Affecté par la décollecte des produits monétaires, le marché français a enregistré au mois de février une décollecte nette de 10 milliards d’euros, devant l’Irlande (-4,8 milliards d’euros) et l’Italie (-0,1 milliard d’euros), selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. A l’autre bout du spectre, le Luxembourg affiche une collecte nette de 8,4 milliards d’euros, devant la Belgique (3 milliards d’euros), la Suisse (2,7 milliards d’euros), le Danemark (1,2 milliard d’euros) et l’Espagne (0,9 milliard d’euros). Le marché français tire toutefois son épingle du jeu du côté des fonds actions, avec une collecte de 2,8 milliards d’euros, derrière l’Irlande (3,4 milliards d’euros) et le Luxembourg (5,7 milliards d’euros). Côté obligataire, les fonds domiciliés en France affichent une collecte de 1 milliard d’euros, seulement devancés par les fonds domiciliés en Suisse (1,9 milliard d’euros). Au niveau européen, parmi les distributeurs de fonds, Mercer arrive en première position au mois de février avec une collecte nette de 3,6 milliards d’euros, devant Bank Degroof Petercam (3,1 milliards d’euros), UBS (2,6 milliards d’euros), State Street (2,56 milliards d’euros), HSBC (2,09 milliards d’euros), Allianz (1,54 milliard d’euros), Vanguard (1,47 milliard d’euros). Dans la catégorie des fonds de long terme, les fonds d’actions ont enregistré au mois de février une collecte nette de plus de 16 milliards d’euros, très précisément 16,1 milliards d’euros, devant les fonds diversifiés (14 milliards d’euros), les fonds alternatifs Ucits (2,6 milliards d’euros) et les fonds obligataires (1,2 milliard d’euros), selon les statistiques de Thomson Reuters Lipper. Les fonds d’actions américaines ont attiré 4,1 milliards d’euros, devant les fonds d’obligations émergentes libellées en monnaies locales (3,1 milliards de dollars) et les fonds d’actions de la zone euro (2,7 milliards d’euros). A l’autre bout du spectre, les fonds d’obligations américaines high yield ont subi des sorties nettes de 3,2 milliards d’euros, devant les fonds d’obligations corporate libellées en euro (-2,5 milliards d’euros) et les fonds d’obligations internationales high yield (-2 milliards d’euros). Les fonds monétaires ont de leur côté subi des sorties nettes de 30,7 milliards d’euros alors qu’ils avaient enregistré une collecte nette de 29,8 milliards d’euros au mois de janvier.
Le sentiment économique s’est dégradé en mars dans la zone euro pour le troisième mois consécutif, alors que la croissance du crédit aux entreprises a ralenti en février, ont annoncé mardi la Commission européenne et la Banque centrale européenne.
Vitas Vasiliauskas, le gouverneur de la Banque de Lituanie, a indiqué ce matin souscrire aux anticipations du marché prévoyant une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) d’ici le milieu de l’année prochaine, emboîtant le pas à ses collègues de la Bundesbank et de la Banque d’Estonie. «Le marché table sur une modification des taux d’intérêt au premier semestre 2019. Dans la perspective actuelle, on peut probablement souscrire aux anticipations du marché», a ainsi expliqué Vitas Vasiliauskas. Hier, le président de la Bundesbank Jens Weidmann avait déjà déclaré que les anticipations d’une hausse de taux à la mi-2019 n'étaient «pas complètement irréalistes». Ardo Hansson, son collègue estonien, avait également tenu des propos similaires.
A la suite de rumeurs, Foncière des Régions a confirmé ce matin être en discussions exclusives avec Starwood Capital en vue de l’acquisition d’un portefeuille de quatorze hôtels de 4* et 5*, situés dans les principales villes du Royaume-Uni. Ce portefeuille, dont un établissement est actuellement en développement, est opéré sous la marque Principal Hotels Company.
