire d’un montant total de 400 millions d’euros à échéance 2023, avec un coupon annuel de 6,375%. La taille de l'émission a été augmentée par rapport aux 300 millions d’euros initialement annoncés le 9 avril. Le règlement-livraison des obligations est prévu le 19 avril 2018. Le spécialiste des tubes sans soudure pour l’industrie parapétrolière précise que le produit de l'émission «contribuera avec la trésorerie disponible, au refinancement des obligations en circulation de Vallourec venant à échéance en août 2019 en les remboursant à leur date d'échéance et au paiement de certains frais et charges. D’ici là, Vallourec conservera ce produit dans son compte général de trésorerie et réduira les emprunts à court terme existants et futurs».
«Les actifs risqués vont continuer à performer», a indiqué ce 11 avril Stéphane Déo, stratégiste de la gestion à La Banque Postale Asset Management, à l’occasion d’un point de presse. «Nous sommes à un point d’inflexion. Les données macroéconomiques sont un peu moins favorables, avec des indicateurs de confiance moins bons que prévu dans un contexte de montée des tensions commerciales et d’augmentation de la volatilité. Soit nous sommes en fin de cycle. Soit nous sommes dans une période de correction», a-t-il expliqué, ajoutant qu’il penchait plutôt pour la seconde branche de l’alternative. Les fondamentaux (économique, monétaires, et politiques) restent malgré plutôt solides et s’inscrivent en porte à faux par rapport à un momentum récent de marché moins favorable. «Nous conservons cependant une vue positive à trois mois pour les actifs risqués de type actions», a-t-il indiqué. La Banque Postale AM maintient par ailleurs une vue «légèrement négative sur le marché obligataire «coeur» de la zone euro, avec un potentiel haussier de quelque 20 points de base sur le taux d’Etat allemand à 10 ans. La société de gestion reste neutre sur les pays périphériques, «sous l’hypothèse d’une situation italienne sous contrôle». Le crédit «investment grade» reste soutenu, grâce à de bons fondamentaux et au soutien de la Banque centrale européenne. De plus, des spreads au plus haut depuis neuf mois rendent la valorisation désormais moins élevée. La confiance des investisseurs est toutefois un peu moins solide qu’auparavant, «ce qui participe de notre vue neutre». La Banque Postale AM affiche également une neutralité teintée de prudence sur le high yield, même en prenant en compte la récente revalorisation. Au-delà de bons fondamentaux, une volatilité dorénavant plus élevée, la présence d’un risque idiosyncratique et un manque de visibilité sur l'équilibre offre-demande participent d’une incertitude qu’il faut prendre en compte, estime La Banque Postale AM. La Banque Postale AM estime enfin qu’il faut rester attentif à l'évolution des conditions de liquidité sur les marchés. La liquidité de marché est en baisse alors que la volatilité est orientée à la hausse, le tout dans un contexte de distorsions des prix largement liées aux taux bas.
Au capital du groupe Silvya Terrade depuis 2016, Apax Partners Development va céder sa participation à Abénex.Le Groupe Silvya Terrade est un réseau d’écoles d’esthétique et de coiffure en France préparant à tous les diplômes de l’Esthétique, Cosmétique, Parfumerie et de la Coiffure, avec plus de 4.800 élèves scolarisés chaque année dans ses 37 écoles en France et en Suisse. Le groupe anime également un réseau de plus de 3.000 partenaires professionnels (marques, instituts, salons, etc.) et s’appuie sur les compétences de 500 enseignants.Depuis 2016 et l’arrivée au capital d’Apax Partners Development, le groupe a fondé sa stratégie de croissance sur 2 axes spécifiques, explique un communiqué : i) une politique de build-ups en France et en Europe avec le rachat d’une trentaine d’écoles et ii) la modernisation et la diversification de l’offre de formation avec notamment un développement des cursus supérieurs et spécialisants, ainsi que la digitalisation des contenus et des méthodes pédagogiques.Le groupe ambitionne de continuer sa stratégie de croissance externe pour étendre fortement son réseau d’écoles et de poursuivre ses investissements de digitalisation et de développement des certifications RNCP.
