Retraite complémentaire : les négociations repoussées à octobre
Les négociations entre les syndicats patronaux et salariés ne semblent pas près d’aboutir. Les différents parties ont décidé d’attendre octobre prochain pour trouver un accord en vue de réformer la retraite complémentaire. Les protagonistes avaient des divergences de vues très fortes au moment de leur réunion de travail lundi 22 juin. Le Medef semble pourtant avoir légèrement édulcoré ses propositions. Dans un document diffusé dans la presse, les principales propositions du syndicat patronal pour ramener à l'équilibre les régimes de retraite complémentaire montraient moins de «mesures choc».
Décote sur les indemnités avant 65 ans
C’est le principal point noir des propositions du Medef. Le syndicat propose une décote «temporaire et dégressive» pour toute personne qui prendrait sa retraite avant 65 ans. Exemple : si une personne quitte la vie active à 62 ans à partir de 2019, elle verrait sa retraite complémentaire amputée de 30% la première année, 20% la deuxième et 10% la troisième (et dernière avant 65 ans). Le projet a été légèrement édulcoré, la décote initiale pour la première année était de 40% dans la première version du projet.
Le Medef a également proposé que les pensions complémentaires soient sous-indexées sur l’inflation à hauteur de 1,5% pendant trois ans. Il est toutefois revenu sur la baisse des pensions de reversion versées aux veuves, qui représentent 60% de la pension totale et que le syndicat souhaitait faire baisser à 55%.
Au total, le syndicat patronal assure que ces dispositifs permettront de réaliser 6,9 milliards d’euros d'économies d’ici 2020, 10,8 milliards en 2030 et 14,4 milliards en 2040. Certains syndicats sont prêts à accepter l’idée d’une décote mais pas à ces niveaux. La CFDT est par exemple disposée à consentir une baisse de 10% maximum, c’est 5% pour la CFTC (en échange d’une hausse des cotisations). La hausse des cotisations est d’ailleurs l’un des éléments clés de la négociation, le Medef se refusant pour le moment à l’inclure dans ses propositions. Prochaines négociations le 16 octobre prochain.
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