La démission de Sébastien Lecornu inquiète les marchés
Le risque politique français commence à sérieusement préoccuper les investisseurs. Moins d’un mois après sa nomination, le premier ministre Sébastien Lecornu vient de remettre sa démission au président de la République, Emmanuel Macron, qui l’a acceptée. En moins d’un an, c’est le troisième chef de l’exécutif à quitter sa fonction.
Les nouveaux ministres, qui avaient été annoncés dimanche, se retrouve de facto démissionnaires.
Ces annonces ont fait chuter l’indice parisien CAC 40, qui avait déjà ouvert dans le rouge lundi sur des doutes quant à la capacité du nouveau gouvernement à tenir. Vers 13h30, il perdait près de 1,2% après avoir perdu jusqu'à 2,1% dans la matinée. Les valeurs bancaires sont particulièrement affectées. La Société Générale, BNP Paribas et le Crédit Agricole ferment la marche du CAC 40 avec des replis de 4,7%, 3,8% et 3,6%, respectivement.
Tensions sur les taux
L’euro abandonne également du terrain face au billet vert avec un repli de 0,5%, à 1,167 dollar.
Le rendement de l’obligation d’Etat française à dix ans a également grimpé. Il montait de 6 points de base (pb) en milieu de journée, à 3,57%, après avoir gagné jusqu’à 10 pb. L’écart (spread) avec le taux allemand atteint désormais 86 pb et le rendement du bon du Trésor français est temporairement passé au-dessus de son équivalent italien en cours de séance.
La démission de Sébastien Lecornu augmente l’incertitude politique dans l’Hexagone et renforce la perspective d’une possible nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale.
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