La Commission européenne a proposé de détricoter cette législation clé pour la finance verte, en épargnant notamment 80% des entreprises initialement ciblées. Mais plusieurs développements sont susceptibles de contrecarrer les plans de Bruxelles.
Pascal Durand, l’ex-rapporteur de la directive CSRD, l’un des textes piliers de la finance durable que la Commission européenne a proposé de raboter mercredi 26 février, réagit en exclusivité auprès de L’Agefi.
La Commission européenne présentera mercredi une réforme visant à alléger les réglementations pesant sur les entreprises, au nom de la compétitivité. Les directives sur le reporting de durabilité et sur le devoir de vigilance devraient être sévèrement rabotées.
Le règlement Financial Data Access (Fida) fera-t-il les frais «du choc de simplification» planifié par la Commission européenne ? Si Bruxelles n'y renonce pas, la France, à l'unisson des grands lobbys financiers, est bien décidée à torpiller ce texte.
La Commission européenne présentera mardi prochain son programme de travail pour 2025. L’Agefi en a consulté une version provisoire. Finance verte, Union des marchés de capitaux, titrisation ... Voici ce qui est dans les tuyaux côté services financiers.
La Commission européenne va présenter fin février une législation dite «omnibus», amendant plusieurs directives et règlements européens afin d’alléger drastiquement les normes bureaucratiques pesant sur les entreprises. Les textes piliers de la finance verte, dont la fameuse CSRD, pourraient en faire les frais. Jusqu’où iront les reculs ?
Face au protectionnisme américain, l’exécutif européen présentera dans les prochains jours une «boussole de compétitivité», un texte indiquant comment seront considérées les recommandations du rapport Draghi sur ce thème. Puis suivront une série de propositions de réformes allant de l'économie verte au commerce avec la Chine en passant par les banques. Point sur les dossiers européens à suivre en 2025.
Les Vingt-Sept officialiseront vendredi un accord sur l’harmonisation de certains éléments de leurs législations nationales en matière d’insolvabilité. Un compromis modeste, qui s’ajoute néanmoins à la liste des progrès réalisés au forceps par l’UE au fil des années sur ce sujet essentiel du point de vue de l’Union des marchés de capitaux, et plus globalement, pour l’attractivité économique du Vieux Continent.
Le parlement européen a élu la semaine dernière les 27 membres de la Commission. Maria Luís Albuquerque ou Valdis Dombrovskis, respectivement aux services financiers et à l’économie, seront sans aucun doute les deux commissaires les plus en vue dans le monde de la finance. Mais tout ne se jouera pas à la Commission. Markus Ferber, par exemple, l’eurodéputé conservateur allemand coordinateur du PPE, devrait être très influent.
Gains pour la croissance, assurance-vie contre le retour de Trump, impératif stratégique face à l’ogre chinois… Les soutiens en faveur de cet accord de libre-échange, très controversé dans l'Hexagone, ne manquent pas d’arguments à faire valoir.