Avec la RDR, 11.000 conseillers ont quitté leur activité au Royaume-Uni
A l’occasion des premières rencontres européennes de la Fecif – Fedération européenne des conseils en investissements financiers – qui se sont tenues hier à Bruxelles, les représentants des différentes associations européennes de défense des conseillers indépendants ont notamment fait le point sur l’évolution des réglementations affectant leur métier.
L’allocution de Gary Heath, ancien directeur général de l’association des IFA (independant financial advisers) au Royaume-Uni était particulièrement attendue au regard de l’application de la RDR (Retail Distribution Review) au Royaume-Uni.
Baisse du nombre des conseillers. Après avoir rappelé les grands principes de la RDR: justifier de conditions de diplômes à des niveaux élevés sans tenir compte de l’expérience des conseillers (clause de grand-père) et le paiement aux honoraires et la suppression des commissions d’apports et de celles de suivi en mars 2016, Garry Heath a précisé que cette évolution a seulement bénéficié à un tiers des conseillers.
Depuis que la RDR est devenue une réalité, plus de 11.000 conseillers ont quitté l’industrie selon Garry Heath dont la moitié sont des independant financial advisers et l’autre des conseillers bancaires.
11 millions de consommateurs auraient perdu leurs conseillers et 8 millions seraient sur le point de les perdre à partir de 2016 a-t-il enfin précisé en concluant que la valeur des cabinets aurait chuté de 8,4 milliards.
Attendre encore un peu pour mesurer les effets. Les études d’impacts sur la RDR donnent lieu à diverses interprétations. Celle réalisée en avril 2014 par l’APFA (Association des professionnels du conseil financier au Royaume-Uni), notamment relayée par le MEDI montrait que la nouvelle réglementation a amené nombre de professionnels à anticiper les contraintes de la RDR en quittant la profession, mais que depuis la mise en place de la RDR, les effectifs sont en légère progression. Selon cette étude, la part des honoraires a fortement progressé passant de 228 millions de £ à 850 millions de £. Il est encore tôt pour être définitivement pessimiste ou optimiste.
Plus d'articles du même thème
-
Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Payée en numéraire, cette acquisition qui dépasse 20 milliards d’euros risque de peser sur la structure de bilan de l’équipementier électrique français. -
Le risque France se propage aux obligations d’entreprises
L’immunité pour le marché du crédit est terminée. Celui-ci s’écarte à son tour, affecté par la volatilité sur les taux. Les émetteurs français sous-performent alors que le spread entre la France et l’Allemagne a atteint un plus haut de près de quinze ans même si les groupes internationaux peuvent jouer les actifs refuges. -
Le gouvernement s’attaque aux avoirs en déshérence
Un prélèvement de 17 % sera appliqué de manière réversible sur les fonds en déshérence récupérés par la Caisse des dépôts et des consignations, qu’ils soient placés en assurance vie ou sur les comptes bancaires.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- La France met le prix pour placer sa dette
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
- La dette française est sous la pression croissante des investisseurs
- A Patrimonia, l’opportunisme prime sur les inquiétudes
- L’Autorité des marchés rappelle à l'ordre les acteurs du financement participatif
Contenu de nos partenaires
-
Qui est Jay Clayton, le nouveau « tsar » de l’IA aux Etats-Unis ?
Nommé par Donald Trump pour piloter la Super Intelligence Force, le directeur du renseignement national hérite d'un domaine stratégique sans posséder d'expertise technique -
StratégieViolences, risques de récupération… : comment les syndicats veulent contourner les pièges du mouvement des lycéens
Face à la fronde des lycées, les organisations syndicales tentent d'encadrer la mobilisation prévue mardi à Paris, prudentes face au risque d'être accusée de faire de la récupération -
Têtes brûléesBlocage des lycées : la colère sans mode d'emploi
Après deux semaines de blocus lycéens, organisations lycéennes, étudiantes et syndicales manifestent ce mardi 6 octobre. Une tentative de structurer un mouvement jusqu'ici gazeux, souvent violent, et insaisissable pour le gouvernement