La menace d’alourdissement des «tarifs» par les Etats-Unis ravive de mauvais souvenirs pour les grandes marques européennes du luxe, particulièrement les françaises.
Les ventes records du propriétaire de Cartier et Van Cleef & Arpels ont déclenché, en Bourse, un véritable feu d’artifice pour le compartiment. Toutefois, après un millésime 2024 délicat, cette embellie ne présage pas nécessairement d'un retour en grâce durable.
LVMH, Hermès, Kering, Burberry et consorts reprennent des couleurs sur les marchés après que le groupe suisse a dévoilé des ventes largement supérieures aux attentes au titre du quatrième trimestre 2024.
Le groupe de private equity Ardian s'empare d'un portefeuille de trois immeubles parisiens, situés place Vendôme et avenue Montaigne. Kering conservera 40% de l'ensemble, valorisé 1,4 milliard d'euros.
Depuis deux ans, LVMH, Kering, Burberry et consorts n'ont plus vraiment la cote auprès des investisseurs. La faute à une croissance 2024 en berne et à des perspectives qui ne s'annoncent pas beaucoup plus réjouissantes cette année.
Le nouveau directeur général du groupe de luxe a présenté sa stratégie pour reconquérir des clients et publié des résultats semestriels légèrement supérieurs aux prévisions.
L'ancienne directrice générale adjointe de Tikehau Capital avait été nommée directrice financière adjointe en juin dernier. Le géant du luxe annonce également la nomination de sa nouvelle DRH.
Le groupe suisse a dévoilé des ventes et des résultats en baisse et inférieurs aux attentes. Son action recule et entraîne dans son sillage l'ensemble du secteur.
Patience requise. Le marché du luxe pourrait renouer avec la croissance au troisième trimestre 2025. Mais le niveau normatif de croissance de moyen terme se situera autour de 5% à 6%, loin des performances à deux chiffres des années post-Covid.
Le groupe de luxe, toujours trop dépendant de sa marque phare, lance un avertissement sur résultat pour 2024. Après des ventes décevantes sur neuf mois et inférieures aux attentes, son bénéfice net reculera cette année.
Si ses ventes globales ont progressé de 2,8 % au 3e trimestre, le groupe dirigé par Nicolas Hieronimus reste pénalisé par un marché chinois jugé difficile.
Le coup d’arrêt des ventes de LVMH nourrit les doutes sur le numéro un mondial. D’autant qu’une surcharge fiscale de 700 à 800 millions d’euros se dessine.
Le groupe de luxe a évalué sa contribution à la surtaxe d’impôts sur les sociétés. Son action baisse en Bourse après des chiffres d’activité décevants publiés le le 15 octobre
Le chiffre d'affaires du géant du luxe ressort à 19,1 milliards d'euros sur la période juillet-septembre, soit un recul de 4,4% sur un an. Le coup de frein est particulièrement sensible au Japon.
Kering a choisi Stefano Cantino, un ancien de LVMH, pour prendre les commandes de sa principale filiale, toujours en quête d’une relance efficace de son profil de croissance. Une nouvelle bien accueillie, tant la marque Gucci est essentielle au redressement boursier du groupe français.