Retraite complémentaire : enfin l’accord

Au cours de négociations houleuses, le Medef et les syndicats sont parvenus à un accord de principe pour sauver les régimes de retraites complémentaires.
Images Of Retirees As Australia's $1.5 Trillion Pension System Failing
A man sits on a bench in Sydney, Australia, on Wednesday, April 1, 2015. The number of people in Australia aged 65 and over is expected to double by 2055. Photographer: Brendon Thorne/Bloomberg  -  Brendon Thorne/Bloomberg

Au bout du suspense, l’accord. Le patronat et trois syndicats réformistes ont conclu vendredi un accord de principe pour redresser les finances des retraites complémentaires des salariés, notamment en incitant ces derniers à travailler plus longtemps par un système de bonus-malus. Deux syndicats ont toutefois refusé d’accepter cet accord, les délégations de la CGT et de Force ouvrière qui ont quitté la table des négociations avant la fin des échanges.

Lire notre dossier - Retraites complémentaires : la réforme impossible

Après plusieurs révisions des propositions initiales du patronat, les organisations signataires se sont mises d’accord sur une série de mesures à court et moyen termes censées rapporter 6,1 milliards d’euros à l’horizon 2020, pour un besoin de financement évalué à 8,4 milliards par le Medef.

A partir de 2019 et de la génération 1957, une décote provisoire s’appliquera aux salariés remplissant les conditions d'âge et de durée de cotisation pour une retraite à taux plein du régime de base, s’ils cessent immédiatement leur activité.Cette mesure qui a le plus cristallisé débats et oppositions est celle qui rapportera le moins : 500 millions d’euros à l’horizon 2020 et 800 millions en 2030, selon le Medef.

Les retraités verront ainsi leur pension complémentaire amputée de 10% chacune des trois premières années de leur retraite. La décote de la troisième année pourra cependant être revue en 2021, en fonction de l’efficacité du dispositif.Les nouveaux retraités exonérés de CSG, soit au moins 20% des salariés français, ne subiront pas ce malus. Pour les retraités soumis au taux réduit de CSG, il ne sera que de 5%.

S’ils travaillent et cotisent un an de plus, les salariés ne seront pas soumis à ce «coefficient de solidarité». Cela revient de facto à allonger d’une année la durée de cotisation pour percevoir une pension complémentaire à taux plein. Par ailleurs, les salariés bénéficieront au contraire d’un supplément de retraite complémentaire de 10% s’ils restent en activité deux ans de plus, de 20% pour trois ans et 30% pour quatre.

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