La vente en viager reste encore confidentielle
Mis en avant au Salon National de l’Immobilier qui s’est tenu du 13 au 15 octobre dans le cadre d’une conférence organisée par la Chambre FNAIM du Grand Paris, l’achat en viager reste encore largement méconnu et donc peu utilisé. Cette transaction immobilière permet pourtant au vendeur de bénéficier de complément de revenus. En viager l’acquéreur paye au vendeur une somme représentant une partie de la valeur du bien (le bouquet) et s’engage également à lui verser le complément du prix sous forme d’une rente viagère. Le montant de celle-ci dépend de la valeur du bien immobilier, du montant du bouquet, de l’âge du vendeur et si le bien est vendu libre ou occupé. Dans cette dernière hypothèse, le vendeur continue à vivre dans le logement. Les Notaires franciliens estiment que le nombre de ventes en viager oscille entre 300 et 700 par an en Ile-de-France. Ce qui représente moins de 1% des transactions sur le marché. «En Ile-de-France, dans 86 % des cas le vendeur continue d’occuper son logement, 14 % seulement des biens vendus en viager sont libres d’occupation. Les trois quarts des logements vendus en viager sont des appartements, souvent des 2 pièces fréquemment localisés dans la Capitale. Les vendeurs, âgés de 79 ans en moyenne, sont souvent seuls avec une surreprésentation féminine parallèle à celle que l’on observe dans la population dans son ensemble», indique les Notaires franciliens. Si le viager ne séduit pas, c’est souvent en raison de son caractère aléatoire et le fait de pouvoir assumer une rente à horizon inconnu. Pourtant de plus en plus d’opérateurs s’intéressent au viager en modernisant sa formule. Selon les statistiques des Notaires franciliens le viager permet d’obtenir, en moyenne sur l’Ile-de-France, une rente mensuelle de 1.400 euros lorsqu’on vend un appartement et 1040 euros pour une maison.
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