Querelle dans l’immobilier! Le groupe viagériste Renée Costes entend avoir voix au chapitre dans le projet d’offre publique d’achat (OPA) d’Inovalis sur Advenis (ex Avenir Finance).
Un premier projet retoqué
L’affaire débute en septembre dernier lorsque la société de gestion immobilière Inovalis décide de déposer un projet d’OPA simplifié sur Advenis, spécialiste de la gestion immobilière. L’offre est faite de concert avec Hoche Partners Private Equity Investors, avec qui l’asset manager est actionnaire à 72,86 % du capital d’Advenis. Le prix proposé est de 1,80 euros par actions et de 3.017,42 eurospar obligations. Pas de quoi convaincre Advenis. Et encore moins un autre de ses actionnaires, qui décide de rentrer dans la danse.
Début octobre, le groupe viagériste Renée Costes se fend d’un communiqué pour contester l’offre d’Inovalis, estimant qu’elle «ne reflète pas le potentiel de l’entreprise ». Les actes suivent les paroles: il refuse d’apporter ses titres en l’état et renforce sa position au capital d’Advenis en franchissant le seuil de 5 %.
C’est la fin de la première manche. Inovalis est prié de revoir sa copie.
L’OPA finalement validée
Inovalis et Hoche reviennent à la charge le 17 novembre, avec une offre retravaillée. Ils relèvent le prix par action à 2,07 euros, les autres modalités de l’offre restant inchangées. Cette fois c’est la bonne: Advenis valide l’offre, estimant que les «conditions financières (…) sont équitables d’un point de vue financier pour les actionnaires et les détenteurs d’obligations convertibles de la Société». Dans la foulée, l’AMF donne également son feu vert et précise la période d’ouverture (du 26 novembre au 16 décembre 2020).
Mais la pilule ne passe toujours pas pour Renée Costes. Le 9 décembre, le spécialiste du viager se renforce encoreau capital d’Advenis et franchit le seuil de 7 %. Dans un communiqué, le groupe estime que cette nouvelle offre « ne peut en aucun cas s’établir à un prix inférieur au prix d'émission des nouvelles actions issues de la conversion des obligations convertibles (2,875 euros par action)».
Signe que la tension commence à monter, le ton est cette fois plus véhément. «L’actionnaire majoritaire Inovalis profite de la conjoncture actuelle pour s’offrir à bon compte cette belle société désormais saine et restructurée. Nous ferons tout pour convaincre le management et les autres actionnaires!», s’insurge Igal Natan, le président de Renée Costes.
Contacté par la rédaction, le dirigeant a confié vouloir encore se renforcer au capital s’ils en ont la possiblité. Le faible flux des titres lui faitpenser que les actionnaires minoritaires seraient également réfractaires au projet. Il faut dire que la spécificité des OPA simplifiées ne joue pas en leur faveur. Si Inovalis et Hoche dépassent les 90 % de part au capital, les actionnaires minoritaires devraient automatiquement leur vendre leurs actions, entrainant de facto le retrait d’Advenis de la cote. A date, Inovalis et Hoche détiennet 82 % de parts. Plus que 8 % donc...
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