La hausse des prix au Royaume-Uni a été plus marquée que prévu le mois dernier ce qui pourrait pousser la banque centrale à rester prudente dans sa politique de réduction des taux d'intérêt.
Le PIB s’est contracté de 0,1% en septembre au Royaume-Uni, portant la croissance à 0,1% au troisième trimestre. Mais ces données volatiles ne devraient pas changer la donne pour la Banque d’Angleterre.
La BoE a réduit son taux directeur de 5% à 4,75% et indiqué que la baisse serait désormais progressive compte tenu de l’impact du budget sur la croissance et l’inflation britannique.
La banque centrale du Royaume-uni a diminué ses taux pour la seconde fois depuis 2020. Elle relève aussi ses prévisions de croissance pour le pays en 2025.
Le gouvernement britannique a annoncé 40 milliards de livres de hausses d’impôts pour 2025-2026, mais aussi près de 300 milliards d’émissions totales de dette pour l'exercice fiscal en cours, afin de financer l'investissement public. Les marchés ont ajusté à la hausse leurs prévisions de taux.
Des institutions financières au Royaume-Uni sont accusées d’avoir versé des commissions à des concessionnaires automobiles dans le cadre de prêts accordés à leurs clients, sans que ces derniers en soient informés. La Cour d’appel britannique vient de condamner FirstRand Bank et Close Brothers à rembourser les clients finaux des intérêts qu'ils auraient indûment payés. Le régulateur britannique enquête encore sur le sujet, mais les banques pourraient passer à la caisse.
Le gouvernement travailliste de Keir Starmer présente ce 30 octobre son premier budget. Il entend relancer la croissance par l’investissement, mais doit composer avec de faibles marges de manœuvre. Sa chancelière Rachel Reeves veut changer la règle budgétaire.
La Haute Cour d'Angleterre a permis à Standard Chartered de remplacer la référence au Libor sur un de ses titres émis sans avoir à le racheter. La décision vaut aussi bien pour des actions de préférence que pour des dettes subordonnées. La décision, si favorable soit-elle pour l'émetteur, n'est cependant pas forcément applicable à toutes les autres banques.
La banque sino-britannique HSBC passe d’une structure par métiers en une organisation géographique. Le Royaume-Uni et Hong Kong constitueront deux pôles bien séparés, tandis que deux divisions, la première de gestion de fortune et l’autre dédiée aux services bancaires aux entreprises, couvriront le reste du monde. Ce mouvement n'a rien d’anecdotique et semble aller à l'encontre du caractère transfrontière défendu depuis toujours par la banque.
La surperformance de la Bourse de Londres cet été, du fait de son caractère plus défensif, n’a pas duré. Les craintes sur le budget ont pesé. Les actions britanniques ont des atouts mais en cas d'atterrissage en douceur de l'économie, les valeurs moyennes devraient mieux s’en sortir.
Le PIB britannique a progressé en août après deux mois de stagnation, éloignant le risque de récession. Le marché attend une baisse de taux en novembre. Il va désormais se focaliser sur le budget qui sera présenté le 30 octobre.
Les gouverneurs les plus accommodants fourbissent leurs arguments en faveur des baisses de taux. Au point que les plus restrictifs ont commencé à changer de ton.
La météo plus clémente et une hausse du pouvoir d’achat ont permis un rebond des ventes de détail en août mais la confiance des ménages chute dans la perspective d’un premier budget travailliste avec d’importantes hausses d’impôts.
La banque centrale britannique a laissé inchangés ses taux jeudi tout en restant prudente face à des données d’inflation, certes en ligne, mais toujours problématiques. Une baisse est attendue en novembre.