Pauvre en ressources rares, l'Europe cherche la parade face à la Chine qui, depuis vingt ans, déploie une stratégie méthodique pour se constituer un levier de puissance sur ce terrain. Bruxelles propose la création d’un «Centre européen des matières premières critiques», présenté comme le futur «poste de pilotage de l’approvisionnement européen». Une solution miracle ? Pas si sûr.
Souveraineté et industrie européenne, mode d'emploi. Le vice-président de la Commission, le Français Stéphane Séjourné, a la responsabilité de décliner ce concept, avec, notamment dans les tuyaux, une réforme de la législation sur les marchés publics. Cependant, l'Union penche pour un cheminement prudent, au vu des limites du «Made in Europe».
La démission de l’Irlandais Paschal Donohoe lance une course éclair à la succession de celui qui dirigeait le cénacle des ministres des Finances de la zone euro depuis 2020. Qui sera le prochain président de l’Eurogroupe ? Le dossier est d’autant plus complexe qu’il pourrait se trouver lié politiquement au renouvellement à venir du directoire de la BCE.
Les eurodéputés ont rendu très improbable toute pénalité administrative en cas de non-respect par les entreprises du devoir de vigilance. Ils ont aussi fortement restreint la portée de la directive sur le reporting de durabilité.
Simplification des exigences de reporting, création de trois nouvelles catégories de produits ESG, sortie des conseillers financiers du champ du règlement… l'avant-projet de la réforme de SFDR que présentera la Commission le 19 novembre laisse présager un important allègement réglementaire.
A la suite des vingt-sept Etats membres, les eurodéputés ont pris position lundi en faveur d’un rabotage radical des directives sur le reporting de durabilité, ou CSRD, et sur le devoir de vigilance. Nouveaux champs d’application, réduction des données à collecter, affaiblissement des plans de transition… Voici les grands changements programmés.
Proposé il y a deux ans, ce vaste projet législatif visant à encourager la participation des particuliers aux marchés de capitaux, en les informant et en les protégeant mieux, essuie des tirs de barrage, provenant notamment de la France.
La Commission européenne, qui pourrait choisir de tempérer ses représailles pour éviter de trop heurter l’économie, prépare en parallèle une offre de compromis à soumettre à Washington. Au menu, davantage d'armes et de GNL américains… Bruxelles réfléchit également au sort à réserver aux géants américains du numérique.
Facilitation de la titrisation et des investissements en actions des acteurs institutionnels, recours au capital-risque, produit paneuropéen d’épargne retraite… La Commission présentera mercredi son plan en faveur de l’Union des marchés de capitaux, mais certains estiment qu'elle aurait dû être plus ambitieuse.
En complément du plan de 800 milliards d'euros présenté vendredi par Bruxelles, les Vingt-Sept se dirigent-ils vers un emprunt commun pour financer l’industrie de défense ? L’idée, régulièrement évoquée, n’a jamais paru aussi plausible qu’aujourd’hui.