L’opérateur boursier paneuropéen Euronext a annoncé mardi avoir finalisé l’acquisition de l’Irish Stock Exchange. Après obtention des autorisations réglementaires nécessaires, l’opérateur des Bourses de Paris, Lisbonne, Amsterdam et Bruxelles détient désormais 100% des droits de vote et du capital de la Bourse de Dublin.
JPMorgan, Bank of America et Citi développeraient une plate-forme pour l’organisation d’émissions obligataires, afin de garder la relation directe avec leurs clients.
Un jour avant l’arrivée du nouveau gouverneur, la RBNZ a ajouté hier un objectif d’emploi à celui d’inflation et se dotera d’un comité de politique monétaire.
Sous surveillance de Pékin après la démission de son fondateur et le gel de son rachat de parts dans Rosneft, CEFC Shanghai International a fait défaut sur un remboursement.
Avec une contribution annuelle de chaque pays de la zone euro, représentant 0,35% du PIB, il serait possible de réduire de moitié l’impact d’une crise économique.
Avec un solde de -2,6% du PIB en 2017, la France va sortir de la procédure européenne de déficit excessif. Mais l'amélioration structurelle se fait attendre.
Le conglomérat chinois HNA Group a renoncé lundi, veille de la date butoir, à introduire en Bourse sa filiale de restauration aérienne Gategroup sur le marché suisse SIX. Gategroup explique l’annulation par un «écart d'évaluation dans les conditions de marché actuelles». La fourchette indicative de prix était fixée à 16-21 francs par action, soit une capitalisation de 2,1 à 2,6 milliards de francs (entre 1,79 et 2,2 milliards d’euros). HNA comptait céder 65% du capital de sa filiale pour réduire son énorme dette. L'émission d’actions nouvelles aurait permis à Gategroup de lever 350 millions.
Smurfit Kappa, premier producteur européen d’emballages à base de papier, a rejeté lundi l’offre améliorée de son concurrent américain International Paper en estimant qu’elle continuait à le sous-valoriser et n’avait aucun sens stratégique. International Paper propose désormais 25,25 euros par action en numéraire, contre une offre précédente de 22 euros et 0,3 nouvelle action International Paper. Cette proposition valorise Smurfit 9,5 milliards d’euros.
Les premiers échanges de contrats à terme libellés en yuan sur les prix du pétrole ont débuté hier matin sur le Shanghai International Energy Exchange, la division de la Bourse des matières premières de Shanghai. En hausse de 6% à l’ouverture, le premier contrat d’échéance septembre 2017 a terminé la séance en hausse de 3,34% à un cours de 429,9 yuans par baril, contre une hausse plus limitée de 2,5% sur le WTI new-yorkais à 65,88 dollars le baril, et de 2,2% à 70,45 dollars pour le cours du Brent à Londres. Ouverts aux investisseurs étrangers, les nouveaux contrats chinois auraient enregistré 15.000 échanges au cours de leur première séance de cotation, contre 9.000 contrats échangés sur le «ICE Futures Europe Exchange» à Londres et 80.000 sur le New York Mercantile Exchange aux Etats-Unis, selon les chiffres fournies par Bloomberg.
Le conglomérat chinois HNA Group a renoncé lundi in extremis à introduire en Bourse sa filiale de restauration aérienne Gategroup, sur laquelle il comptait pour réduire son énorme dette. Gategroup, qui a annoncé l’annulation de l’offre publique de vente (IPO) dans un bref communiqué, devait effectuer son retour en Bourse mardi.
