Retraites : Le point sur les surcotes et les décotes
Alors que l’intégration d’un régime de surcote/décote a été mis en place lors de la récente réforme des retraites supplémentaires, le Cercle de l’Epargne s’est intéressé dans la dernière édition de son Mensuel de l’Epargne au bilan de la réforme des retraites des régimes de base de 2013 qui instaurait un régime de bonus/malus en fonction de l'âge auquel partaient les actifs en retraite. L’objectif étant bien entendu de retarder le départ anticipé des actifs.
Concernant le système de bonus (c’est à dire les actifs partant à la retraite au-delà de l'âge légal et ayant dépassé le nombre de trimestres nécessaires à une retraite à taux plein, qui ont du coup bénéficié d’une majoration de pension de 1,25% depuis 2009), le Cercle note que le nombre de bénéficiaires est reparti à la hausse en 2014 après plusieurs années de baisse depuis 2011 «du fait du report de l’âge légal et de l’allongement de la durée de cotisation». Ainsi, 13,4% des pensions liquidées bénéficiaient en 2014 d’une surcote, soit une progression de 1,4 point par rapport à 2013. Le montant mensuel moyen du bénéfice pour les retraités varie beaucoup en fonction de leur régime, précise le Cercle de l’Epargne :de 12 euros à la MSA (les retraités agricoles) à 326 euros pour la fonction publique civile d’État.
De l’autre côté du spectre, la décote (qui touche les actifs qui ont liquidé leur retraite avant d’avoir validé l’intégralité de leurs trimestres, et qui se voient appliquer un coefficient de minoration de 2,25% pour la génération 1945) a touché 8,2% des pensions du régime général en 2014. Le Cercle de l’Epargne précise que «pour la génération 1946 qui est désormais totalement à la retraite, le nombre de retraités faisant l’objet d’une décote est de 5,7 %». Par ailleurs, la décote va defait aller progresser à l’avenir étant donné l’allongement progressif de la durée de cotisation, ajoute le Cercle.
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