Rencontres. Worldline va racheter Ingenico pour 7,8 milliards d’euros et compte ainsi donner naissance au numéro 4 mondial du paiement. C’est une nouvelle étape dans la course à la taille des acteurs de ce secteur en forte croissance. Worldline, séparée d’Atos depuis un an, a déjà racheté le groupe suisse Six Payment Services pour 2,3 milliards d’euros en 2018. Au niveau mondial, l’américain FIS avait repris Worldpay pour 35 milliards de dollars l’année dernière et Fiserv s’était offert First Data pour 22 milliards de dollars. Ensemble, Worldline et Ingenico réalisent un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros et espèrent réaliser 250 millions d’euros d’économies annuelles d’ici à 2024. Surtout, ils couvrent la totalité de la chaîne des paiements de l’émission des moyens de paiement à l’acquisition côté commerçants et disposent d’une forte complémentarité géographique.
Le Crédit Agricole va prendre le contrôle de Linxo, en montant à 85% du capital de cette fintech dont il est actionnaire minoritaire depuis 2016. Créé en 2010, Linxo est spécialisé dans l’agrégation de données bancaires et de l’initiation de paiements. La participation sera portée par Crédit Agricole Payment Services et par FIRECA (Fonds d’investissement et de recherche du Crédit Agricole). Le solde du capital reste détenu par les dirigeants et fondateurs. Cette opération valoriserait Linxo sur une base moins élevée que lors de sa levée de 20 millions d’euros en 2017, selon la lettre spécialisée Mind Fintech.
Le Crédit Agricole va prendre le contrôle de Linxo, en montant à 85% du capital de cette fintech dont il est actionnaire minoritaire depuis 2016. « Cette prise de participation permet au Crédit Agricole de conforter son leadership dans le domaine des paiements digitaux. Elle s’inscrit dans le cadre du projet du groupe Crédit Agricole qui vise à faire des paiements, un levier majeur de fidélisation et de conquête », indique un communiqué diffusé ce matin.
Dans le sillage de ses concurrentes, la Société Générale lance une offre, baptisée Kapsul, à 2 euros par mois pour conquérir de nouveaux clients et retenir les existants.
La Société Générale va proposer à partir du 28 janvier une nouvelle offre bancaire à 2 euros par mois, sur les pas de celles déjà mises en place au Crédit Agricole (Eko), aux Caisses d’Epargne (Enjoy), chez LCL (Essentiel) et à La Banque Postale (Ma French Bank). Baptisée Kapsul, elle comprendra un compte, une carte bancaire Visa International sans découvert possible et une application mobile, a annoncé ce matin la banque rouge et noir. Pouvant être souscrite en ligne ou en agence, Kapsul donnera accès à un conseiller en agence si besoin, comme au Crédit Agricole et chez LCL.
La société de gestion indépendante Mansartis, qui gère plus de 800 millions d’euros d’actifs, obtient le label ISR pour les fonds Mansartis Europe, Mansartis Japon et Mansartis Asie. Après la labellisation en 2018 d’un fonds actions à thématiques environnementales, Mansartis compte désormais 4 fonds labellisés dans sa gamme. Dans un communiqué, Mansartis rappelle avoir, dès sa création, pris en compte des critères extra-financiers dans sa gestion sous la forme d’exclusion sectorielle, notamment pour sa clientèle issue du milieu associatif. En 2018, Mansartis a entamé une démarche de structuration et de systématisation de son approche ESG avec l’objectif d’offrir, à moyen terme, une gestion 100% ISR. La philosophie d’investissement, commune à l’ensemble des fonds, se base sur une gestion de conviction, sans contrainte d’indice, et une sélection de valeurs affichant une croissance de qualité. La systématisation de l’approche ESG participe à la gestion des risques et à la génération de performances. L’approche ISR de Mansartis repose sur 4 grands axes : une politique d’exclusion historique, un objectif de surperformance ESG des portefeuilles, la mesure et le suivi d’impact des investissements et une politique d’engagement forte. « Le référentiel ISR public est clair et exigeant. Ce label est pour nous la reconnaissance de notre démarche d’investisseur responsable et engagé » commente Guillaume Jalenques de Labeau, président-directeur général de la société.
La deuxième enquête publiée jeudi par la Banque des règlements internationaux (BRI) sur les monnaies digitales de banques centrales (MDBC) montre bien que les travaux s’intensifient sur le sujet : plus de 80% des 66 banques centrales interrogées ont travaillé sur la question en 2019, contre 70% en 2018, 40% seraient passées de la recherche conceptuelle à l’expérimentation ou à la «preuve de concept», et 10% ont développé des projets pilotes.
Alors que les principales banques centrales réfléchissent à la possibilité d'émettre leur propre monnaie digitale de banque centrale (MDBC), notamment la Banque de France, le Banque du Canada, la Banque d’Angleterre (BoE), la Banque du Japon (BoJ), la Banque centrale européenne (BCE), la Sveriges Riksbank et la Banque nationale suisse (BNS) ont annoncé mardi avoir créé, en collaboration avec la Banque des règlements internationaux (BRI), un groupe pour partager leurs expériences et leurs évaluations sur les projets de ce genre.
La société britannique à but non lucratif Saga Monetary Solutions a annoncé mardi le lancement du jeton Saga (SGA), «la première monnaie numérique mondiale», «qui reproduit la mécanique des monnaies des banques centrales et les applique à l'échelle mondiale», «en collaboration avec les banques, les institutions financières et les régulateurs», indique le communiqué. Il sera régi par ses détenteurs-utilisateurs à travers une variété de mécanismes de vote, et un mécanisme de stabilisation permettant de réduire la volatilité à partir d’une réserve d’actifs reflétant les Droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, assis sur un panier de devises diversifiées entre le dollar, l’euro, la livre sterling, le yen et le yuan. A ses débuts en 2018, Saga avait reçu 30 millions de dollars de Lightspeed Venture Partners, Mangrove Capital Partners, Vertex, lool, Disruptive et iAngel.
La société britannique à but non lucratif Saga Monetary Solutions a annoncé mardi le lancement du jeton Saga (SGA), «la première monnaie numérique mondiale stabilisée contrôlée par ses détenteurs», également «la première monnaie numérique qui reproduit la mécanique des monnaies des banques centrales et les applique à l'échelle mondiale», «en collaboration avec les banques, les institutions financières et les régulateurs», indique le communiqué.
La filiale de BNP Paribas va démarrer son offensive internationale en vendant son compte low-cost dans des kiosques espagnols de jeux de hasard, a appris L'Agefi.
La directive révisée sur les moyens de paiement ouvre les données bancaires aux acteurs du web moyennant agrément. En contrepartie elle entend sécuriser l’environnement dans lequel s’effectuent les paiements en ligne et l’accès aux comptes
Face à la complexité de la législation financière, difficile pour les acteurs du digital d’y voir clair , Gérard Haas, spécialiste des nouvelles technologies, revient sur la création du pôle que son cabinet a dédié aux fintech
Cinq ans après sa création, la fintech Easy Buziness se lance officiellementsur le marché. Fondée par Bruno Zutterling, Claude Cadeau et Edgard Bornet, la société propose une plateforme 100 % digitale à destination des professionnels du patrimoinepour évaluer, restructurer, optimiser, suivre et contrôler les portefeuilles des investisseurs. " La fintech est le fruit de plus de 3 ans de développement algorithmique par des experts des sujets financiers et d’un 1 an de test auprès des professionnels du patrimoine et institutionnels ", précise la société dans un communiqué.