Le gouvernement de François Bayrou devrait tomber lundi après le vote de confiance à l’Assemblée nationale. La nouvelle incertitude politique et budgétaire qui en résultera inquiète un peu plus les marchés, mais pas au point d'imaginer des risques extrêmes.
Yves Mazin, co-fondateur de Version Patrimoine et président de la CNCGP, a décrypté l'impact d'un contexte tendu et incertain sur les stratégies patrimoniales des ménages.
Les investisseurs ont continué à soutenir les obligations françaises avant le vote de confiance attendu lundi : pour la première adjudication depuis l’annonce de François Bayrou, l’Agence France Trésor a pu emprunter 11 milliards d’euros dans d’assez bonnes conditions malgré un taux de sursoucription bien au-dessous de la moyenne des derniers mois.
Les publications de vendredi ont confirmé une hausse du modérée du PIB au deuxième trimestre, mais aussi un ralentissement de la consommation en juillet et de l’inflation en août.
Les actions et les obligations françaises ont baissé mardi devant le risque d’un probable renversement du gouvernement Bayrou après sa convocation d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre. La volatilité revient sur les marchés.
Les actions et les obligations françaises ont chuté mardi face à un probable renversement du gouvernement Bayrou après sa convocation d’un vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre.
Le Premier ministre a annoncé qu’il allait engager la responsabilité du gouvernement le 8 septembre pour décider de l’urgence à redresser la trajectoire de la dette française.
Après deux trimestres consécutifs de baisse, elle a rebondi de 3,8% sur un mois, en juin, portée notamment par les activités de cokéfaction et du raffinage.
L'indice PMI manufacturier de la région est conforme à une première estimation et proche de l'équilibre alors qu'il a été revu en baisse dans les deux plus grandes économies de la zone monétaire.
Les prix à la consommation ont progressé en France de 1% sur un an en juillet selon les données préliminaires, comme en juin, et de 0,2% sur un mois. L’Allemagne et l’Italie voient leur indice des prix remonter sur un mois en juillet, pour un taux annuel de 1,8% et de 1,7% également inférieur à la cible de la Banque centrale européenne.
Le ralentissement constaté au deuxième trimestre contraste avec des chiffres un peu trompeurs du premier trimestre. La demande générale reste faible, mais quelques pays remontent la moyenne.
Selon les premières estimations, l’indice PMI gagne 0,4 point en juillet. La France est toujours en contraction, avec une baisse de la confiance des entreprises sur fond de risque de censure du budget.
Selon Bercy, supprimer deux jours fériés pourrait rapporter 4,2 milliards d’euros par an. Un total qui pourrait refléter, d’après des économistes, le gain de production à long terme, mais pas à court terme. Les recettes correspondantes dépendront surtout des contreparties demandées aux entreprises.
Au surlendemain de la présentation d’un budget 2026 promettant 44 milliards d’euros d’économies et de hausses d'impôt, mais aussi une potentielle censure à l’automne, les investisseurs n’ont pas surréagi dans un sens ni dans l’autre.
Statut écorné, investisseurs plus vigilants, moindre demande : l'annonce d'un train de 44 milliards d'euros de mesures de redressement intervient à un moment charnière pour la France sur les marchés obligataires.
Année blanche, suppression de deux jours fériés, effort demandé aux retraités figurent parmi les principaux remèdes présentés pour atteindre un objectif de 4,6% de déficit en 2026.