Fumée blanche à Bruxelles pour les hautes fonctions de l’Union européenne
Par L’Agefi Quotidien. - A l’issue d’une séquence de négociations qui aura été étalée sur plus de quarante-huit heures, les chefs d’Etat et de gouvernement ont finalement réussi à s’accorder, mardi 2 juillet, sur des noms pour occuper les hautes fonctions de l’Union européenne dans les années à venir, et notamment celui de la Française Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). «Christine Lagarde, avec son expérience internationale et son actuel poste de directrice générale du Fonds monétaire international, sera une parfaite présidente de la Banque centrale européenne», a déclaré Donald Tusk, le président du Conseil européen, en conférence de presse à la sortie de la réunion marathon.
Il aura donc fallu des discussions sur trois jours pour qu’un compromis émerge entre les différents dirigeants européens. Et jusqu’à la fin, l’incertitude et la prudence étaient de mise à Bruxelles.
Les postes visés lors de ces négociations concernaient la présidence de la Commission européenne, la haute représentation de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, la présidence du Conseil européen et la présidence de la BCE.
C’est vers 19 heures ce mardi que Donald Tusk a mis fin au suspense en annonçant sur son compte Twitter la liste des personnes nommées ou proposées par les dirigeants. L’Allemande Ursula Von der Leyen (actuelle ministre de la Défense) serait présidente de la Commission européenne et le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, prendrait la tête de la diplomatie de l’UE, l’actuel Premier ministre belge, Charles Michel, occupera le poste du président du Conseil européen et Christine Lagarde celui de présidente de la BCE.
Nouveauté : si ces nominations ou propositions étaient toutes confirmées, des femmes occuperaient donc deux des postes les plus importants de l’Union européenne.
C’EST AU TOUR DU PARLEMENT DE FAIRE SES CHOIX
Mais ce n’est pas pour autant la fin de l’histoire. Alors que la confirmation du poste de Christine Lagarde ne devrait être qu’une formalité, et que celui de Charles Michel devrait être garanti sans problème, la présidence de la Commission européenne et la haute représentation de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité sont plus incertaines. En effet, le Parlement européen doit élire la candidate proposée par les dirigeants européens et cela pourrait poser problème. Au sein des camps socialiste et écologiste, incontournables pour espérer obtenir une majorité, on se montrait en effet globalement déçus et opposés à la candidature d’Ursula Von der Leyen. Et celle de Josep Borrell devra également être validée par les parlementaires dans le cadre de l’approbation du futur collège.
Dans un premier temps, les députés européens vont élire, mercredi 3 juillet, leur président. Si les dirigeants européens souhaitent qu’un socialiste soit élu pour deux ans et demi, puis un chrétien-démocrate pour deux ans et demi par la suite, le Parlement européen reste souverain dans son choix.
Plus d'articles du même thème
-
L’Eurogroupe s’inquiète à nouveau pour la zone euro
L’Eurogroupe réuni vendredi à Dublin a débattu des inquiétudes actuelles autour du choc énergétique et de la hausse des taux. Ainsi que de l’urgence d’améliorer la compétitivité et la productivité, dont l’Union des marchés de capitaux. Son président a aussi appelé à relancer l’Union bancaire. -
Les banques saluent les pistes de la Commission pour simplifier les règles européennes
La consultation sur l’union de l’épargne et de l’investissement et la compétitivité du secteur bancaire européen qui se termine ce 17 septembre a eu beaucoup de succès. Les acteurs de la Place n’ont pas hésité à commenter et abonder dans le sens des propositions de la Commission. -
La France soutiendrait la candidature de Klaas Knot pour la BCE
Paris soutiendrait la candidature du Néerlandais pour succéder à Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne, à condition que le poste de chef économiste revienne à un candidat français, selon Reuters. Une proposition à laquelle Berlin risque fort de s’opposer.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- Deux anciens CGP lancent un outil d’analyse des SCPI pour les conseillers
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques saluent les pistes de la Commission pour simplifier les règles européennes
- La Banque de France relativise le décrochage de l’économie française
Contenu de nos partenaires
-
France Inter : Charles Sapin renonce à y intervenir à la suite de la suppression de son édito par la direction
Directeur adjoint de la rédaction de « Valeurs actuelles », Charles Sapin a indiqué qu’une séquence de débat était envisagé suite à la suppression de son édito sur France Inter, sous pression des grévistes et syndicalistes. Il a refusé l’offre -
Arabie saoudite : des flammes et de la fumée noire visibles près de l'aéroport de Riyad
Des flammes et de la fumée noire s’élevaient dans les environs de l’aéroport international de Riyad, samedi 19 septembre. D’après Flightradar24, de nombreux vols sont annulés ou retardés. Deux fortes explosions ont eu lieu dans la nuit, après une alerte des autorités prévenant d’une « menace aérienne hostile » -
La stratégie du gouvernement pour faire avaler son budget
Montrer aux marchés que la France agit, aux Français que tout le monde doit faire des efforts, aux oppositions qu'elles n'ont pas intérêt à bloquer ce budget : le Premier ministre cherche à relever ce triple défi