L’assurtech française Alan a annoncé une levée de fonds record pour le secteur en France, de 23 millions d’euros, auprès d’Index Ventures, de Xavier Niel, de CNP Assurances (à travers son programme Open CNP), et les fonds Partech et Portag3 Ventures (du milliardaire canadien Paul Desmarais).Dans un communiqué, la société indique que cet argent doit lui permettre de tripler le nombre de ses clients couverts cette année (7.000 en 2017 et 850 entreprises) pour atteindre 100.000 utilisateurs d’ici trois ans. Elle compte aussi recruter pour atteindre les 80 salariés d’ici la fin de l’année et continuer à développer ses services. « Alan réinvente l’assurance santé en s’adressant à un marché de 36 milliards d’euros rien qu’en France. Ils ont créé une offre innovante, complète et totalement numérisée, une alternative très attractive aux assurances traditionnelles. Nous sommes très enthousiastes à l’idée de soutenir l’extraordinaire équipe d’Alan menée par Jean-Charles (Samuaelian) dans l’accomplissement de sa vision : améliorer la santé de chacun », déclare Jan Hammer, associé chez Index Ventures, dans le communiqué. Au côté de la startup depuis son lancement, à la fois « investisseur et partenaire, CNP Assurances a été aux côtés d’Alan en qualité de principal réassureur et pour co-construire une couverture prévoyance pour les entreprises, complémentaire de son offre santé », explique Hélène Falchier, directrice générale d’OPEN CNP et responsable des investissements en private-equity de CNP Assurances.Alan a levé un total de 37 millions d’euros depuis sa création.
Deux jours seulement après l’émission de 11 milliards de dollars qui a été réalisée par son rival saoudien sur les marchés de la dette internationale, le Qatar devrait émettre aujourd’hui trois nouvelles lignes d’obligations libellées en dollars de maturités 2023 (5 ans), 2028 (10 ans) et 2048 (30 ans) très proches de celles qui ont été proposées aux investisseurs mardi par l’Arabie Saoudite, avec l’appui d’Al Khaliji, Barclays, Crédit Agricole CIB, Credit Suisse, QNB Capital, Deutsche Bank et Standard Chartered qui ont été mandatées pour l’opération. Les objectifs de spreads ont déjà été fixés à des niveaux respectifs de 170, 200 et 230 points de base au-dessus du taux de référence des Treasuries américains également proches de ceux consentis par l’Arabie Saoudite, malgré des niveaux de notes situés en catégorie AA supérieurs d’un cran à ceux du royaume wahhabite.
Le rythme de l’inflation a fortement accéléré à 1,6% au mois de mars en France, un peu plus qu’estimé initialement, alors qu’elle était de 1,2% en février, selon les données publiées ce matin par l’Insee. Il s’agit toujours d’un plus haut depuis octobre 2012, malgré le relèvement de 0,1 point de ce chiffre, l’Insee ayant évoqué une progression de 1,5% dans son estimation provisoire publiée à la fin du mois dernier. L'évolution sur un an de l’indice des prix harmonisé IPCH a été confirmée à 1,7%, après 1,3% à fin février, avec la hausse des prix du tabac et des biens manufacturés après la fin des soldes d’hiver. L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics et produits à prix volatils) a progressé de 0,3% le mois dernier et son évolution sur un an s’inscrit en faible hausse, à 0,9% après 0,8% en février.
Avast a annoncé ce matin son intention de déposer une demande d’introduction en Bourse de Londres. La cotation est prévue pour début mai. L'éditeur de logiciels antivirus compte lever environ 200 millions de dollars (161,6 millions d’euros) afin de réduire son endettement et financer sa croissance, indique dans un communiqué le groupe tchèque basé à Prague. En novembre, Reuters avait signalé que la société, qui avait déjà tenté de s’introduire en Bourse sur le Nasdaq en 2012, avait mandaté Rothschild pour préparer une cotation à Londres au premier semestre de cette année. Il s’agira de la plus importante cotation jamais effectuée au Royaume-Uni dans le domaine des hautes technologies.
L’agence de notation a ôté ce matin la perspective négative qu’elle assignait jusqu’ici à la note de crédit A3 accordée au Mexique pour la passer à stable, en évoquant notamment la baisse des risques pesant sur l’activité mexicaine liés à la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) avec les Etats-Unis. «Le risque d’échec du processus de négociations et de décision par les Etats-Unis de se retirer de l’accord actuel de libre-échange nord-américain était la principale raison qui avait poussé Moody’s à prolonger la perspective négative sur la note du Mexique en avril 2017. Si ce risque n’a pas complètement disparu, il a diminué fortement compte tenu de la volonté affichée par les trois parties de rester dans l’accord, et des progrès dans les négociations qui ont été réalisés au cours de l’année écoulée», explique Jaime Reusche, responsable de la notation du pays chez Moody’s.