La guerre commerciale initiée par la Maison Blanche ainsi que le relèvement des taux américains ont donné un coup d’arrêt brutal à l’engouement des investisseurs pour les actions américaines. Les fonds d’actions américaines, privilégiées la semaine précédente à hauteur de 34 milliards de dollars, ont subi des sorties nettes de près de 25 milliards de dollars durant la semaine au 21 mars, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution dans le monde EPFR Global. Au total, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont enregistré des sorties nettes de 19,9 milliards de dollars, dont 18,6 milliards de dollars sur les ETF. En Europe, les incertitudes liées à la situation politique en Italie et la fin, d’ici au troisième trimestre de l’année, de la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne, ont pesé sur les marchés de la région. Les fonds dédiés aux actions européennes ont ainsi terminé la semaine sur des sorties nettes de 1,5 milliard de dollars. En revanche, les fonds d’actions japonaises ont encore attiré 1,9 milliard de dollars, enregistrant ainsi 16 semaines consécutives d’entrées nettes. Les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont tiré leur épingle du jeu avec une collecte nette de 2 milliards de dollars. Les fonds d’obligations, toutes catégories confondues, ont pour leur part enregistré une collecte nette de seulement 1,8 milliard de dollars. Les fonds d’obligations notées en catégorie d’investissement ont certes encore engrangé 1,4 milliard de dollars mais les fonds d’obligations à haut rendement enregistrent une dixième semaine consécutive de sorties nettes pour un montant de 1,6 milliard de dollars. Les fonds d’obligations émergentes se contentent d’une collecte de 0,5 milliard de dollars tandis que les fonds d’obligations indexées sur l’inflation affichent des rachats nets de 1,1 milliard de dollars. Mais les fonds de métaux précieux ont enregistré une collecte conséquente de 1,5 milliard de dollars.
Dans un entretien accordé au quotidien Les Echos, Loïc Féry, PDG de Chenavari Investment Management, estime « qu’une correction importante est possible » sur les marchés financiers. Il y a un mois, le gestionnaire d’actifs avait prévenu ses investisseurs « que nous pensions qu’un vrai changement de régime s’est produit en fin d’année dernière », ajoute-t-il. « Cela partait notamment des constats suivants : de bons fondamentaux, mais cela dit des valorisations qui sont devenues excessives et surtout l’évolution inquiétante de paramètres techniques importants, comme la baisse continue de la volatilité et aussi la baisse de la liquidité sur certains marchés spécifiques », énumère Loïc Féry. Par ailleurs, le dirigeant estime que, sur les marchés obligataires, et notamment le segment high yield, « nous sommes dans une situation où en cas de problème, les grands gérants de fonds, par exemple, risquent d’avoir énormément de mal à vendre des positions importantes ». « Or ces fonds ont une liquidité quotidienne, et en cas de mauvaises nouvelles, beaucoup de clients pourraient demander à sortir, avec le risque de déstabiliser le marché », ajoute Loïc Féry.Le patron de Chenavari IM souligne aussi le risque lié aux ETF qu’il qualifie de « nouveaux fourre-tout ». « Il sont vendus comme des produits liquides – ce qui n’est pas faux – sauf qu’ils répliquent souvent des actifs qui ne le sont pas, explique Loïc Féry. Le jour où il y aura un problème, c’est le porteur d’ETF qui va payer. La structure de la liquidité est devenue malsaine alors que le marché du crédit notamment est sous perfusion dans un monde de taux bas. »
Le gestionnaire d’actifs immobiliers AEW a annoncé, ce 23 mars, l’acquisition pour le compte du fonds AEW Europe Value Investors Fund, d’un immeuble de bureaux en VEFA situé au Paseo de la Virgen de Puerto à Madrid, en Espagne. L’immeuble d’environ 14.000 m² sera développé par Insur et « offrira des prestations aux meilleurs standards », indique la société dans un communiqué.A sa livraison, l’actif offrira plus de 12.000 m² d’espace de bureaux sur 7 étages, plus de 1.000 m² de commerces en rez-de-chaussée répartis en 5 unités et 200 places de parking. L’immeuble pourra accueillir un ou plusieurs locataires avec des plateaux offrant entre 400 et 800 m².Le fonds AEW Europe Value Investors investit à travers l’Europe dans des actifs de bureaux bien situés, nécessitant un travail d’asset management actif. AEW Europe Value Investors a levé 410 millions d’euros de capitaux dont 93% ont déjà été investis en Europe.
L’intérêt pour les fonds de développement durable est fort en Suède, montre une étude de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. 24 % des personnes interrogées ont choisi d’épargner dans un fonds de ce type. Les femmes sont plus sensibles à ce thème. Ainsi, trois femmes sur 10 investissent dans les fonds développement durable, contre deux sur 10 hommes.
