Les entreprises misent sur le télétravail pour réduire leurs surfaces
S’il est encore difficile de chiffrer l’impact du télétravail sur le marché immobilier de bureaux, une tendance se dessine toutefois: les entreprises veulent profiter de son essor pour faire des économies. C’est le constat que dresse l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) dans une note diffusée ce jour.
L’organisme a établi ses projections en fonction de trois scénarios. Le premier traduit une situation de marché dans laquelle la crise du Covid n’aurait pas eu lieu. Le télétravail aurait continué son déploiement au rythme qu’il connaissait ces dix dernières années. Ainsi, l’IEIF estime à 24 % la part de sociétés qui auraient souhaité réduire leur surface immobilière grâce au travail à distance (à raison d’un jour par semaine). Avec un gain de surface estimé à 12 %.
Le scénario médiant intègre «un impact réel, mais non maximaliste, de la crise sanitaire» et s’appuie notamment sur une enquête réalisée par le réseau immobilier Savills en octobre 2020. Dans ce cas de figure, ce sont 41% des entreprises qui chercheraient à réduire leurs bureaux de 27 % grâce à deux jours de télétravail par semaine.
Enfin, le dernier scénario s’appuie sur une enquête réalisée par Parella, publiée également en octobre 2020. Il traduit ce qui pourrait advenir si les évolutions accélérées par la crise sanitaire entraînaient une véritable rupture en termes d’organisation du travail. 54 % des entreprises chercheraient alors à réduire leur surface immobilière de 36 %grâce à 2,2 jours de télétravail par semaine.
Paramètres retenus dans le cadre des scénarios
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