Diplômé de la London School of Economics (LSE) en 2019, Clément est le correspondant principal de L’Agefi à Bruxelles depuis septembre 2020. Il éclaire les coulisses des négociations entre Etats membres et eurodéputés, sur des sujets tels que le plan de relance de l’UE, la régulation des services financiers ou la politique climatique.
La priorité accordée par la Commission européenne à la « simplification administrative » depuis début 2025 n’a rien d’un slogan. Face au constat d’un fardeau de régulations souvent trop complexes, parfois redondantes, pénalisant la compétitivité à travers les Vingt-Sept, le principal organe exécutif de l’UE a lancé une vague de rationalisation bureaucratique sans précédent.
Lucide et cruel sur les failles européennes, le réquisitoire de l'ancien président de la BCE, dévoilé en 2024, peine encore à se traduire par des actes financiers concrets. Le budget européen permettra de mesurer la réelle appropriation des enjeux de compétitivité par les Vingt-Sept.
L’exécutif de l’UE a proposé mercredi des premiers amendements limités au fonctionnement de l’ETS, vilipendé par certains dans le contexte de la poussée des prix de l’énergie. De quoi rassurer les défenseurs du système voué à décarboner l’industrie. Cependant, une réforme plus large sera enclenchée en juillet.
Certains Européens continuent d’afficher un attachement de façade au compromis tarifaire conclu l'été dernier afin de ne pas froisser l’administration américaine. Cependant, l’invalidation des tarifs « réciproques » par la Cour Suprême américaine suscite de profonds doutes sur la capacité de Donald Trump à respecter sa propre part du marché.
Les dirigeants des Etats membres de l’UE tenteront ce jeudi de s’entendre sur des mesures pour juguler la flambée des prix du gaz et du pétrole. Les désaccords sont nombreux, mais des compromis commencent à se dessiner. Reste que les solutions miracles font défaut, en dépit de certaines propositions démagogiques.
Le marché des quotas carbone ETS est de plus en plus contesté au niveau politique dans l'Union européenne. Rome et Berlin sont allés jusqu’à évoquer la suspension de cet instrument incarnant le leadership climatique de l’UE.
Une réforme, portée par la Commission européenne, viserait à instiller une dose de préférence pour le “Made in UE” dans l’industrie. Autre objectif : garantir que, lorsqu'un acteur étranger, notamment chinois, jette son dévolu sur une entreprise de l’Union, l’opération contribue réellement à développer la base industrielle et technologique de l’UE. Explications.
Après le controversé traité UE-Mercosur, la Commission européenne pourrait toper dès le 27 janvier prochain avec New Delhi pour un nouvel accord commercial. Intérêt géopolitique, bénéfices économiques, agriculture… Voici ce que l’on peut attendre du futur accord.
L’Italie, qui avait bloqué l’adoption in extremis en décembre, semble prête à donner son aval, alors que de nouvelles concessions vont être accordées aux agriculteurs. Une bonne nouvelle pour les filières de l’automobile, de l’aéronautique, de la pharmacie, de la santé et de la chimie, citées parmi les premiers gagnants potentiels, au même titre que le vin et les fromages.
Une partie des sommes récoltées par le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE serviront à abonder un nouveau Fonds d’aide aux industriels européens.