Les premiers échanges de contrats à terme libellés en yuan sur les prix du pétrole ont débuté ce matin sur le Shanghai International Energy Exchange, la division de la Bourse des matières premières de Shanghai. En hausse de 6% à l’ouverture, le premier contrat d’échéance septembre 2017 a terminé la séance en hausse de 3,34% à un cours de 429,9 yuans par baril, contre une hausse plus limitée de 2,5% sur le WTI new-yorkais à 65,88 dollars le baril, et de 2,2% à 70,45 dollars pour le cours du Brent à Londres, repassant au-dessus du seuil des 70 dollars pour la première fois depuis le 2 février dernier.
Smurfit Kappa, premier producteur européen d’emballages à base de papier, a rejeté lundi l’offre améliorée de son concurrent américain International Paper en estimant qu’elle continuait à le sous-valoriser et n’avait aucun sens stratégique. Dans le cadre de sa nouvelle offre soumise jeudi dernier, International Paper propose aux actionnaires de Smurfit 25,25 euros par action en numéraire contre une précédente offre de 22 euros et 0,3 nouvelle action International Paper. Cette proposition valorise Smurfit 9,5 milliards d’euros.
Le taux de marge des entreprises françaises s’est établi à 31,8% au quatrième trimestre 2017, contre 31,7% le trimestre précédent, restant stable depuis maintenant deux ans et demi. La marge reste bloquée en-dessous de son niveau d’avant-crise (33,5% au premier trimestre 2008) du fait de conditions de prix et de taxes moins favorables, selon Euler Hermes.
Le gouvernement de Nouvelle-Zélande et la banque centrale du pays ont convenu lundi d’intégrer l’emploi au mandat de politique monétaire, bien que l’inflation reste la priorité. Selon les économistes, cette annonce était attendue par les marchés et, dans l’immédiat, n’augure pas de changement de la trajectoire du taux directeur officiel, qui s'établit à 1,75%. L’accord sur les nouveaux objectifs de politique monétaire prévoit d'«optimiser un niveau d’emploi durable» mais ne précise pas d’objectif pour le marché du travail. En matière d’inflation, l’objectif de la Banque de réserve reste un taux annuel compris entre 1% et 3% à moyen terme.
L'équipementier américain Dana a annoncé lundi avoir relevé de 140 millions de dollars (113 millions d’euros) en numéraire son offre sur les activités automobiles du britannique GKN dans le cadre de leurs efforts pour contrer l’offensive de Melrose. Les actionnaires de GKN ont jusqu'à jeudi pour choisir entre l’offre de Melrose sur l’ensemble du groupe d’ingénierie et la proposition, soutenue par la direction, de scinder l’entreprise pour la centrer sur ses activités aérospatiales en fusionnant sa division automobile avec Dana. Aux termes de la nouvelle proposition de Dana, GKN recevrait 1,77 milliard de dollars en numéraire après déduction d’un milliard de dollars liés au transfert du déficit du régime de retraite de l’entité fusionnée avec Dana. GKN prévoit aussi de reverser jusqu'à 700 millions de livres (802 millions d’euros) à ses actionnaires dès que possible dans le cadre d’un plan déjà annoncé de versement de 2,5 milliards de livres.
L’Insee a annoncé ce lundi que le déficit public de la France était passé sous les 3% du PIB en 2017. Il est estimé précisément à 2,6% de la richesse nationale, contre 3,4% en 2016. Cette réduction du déficit n’a pas été acquise grâce à la modération des dépenses, celles-ci ayant sensiblement augmenté (+2,5% en valeur), après une progression de 1% en 2016. Le remboursement -exceptionnel- de la taxe sur les dividendes explique une partie de cette dérive (0,4 point). En proportion du PIB, les dépenses publiques ont très légèrement reflué, passant de 56,6% à 56,5% de la richesse nationale, grâce à une croissance économique qui a atteint 2% en volume (et 2,8% en valeur).