Les principaux enseignements du baromètre CTIP de la prévoyance
Quel bilan peut-on tirer du marché de la prévoyance en 2015 ?Dans le 11e baromètre de la prévoyance réalisé par le Crédoc, le Centre technique des institutions de la prévoyance (CTIP) dresse plusieurs constats sur la complémentaire santé et l'épargne. Le voici résumé en trois points.
Les salariés sont mieux équipés en complémentaire santé...
Sept salariés sur dix sont équipés d’un contrat de complémentaire santé selon l'étude. Lors de la dernière édition de ce baromètre en 2013, ils étaient six. Par ailleurs, l'étude note une hausse sensible du nombre de complémentaires signées dans le cadre du travail. Il y a 28% d’entreprises qui n’ont pas encore mis en place de complémentaire santé généralisée dans leurs services. De plus, 71% des salariés qui bénéficient d’un contrat collectif estiment que le coût de leur mutuelle n’est «pas cher» ou est «au est juste prix».
A lire aussi sur l’AgefiActifs.com :Les inquiétudes du rapport sur la complémentaire santé obligatoire
... Mais connaissent très peu les nouveaux dispositifs
En revanche, 32% des salariés n’ont jamais entendu parler de la réforme sur la généralisation de la complémentaire santé qui entrera pourtant en vigueur dans trois mois, au 1er janvier 2016. Même problème du côté des entreprises. Parmi les employeurs, 29% connaissent la future loi mais ils ignorent tout des conditions de mise en place de la généralisation (elle doit concerner tous les salariés, être financée à 50% par l’employeur et proposer un socle minimum de garanties). En tout état de cause, 91% des entreprises n’envisagent pas de changer d’organisme assureur durant ce transfert.
A lire sur le sujet :A quatre mois de sa mise en place, la «mutuelle pour tous» passionne peu
Plus d’un salarié sur deux bénéficie d’une épargne retraite ou salariale
L'épargne retraite et salarialea repris de la vigueur cette année puisqu’elle concerne désormais 52% des salariés contre 46% en 2013. Selon l'étude, 51% des salariés «déclarent privilégier l'épargne collective comme dispositif le plus intéressant pour financer un complément de retraite», contre 45% il y a deux ans. En revanche, le nombre d’employeurs ayant mis en place un système d'épargne retraite ou salariale est en baisse : 30% contre 33% avec une couverture plus élevée cette année pour les grandes entreprises.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse