L’indice des prix à la consommation a légèrement ralenti en décembre alors que le marché s’attendait à un chiffre stable, offrant la possibilité à la Banque d’Angleterre de baisser ses taux.
La récente hausse des taux montre que le gouvernement britannique a épuisé sa faible marge budgétaire. Rachel Reeves, la ministre des Finances, va devoir annoncer des mesures d’ajustement pour stopper l’hémorragie sur les marchés.
La crainte des investisseurs est de revivre le krach de l’automne de 2022 provoqué par Liz Truss. Les mouvements sur les taux sont nettement moins violents et des garde-fous existent.
Le rendement du Gilt à 30 ans a dépassé 5,20% pour la première fois depuis fin 1998. La forte augmentation des émissions de dette par le gouvernement et une banque centrale moins accommodante ont pesé.
Au Royaume-Uni, la production de crédit plafonne en raison de ménages prudents. En zone euro, le crédit continue de progresser mais encore trop timidement.
Les taux n’ont pas généré sur l’année 2024 la performance que les investisseurs pouvaient espérer avec le début de l’assouplissement monétaire. Ils pourront encore jouer avec les sauts de volatilité l’an prochain.
La banque a, comme prévu, maintenu son principal taux à 4,75%, malgré les dissensions de trois de ses membres, estimant qu’une approche graduelle restait nécessaire.
Les prix à la consommation ont accéléré en novembre à 2,6%. Et malgré une stabilité dans les services, les économistes anticipent une nouvelle accélération dans les prochains mois avec une banque centrale prudente.
Les salaires ont accéléré sur la période d’août à octobre à 5,2% en rythme annuel, dépassant les attentes du consensus. Cette donnée renforce l’anticipation d’un statu quo de la BoE jeudi et de baisses de taux limitées en 2025.
Le produit intérieur brut du Royaume-Uni a diminué de 0,1% en octobre en rythme mensuel, affecté par l’attentisme avant le budget mais d’autres indicateurs montrent une dégradation de la conjoncture. La livre sterling recule.
Les prix des logements ont progressé de 1,3% en novembre sur un mois, selon Halifax, et à leur rythme annuel le plus élevé depuis deux ans, soit + 4,8%. Mais les difficultés d’accès à la propriété demeurent.
Le gendarme britannique de la concurrence a autorisé l'opération. Les promesses d'investissement des deux opérateurs télécoms l'ont emporté sur les inquiétudes concernant des risques de hausses de prix pour les clients.
Le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté le 19 novembre des révisions de niveau 1 sur la réglementation Emir, qui restent assez peu compréhensibles pour l’industrie concernant le rapatriement dans l’UE de la compensation des dérivés en euros post-Brexit. Le document du régulateur sur les textes de niveau 2 semble déjà plus précis.
Après la faiblesse des ventes de détail, la baisse de la confiance des entreprises (indice PMI) inquiète sur l’état de l’économie britannique, quelques semaines après l’annonce du premier budget travailliste de Keir Starmer.