Rédacteur en chef L'Agefi Patrimoine/Gestion Privée
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Le Crédit Immobilier de France indique qu’il a cédé à EOS France en décembre 2018, un portefeuille de créances hypothécaires douteuses et contentieuses qu’il détenait. Cette opération a porté sur des créances d’une valeur faciale totale de 125 millions d’euros, avec en garantie les actifs immobiliers sous-jacents. « Cette cession représente une première étape significative dans l’exécution du plan d’optimisation de nos encours qui doit se poursuivre dans les années à venir, préservant ainsi les intérêts des différentes parties prenantes de l’extinction du CIF, indique Thierry Gillouin, son directeur général délégué cité dans un communiqué.
La remise en cause du modèle de refinancement du CIF l’a conduit à solliciter en 2012 la garantie de l’Etat. Cette dernière lui a été accordée à titre définitif en 2013, avec l’aval de la Commission européenne, à la condition que le CIF cesse toute production nouvelle de crédits et qu’il s’engage dans un plan de résolution ordonnée organisant sa gestion extinctive à l’horizon 2035 tout en garantissant le reclassement de ses salariés.
De son côté, EOS France, la filiale d’EOS, société de services financiers du groupe allemand OTTO - leader mondial de la vente à distance - est un spécialiste de l’acquisition et de la gestion de créances à dominante bancaire. L’an dernier, la société a investi près de 150 millions d’euros en propre dans des portefeuilles de créances bancaires douteuses ou contentieuses.
Comme le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, la filiale bancaire du groupe La Poste bénéficie à plein de la configuration des taux, alors que la contribution de CNP Assurances marque le pas.
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