L’Arabie Saoudite ouvre son marché actions aux investisseurs étrangers
La Bourse d’Arabie Saoudite s’ouvre aux investisseurs étrangers qui bénéficient depuis le 15 juin d’un accès direct aux actions locales. A l’instar de la Chine, le pays fonctionne néanmoins avec un système de quotas. Les investisseurs étrangers qualifiés (QFI) doivent avoir au moins 5 milliards de dollars d’actifs sous gestion et 5 ans d’activité, et ne pourront pas détenir plus de 20% de la capitalisation d’une société cotée ni plus de 10% de la capitalisation totale de l’indice. La part détenue par un investisseur individuel ne pourra excéder 5%.
La Bourse saoudienne pèse 550 milliards de dollars, soit 75% du PIB du pays et 5,5% de la capitalisation totale des pays émergents, devant le Mexique, la Turquie, l’Afrique du Sud et la Russie, mais avec une part d’investisseurs étrangers limitée à 1,6%.
Ces derniers sont restés prudents en ne détenant que 7 actions sur un univers de 170 titres, et un dixième de pourcentage de chacune des sociétés en fin de semaine dernière, selon la Bourse saoudienne. Si l’indice Tadawul est resté stable sur la semaine, il affiche une hausse de 14% depuis le début de l’année et surperforme ainsi très largement les indices de référence MSCI Emergents (EM) et MSCI World, en hausse de 1,5% et 3% cette année. Le Tadawul traite sur des niveaux de valorisation élevés d’environ 17 fois les résultats anticipés pour cette année, contre 12 pour le MSCI EM, mais les investisseurs attendent une possible inclusion des actions saoudiennes dans le MSCI à horizon juin 2017 ou 2018. Cette décision bute sur l’allongement du délai de règlement sur les standards internationaux à J+2.
L’inclusion dans les indices représenterait un potentiel de flux de 25 à 28 milliards de dollars pour une position neutre dans l’indice dont le poids pourrait être de 1,6% à 1,8%, selon Sébastien Hénin, responsable de la gestion chez The National Investor. Le marché bénéficie en outre d’un niveau de liquidité élevé de 2,2 milliards de dollars d’échanges moyens par jour, avec un poids du secteur énergétique limité à 3%.
«La volatilité de la liquidité est très faible tout comme le niveau de corrélation comparé aux autres marchés émergents, deux points très importants», estime en outre Sébastien Hénin. L’arrimage du riyal saoudien au dollar a notamment permis au pays d’accumuler quelque 775 milliards de dollars de réserves de change (plus de 100% du PIB), ce qui lui assure une plus grande stabilité.
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