Retraites complémentaires : faut-il s’attendre à un échec ?
Alors que les négociations entre syndicats patronaux et salariés reprendront le 16 octobre, plusieurs raisons laissent à penser qu’un accord de financement ne sera pas trouvé.
A man sits on a bench in Sydney, Australia, on Wednesday, April 1, 2015. The number of people in Australia aged 65 and over is expected to double by 2055. Photographer: Brendon Thorne/Bloomberg
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Brendon Thorne/Bloomberg
Retraites complémentaires : acte 2. Le 16 octobre prochain, les trois organisations patronales et les cinq organisations syndicales gestionnaires des caisses des régimes Agirc et Arrco, se retrouveront à nouveau autour de la table pour évoquer le sort des retraites complémentaires. Entamées en février, les discussions se sont brutalement interrompues en juin. Principale pomme de discorde entre les différents interlocuteurs : le principe de décote applicable aux salariés qui prendraient leur retraite avant 65 ans.
Selon des sources syndicales citées par Reuters, les discussions butent toujours sur la volonté du patronat d’inciter les salariés à partir plus tard à la retraite par un système d’abattements dégressifs et provisoires sur les pensions versées. Même si le syndicat a visiblement mis de l’eau dans son vin. Le Medef propose ainsi de transformer son principe de décote en système de malus-bonus.
Dans ses premières propositions, le Medef proposait que les salariés consentent à un rabais de leur pension de 30% la première année, 20% la deuxième, 10% la troisième, avant d’acquérir une retraite pleine à 65 ans. Dans le nouveau système, ces abattements ne porteraient plus que sur deux années et se convertiraient au-delà de la troisième en bonus si le salarié retarde encore son départ à la retraite d’un ou deux ans.
Mais certains syndicats refusent totalement le principe de la décote, alors que d’autres, comme la CFTC, acceptent un maximum de 3 à 4% de décote sur les salariés.
Pourtant le Medef envisagerait d’autres concessions si les syndicats acceptaient cette proposition. Il se rallirait notamment au principe d’une hausse des cotisations employeurs, ligne infranchissable pour lui au printemps dernier.
Un accord semble donc difficilement atteignable. D’autant que, selon des indiscrétions rapportées par le journal L’Opinion cette semaine, les négociateurs auraient pour objectif de faire le dos rond jusqu’en 2017, date de la prochaine présidentielle, en sauvant toutefois le système à court terme. Avec l’espoir, du moins pour les syndicats patronaux, que le prochain Président repousse les bornes d'âge de départ du régime de base.
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