Le projet européen de taxe sur les transactions financières inquiète toujours
Ulrich Grillo, président du BDI, Pierre Gattaz, président du Medef et Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, ont réaffirmé aujourd’hui leur forte préoccupation concernant le projet européen de Taxe sur les Transactions Financières (TTFE), actuellement discuté par onze Etats membres de l’Union Européenne dans le cadre de la procédure de coopération renforcée.
Le BDI, le Medef et Paris Europlace insistent sur l’impact négatif qu’aura la TTFE sur l'économie européenne, alors que l’amélioration de la croissance économique de la zone euro demeure fragile.
Le projet actuel de TTFE pénaliserait fortement les entreprises non financières en dégradant leurs conditions de financement et cela très précisément à un moment où les crédits bancaires sont contraints tant par les règles internationales de Bâle 3 que par les régulations bancaires européennes.
Il y aurait, en particulier, un risque spécifique si les contrats sur produits dérivés utiles à l'économie (i.e sur actions, taux de change, taux d’intérêt, matières premières ou dérivés de crédits) étaient inclus dans la TTFE. Ces contrats sont en effet largement utilisés par les entreprises non financières pour couvrir leurs risques. Accroître leur coût porterait un préjudice grave à la compétitivité de ces entreprises.
Taxer les contrats de dérivés provoquerait également une relocalisation massive de ces activités dans des entités financières situées en dehors des Etats participant à la coopération renforcée.
Après les avertissements explicites de la BCE, de la BEI, de la Bundesbank, de la Banque de France et de tout un ensemble d’organisations professionnelles sur les conséquences négatives qui en résulteraient, l’introduction d’une nouvelle et complexe taxe européenne sur le secteur productif et sur les intermédiaires financiers dans onze Etats aurait des conséquences graves tant pour la communauté des entreprises des Etats membres concernés que pour la compétitivité de la zone euro.
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques américaines surfent sur les opérations de marché
JPMorgan, Goldman Sachs, BofA, Citigroup et Wells Fargo ont tiré parti du dynamisme du trading et de leurs activités dans la banque d’investissement au deuxième trimestre 2026. -
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
- Les gérants actifs subissent le coût du «value for money» au profit des intermédiaires
- BPCE rachète à Arkéa l'agence immobilière en ligne Liberkeys et le développeur Izimmo
- Natixis Investment Managers crée sa plateforme d’ETF actifs
- Atream ambitionne de doubler ses encours d'ici 5 ans
- Les taux longs américains échappent à Donald Trump
Contenu de nos partenaires
-
Jour J, heure HFin de vie : ultimes vertiges parmi les députés
Alors que « l’aide à mourir » doit être adoptée par un vote solennel ce mercredi, des hésitations se font encore jour au Palais-Bourbon parmi des élus qui ont conscience de vivre un moment d’Histoire -
Encore et encoreEntre l’Iran et Trump, la bataille d’Ormuz repart de plus belle
Echaudé par les attaques iraniennes, le président américain a annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % pour le passage du détroit. Avant d’y renoncer sous la pression -
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée.