Non-versement des allocations au bailleur d’un logement indécent
Le décret n° 2015-191 du 18 février 2015 relatif aux allocations de logementprécise une disposition de la loi du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové; Cette dernière a introduit le principe d’une conservation, par les organismes payeurs, des allocations de logement familiales (ALF) et des allocations de logement sociales (ALS) afin d’inciter les bailleurs de logements indécents à effectuer les travaux nécessaires à leur mise en conformité. Les allocations ne sont pas versées tant que les travaux ne sont pas effectués ; durant cette période, le locataire n’est redevable que de la part de loyer résiduelle, c’est-à-dire celle non couverte par l’allocation. La conservation de l’allocation ne peut excéder une durée de dix-huit mois. A l’expiration de ce délai, et si les travaux n’ont pas été réalisés, l’allocation conservée est définitivement perdue pour le bailleur, qui ne peut alors demander au locataire le paiement de la part de loyer non perçue correspondant au montant de l’allocation conservée. Le décret fixe les modalités de cette conservation. Il précise les cas dans lesquels un renouvellement du délai de conservation (de six mois renouvelable une fois) peut être accordé. Il maintient les cas de dérogations à la condition de décence, déjà prévus par la réglementation actuelle, pour les hôtels meublés et les logements dont les allocataires sont propriétaires. Il fixe les conditions d’habilitation des organismes chargés de constater l’indécence d’un logement. Enfin, l’allocation ne pouvant être accordée que si le logement remplit des conditions de peuplement, le décret en précise la nature, et harmonise la durée des dérogations accordées à ce titre.
Plus d'articles du même thème
-
Linxea intègre une gestion pilotée en ETF dans ses contrats d'assurance vie avec Suravenir
Le spécialiste de la distribution en ligne de produits d’épargne choisit Amundi pour cette nouvelle offre qui comprend quatre profils d'allocation et des frais de gestion de 0,99 % sur la part investie en unités de compte. -
La SEC et l’AMF unissent leurs forces pour superviser les conseillers en investissement financier
L’accord permettra de faciliter l’enregistrement et la supervision par la SEC des sociétés de gestion d’actifs supervisées par l’AMF qui souhaitent exercer leurs activités aux États-Unis en qualité de conseillers en investissement. -
Les questions écrites aux AG du CAC 60 ne poursuivent pas toutes les mêmes objectifs
Le Forum pour l’investissement responsable (FIR) pose près d’une question sur deux (44%), contre 4% pour les investisseurs institutionnels. Ces questions se concentrent sur quelques émetteurs, en particulier TotalEnergies, Thales, Société Générale, Orange et Air Liquide.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Global X lance un ETF sur les sociétés minières aurifères responsables
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Les investisseurs anticipent une nouvelle saison de résultats exceptionnelle
- Les régulateurs alertent sur la standardisation du conseil en épargne
- Nordea AM va pouvoir commercialiser son fonds Empower Europe aux clients du CCF
- Les encours d’épargne salariale et de retraite collective franchissent le seuil de 250 milliards d’euros
Contenu de nos partenaires
-
Money, money, moneyHausse du smic ou « travailler plus pour gagner plus » : comment les candidats abordent la question épineuse du pouvoir d'achat
Si tous les candidats à la présidentielle partagent le constat que le travail ne paie pas suffisamment en France, ils s'opposent sur la réponse à apporter : quand la droite veut augmenter le temps de travail, la gauche promet d’augmenter les salaires en taxant les plus riches -
Gilet gialliCarburant : Meloni face à la colère des routiers et des agriculteurs
Le gouvernement a déjà débloqué des fonds, mais la grogne risque de s’étendre aux pêcheurs -
Trainée de poudreDe TikTok aux pillages : aux origines numériques de la violence du 17 octobre
Un compte TikTok, un rendez-vous viral et un drapeau pirate tiré du manga « One Piece » : les émeutes du 17 octobre révèlent de nouveaux ressorts de mobilisation. La viralité numérique a alimenté la violence dans la rue