La crainte d’une guerre commerciale secoue les marchés
Donald Trump a ouvert un nouveau front face à la Chine jeudi soir, faisant redouter une escalade.
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Bastien Bouchaud
La Maison-Blanche veut des mesures protectionnistes à l’encontre des produits chinois importés sur le sol américain.
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Conteneurs dans un port chinois. Photo UE CE / Kevin Lee.
L’accumulation des annonces protectionnistes de la part de la Maison-Blanche maintient les marchés financiers sous pression. Alors même que les Etats-Unis exemptaient provisoirement l’Union européenne et plusieurs autres alliés des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium (lire par ailleurs), Donald Trump annonçait une nouvelle offensive visant cette fois-ci spécifiquement la Chine.
La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre, Wall Street accusant jeudi sa plus forte baisse en pourcentage depuis le 8 février, suivi vendredi par des reculs importants en Asie sur le Nikkei (-4,5%), le SCI (-3,6%) et le Hang Seng (-2,5%). L’Europe n’a pas échappé à la recrudescence de l’aversion pour le risque, le CAC 40 cédant 2,76% sur les deux dernières séances et le DAX 3,44%. Les marchés de matières premières ont également souffert, la plupart des métaux terminant la semaine en baisse depuis le début de l’année. L’indice VIX mesurant la volatilité est quant à lui remonté vendredi au-dessus des 24 points.
Les autorités chinoises ont dévoilé une première riposte vendredi en réponse aux tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, en annonçant la hausse de 15% ou de 25% des droits de douanes sur 128 catégories de produits représentant 3 milliards de dollars d’importations. L’effet des mesures américaines et de contre-mesures chinoises d’ampleur équivalente représente une réduction de 0,1 point du PIB de la Chine en 2018, et un peu moins en 2019, pour un effet inférieur aux Etats-Unis, tempère Oxford Economics.
Toutefois, «ces mesures sont bien plus sérieuses que l’escarmouche sur l’acier et l’aluminium», note Ian Sheperdson, économiste chez Pantheon Macro, d’autant plus que la réponse chinoise contre les dernières mesures américaines reste en suspens. «Pour l’heure, les montants de sanctions douanières évoqués de part et d’autre ne sont pas significatifs pour les économies chinoise et américaine. Ce sont surtout les craintes d’escalade qui pèsent», souligne Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco AM.
Le vice-Premier ministre chinois Liu He, qui s’est entretenu samedi avec le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin, l’a prévenu que la Chine était prête à défendre ses intérêts, rapporte l’agence de presse officielle Chine nouvelle. Le soja serait une cible de choix: les exportations vers la Chine ont ainsi représenté en 2017 12,4 milliards de dollars, deuxième poste derrière l’aéronautique civil (16,3 milliards). Pékin pourrait aussi s’attaquer administrativement aux usines de groupes américains, voire jouer sur son énorme stock de Treasuries.
Donald Trump se rend en Chine durant deux jours pour rencontrer Xi Jinping. C’est un moment clé pour apaiser les tensions commerciales ou géopolitiques mondiales. Mais il est difficile d’en imaginer l’issue tant le rapport de force entre les deux pays s’est rééquilibré depuis la guerre tarifaire et le conflit en Iran.
Cette dégradation de la balance commerciale résulte de l’achat d’hydrocarbures à des prix plus élevés, qui n’est pas compensé par l’augmentation des exportations d’électricité ou de produits raffinés.
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