Cerenicimo prend la casquette d’asset manager
Si la gestion d’un logement locatif est communément confiée à un administrateur de biens, cette solution pratique n’avait pas été adaptée pour les résidences services. En effet, une fois le lot vendu, les investisseurs demeurent en relation directe avec l’exploitant qui leur verse leurs loyers. Or, dans les cas de retards de loyers, de propositions de baisse de loyer, de renégociation du bail, le copropriétaire bien souvent seul peut se sentir désoeuvrer. Jusqu'à présent, Cerenicimo - qui affiche un taux de sinistres de 3 %- pouvait intervenir dans ces situations. Elle assurait ainsi le suivi de ses programmes vendus mais dans le cadre d’un «service après-vente» qui n’avait rien d’officiel. Désormais, la plateforme s’est dotée de la carte de gestion immobilière et compte développer une activité d’asset management sous Cerenicimo Asset.
Mandat. Ainsi les investisseurs pourront donner mandat à la plateforme pour les représenter et gérer leur bien. Cerenicimo collectera les loyers auprès de l’exploitant et les reversera à chaque copropriétaire. En cas d’incidents de paiement, elle sera alertée immédiatement et pourra procéder à des relances et au recouvrement en faisant notamment appel à des avocats. Cerenicimo Asset accompagnera également les investisseurs au moment du renouvellement du bail. L’acteur compte davantage peser grâce à sa forte représentation par rapport à un seul copropriétaire. De même, il pourra rechercher et analyser les offres en cas de changement d’exploitant. L’objectif est donc de faciliter les échanges. La société précise que bien entendu cela ne signifie pas que toutes les décisions seront prises sans l’aval du bailleur.
Opérations en cours et à venir. Cette casquette d’asset manager sera notamment portée pour une prochaine opération de vente à la découpe dans laquelle le preneur à bail ne souhaitait qu’un seul interlocuteur pour le versement des loyers. Cette formule n’a donc pas que des avantages pour l’investisseur, l’exploitant a également à y gagner. Ensuite, le mandat d’asset management devrait être décliné dans d’autres opérations qu’elles soient commercialisées par la plateforme ou non et même déjà vendues. Les investisseurs récalcitrants à cette représentation pourront bien évidemment ne pas donner mandat à la plateforme mais cela s’avérera difficile si la demande provient de l’exploitant.
Frais. Les frais de ce mandat s'élèvent à 3 % du montant des loyers. Pour des opérations déjà commercialisées, une offre commerciale prenant la forme d’une gratuité temporaire pourra être mise en place. Deux personnes au sein de Cerenicimo Asset sont dédiées à cette nouvelle activité.
Avec ses différentes activités intégrées - le courtage en crédit, la commercialisation, la gestion et la revente -, le spécialiste du LMNP se positionne désormais sur tous les moments clés d’un investissement en résidences-services.
Plus d'articles du même thème
-
«Nous avons ramené les portefeuilles vers une légère surpondération des actifs risqués»
Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée, Allianz Global Investors -
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026. -
La croissance chinoise résiste contre vents et marées
La Chine se montre résiliente, avec 1,3% de croissance au premier trimestre. En revanche, la crise immobilière n’est pas encore résolue et pèse toujours sur la consommation des ménages.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- Comgest fait face à une forte décollecte au premier trimestre 2026
- La « grande transmission » redéfinit le comportement des épargnants
- Deux traders et un gérant de fortune condamnés dans l'affaire Air Liquide
- Le non-coté progresse chez les particuliers
- Abeille Assurances retrouve une collecte nette positive en assurance-vie
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat