Nouvelle amende pour les compagnies qui tardent à contacter les bénéficiaires
Mardi 29 janvier 2019, les sénateurs ont entamé l’examen des articles du projet de loi Pacte. Au cours de cet examen, les parlementaires ont adopté une disposition visant à renforcer les règles légales qui encadrent le reversement d’une assurance-vie à un bénéficiaire, à la suite du décès de l’assuré.
Face à l’ampleur des contrats d’assurance-vie non réclamés – plus de 5,5 milliards d’euros de capitaux «en déshérence» – le législateur a amélioré ces dernières années le cadre légal pour mieux protéger les assurés et les bénéficiaires, notamment avec l’adoption de la loi relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance-vie en déshérence en 2014.
La loi contraint en particulier les assureurs à rechercher les bénéficiaires d’une assurance-vie non réclamée, définit les modalités de revalorisation des sommes non réglées après le décès de l’assuré, encadre la procédure de versement des capitaux au bénéficiaire ou encore prévoit le reversement des capitaux non réglés après une période de dix ans à la Caisse des Dépôts et consignation.
Si ces mesures ont apporté des améliorations sensibles au cadre légal, les sénateurs estiment que celui-ci mériterait d’être encore renforcé.
Après réception de l’avis de décès et de sa prise de connaissance des coordonnées du bénéficiaire ou au terme prévu pour le contrat, l’assureur dispose d’un délai de 15 jours pour demander au bénéficiaire des pièces nécessaires au paiement. Après réception de ces documents, celui-ci a un délai d’un mois pour procéder au versement.
Le non respect du second délai est assorti de pénalités à hauteur du double du taux légal durant deux mois puis au triple du taux légal. Aucune sanction n’est prévue en revanche en cas de manquement au délai de 15 jours.
Dans son rapport d’activité pour l’année 2017, le médiateur de l’assurance indique que cette absence de pénalité n’incite pas au respect de cette échéance. Ainsi, des délais supérieurs à plusieurs mois ont pu être observés.
Aussi, cet amendement propose d’appliquer des pénalités à hauteur du double du taux légal durant un mois puis au triple du taux légal en cas de manquement au délai de 15 jours.
Plus d'articles du même thème
-
Frédéric Sauvage (Baloise Vie Luxembourg) : « Tous les clients qui nous interrogent ne partent pas »
Le directeur France de Baloise Vie Luxembourg revient sur l'engouement de la clientèle française pour l'assurance vie luxembourgeoise. -
Nicolas Lemaire (Nortia) : « Les produits structurés à sous-jacent actions reviennent en force »
Si les UC restent majoritaires dans les contrats d'assurance vie, la part dédiée aux produits structurés diminue pour la première fois depuis 2 ans. Nicolas Lemaire, responsable des partenariats AM de Nortia, fait le point sur les tendances d'allocation des CGP. -
Les candidats à la présidentielle donnent des gages à l'Afer sur l'épargne des Français
A l'occasion des 10e Assises de l'épargne de l'Afer, sept candidats à l'élection présidentielle se sont exprimés sur la préservation du cadre de l'assurance vie et la retraite par capitalisation.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
Contenu de nos partenaires
-
DivanLycées, dette, budget : la France au bord du burn-out
L'accumulation inédite de crises intenses est révélatrice de l'attitude des Français face à l'école, au travail, à la politique, et à un modèle social qui n'a plus les moyens -
EditorialLycéens, actifs, retraités : la guerre des trois aura-t-elle lieu ?
Rien de ressoude plus une société divisée qu’un ennemi commun. Or, cet ennemi existe : c’est la dette ! -
Passage en caisseLycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ?
Le mouvement lycéen entamé le 21 septembre dernier ne faiblit pas et vire souvent aux émeutes urbaines. Face à la casse, collectivités, Etat, régions, et contribuables s'inquiètent de devoir payer la facture