Le prélèvement à la source verra bien le jour (avec de petits ajustements)
Après d’ultimes atermoiements, la réforme déjà décalée d’un an aura bien lieu l’an prochain. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a affirmé mardi soir sur TF1 que le prélèvement à la source (PAS) serait bien mis en place comme prévu, dès le 1er janvier 2019. Suite à la révélation du Parisien,le 2 septembre, d’une note de Bercy mettant en exergue de nombreux bugs lors de tests «à blanc» de l’administration fiscale, Emmanuel Macron avait fait part de ses doutes, demandant «des réponses précises» avant d’enclencher la réforme.Ce qui avait contraint laDGFiP, confirmant des «dysfonctionnements» lors des tests,d’assurerque la mise en œuvredu PAS se ferait « dans de bonnes conditions techniques» et qu’il n’y aurait pas de risque de double imposition.
Exit, donc, l’hypothèse de son remplacement par une mensualisation obligatoire, évoquée par le chef de l’Etat. Mais cet énième couac laissera néanmoins place à de petits aménagements en faveur des bénéficiaires de crédits d’impôts, au titre d’un hébergement en Ehpad, d’un emploi à domicile ou d’un investissement locatif. Ils percevront dès le 15 janvier un acompte de 60 % de l’avantage fiscal perçu l’année précédente, qui ne se montait jusqu’alors qu’à 30 % et était réservé aux services à la personne. Par ailleurs le gouvernement annonce la mise en place d’un acompte annuel en 2019, pour les contribuables employés à domicile,qui seracalculé sur la base des derniers revenus connus. Autant de mesures qui resteront à préciser par l’administration fiscale, mais dont lecoût est déjà chiffré: plus de 5 milliards d’euros, rapporte l’AFP citant le ministère.
Concernant les calculs des banques de l’endettement et dela capacité d’emprunt, on se veut plutôt rassurant du côté des courtiers en crédit. «D’après les partenaires bancaires que nous avons interrogés, la mise en place du prélèvement à la source ne devrait pas modifier les calculs d’endettement et de capacité d’emprunt. Les banques devraient donc prendre en compte le ‘net à payeravant impôt sur le revenu’ qui restera inscrit sur les fiches de paie en plus du nouveau ‘net à payer après prélèvement de l’impôt le montant effectivement versé au salarié’»,a réagiVousfinancer.com.
Plus d'articles du même thème
-
Singapour veut réduire la taxation des hedge funds et autres gérants alternatifs
Singapour envisage d’assouplir sa fiscalité pour les hedge funds et autres sociétés de gestion alternatives, rapporte Bloomberg, citant des sources au fait des événements. -
Andy Burnham veut changer le modèle politique et économique du Royaume-Uni
Cette profonde transformation pour mieux répartir le pouvoir, réindustrialiser le pays et instaurer une nouvelle collaboration, reste à décliner en mesures concrètes. Le nouveau premier ministre doit encore constituer son gouvernement, mais la nomination surprise du très expérimenté John Healey au poste de ministre des Finances peut rassurer les marchés. -
La commission d'enquête sur les plus hauts patrimoines enterre la taxe Zucman mais veut un taux plancher
Le rapport de cette commission d'enquête rejette explicitement le principe d'un taux plancher assis sur le patrimoine, mais recommande une imposition minimale en s'appuyant sur la contribution différentielle sur les hauts revenus. Il propose aussi une taxe élargie sur les holdings.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- La commission d'enquête sur les plus hauts patrimoines enterre la taxe Zucman mais veut un taux plancher
- Hakim Souanef (Lumnis Gestion Privée) : « Les cabinets qui nous rejoignent ont choisi de privilégier la qualité du conseil, quitte à accepter une valorisation plus modérée »
- Swiss Life AM lance une nouvelle solution pour optimiser les liquidités à court terme
- L'AMF pointe la mauvaise influence des réseaux sociaux sur les jeunes investisseurs en Bourse
- Crystal s'attache les services d'un diplomate
Contenu de nos partenaires
-
Moyen-OrientDonald Trump menace de frapper les infrastructures iraniennes en représailles aux attaques à Ormuz
Le président américain continue de jouer l'escalade face à l'Iran, tout en minimisant les chances d'une résolution diplomatique -
NostalgieDirecteur de campagne du RN, Julien Sanchez poursuit sa réhabilitation de Jean-Marie Le Pen
Le député européen multiplie les propos élogieux à l'égard du fondateur du Front national -
Révolution de palaisMykhailo Drapatyi, un « moderne » à la tête des forces ukrainiennes
Le commandant des armées, le général Syrsky, a été remercié par le président Zelensky, mis sous pression par les manifestations qui ont suivi le limogeage du ministre de la Défense