Le puissant et discret hedge funds américain Renaissance Technologies, fondé par le mathématicien Jim Simons, subit les effets de ses contreperformances en 2020. En deux mois, ses trois fonds externes ont reçu pour 5,4 milliards de dollars d’ordres de rachats, selon Bloomberg, qui a pu consulter une lettre destinée aux investisseurs. Dans le détail, Renaissance a rendu 1,85 milliard de dollars en décembre, puis 1,9 milliard en janvier, et devrait encore accuser 1,65 milliard de retraits en février. Les fonds externes de Renaissance ont connu une année difficile. Selon le document, le principal véhicule, «Institutional Equities», a perdu 19% en 2020. Les fonds Institutional Diversified Alpha et Institutional Diversified Global Equities ont, eux, perdu respectivement 32% et 31%. Des pertes que la société avait une première fois imputées à la forte volatilité des marchés, et qui a cette fois-ci précisé avoir été sous-couverte en mars, puis sur-couverte entre avril et juin. La société gérait, à fin décembre, quelques 60 milliards de dollars d’encours, contre 75 milliards un an plus tôt. Jim Simons a par ailleurs annoncé son retrait de la présidence de la société, qu’il a fondé il y a quasiment quarante ans.