Le spectre d’une remontée des taux de crédit immobilier s'éloigne
Lors de sa première réunion de l’année, le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a laissé ses taux inchangés et laissé entendre que la conjoncture n’était pas propice à une remontée à court terme… Un discours qui éloigne également le spectre d’une remontée des taux de crédit en 2019.
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Jérôme Robin, président de Vousfinancer.com
La Banque centrale européenne a laissé hier ses taux inchangés lors de sa première réunion de l’année et réaffirmé sans surprise qu’une hausse n’était pas envisagée avant cet été… En revanche, des évolutions ont été notées dans la teneur du discours de Mario Draghi, président de l’institution, qui a fait part de ses incertitudes sur la conjoncture en Europe avec des risques pesant sur la croissance. Compte tenu des prévisions de croissance à la baisse dans la zone euro, on peut s’attendre à une poursuite sur un horizon plus long de la politique accommodante de la BCE qui a contribué depuis plusieurs années à maintenir d’excellentes conditions de crédit en Europe et notamment en France. C’est l’un des éléments aujourd’hui qui nous laisse penser que les taux de crédit ne vont pas remonter significativement en 2019.
Dans le même temps, les taux d’emprunt d’Etat à 10 ans sont revenus hier à leur plus bas niveau depuis juillet 2018 à moins de 0,6 % (0,59 % ce jour), contre 0,80 % fin 2018 et 0,90 % il y a un an… Ce maintien des taux d’emprunt d’Etat à un niveau historiquement bas devrait permettre aux banques de continuer à mener une politique de taux de crédit attractifs sans trop rogner sur leurs marges, d’autant que, tant que les taux directeurs de la Banque centrale européenne n’augmenteront pas, elles continueront à obtenir d’excellences conditions de refinancement.
En outre, on note depuis le début du mois de janvier un climat général qui engendre un attentisme qu’on attribue également à la mise en place du prélèvement à la source et au mouvement des gilets jaunes. Cet attentisme impacte l’ensemble de l’économie, y compris le dynamisme du marché immobilier et la demande de crédit qui ressort en baisse par rapport à janvier 2018. On note d’ailleurs un recul de la part des primo-accédants, passée de 42 % en janvier 2018 à 37 % des acheteurs actuellement. «Dans ce contexte de démarrage plus lent de l’activité depuis le début de l’année, les banques devraient maintenir des taux de crédit bas pour soutenir la demande… Pour l’ensemble de l’année 2019 nous ne sommes pas inquiets: l’immobilier demeure une valeur refuge pour les Français et de nombreux voyants restent au vert. Le marché devrait donc rapidement retrouver son dynamisme, notamment grâce au niveau bas des taux dont le spectre d’une remontée s’éloigne encore…
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