Barnes ouvre un département viager
La société d’immobilier résidentiel haut de gamme Barnes a annoncé la création d’un département viager en son sein afin de conseiller les personnes intéressées pour vendre ou pour acheter en viager des biens immobiliers à fort potentiel. «Si l’immobilier est un investissement, le viager apparait désormais comme une véritable stratégie patrimoniale», souligne Barnes.
La société d’immobilier prend l’exemple d’un appartement rénové de 235 mètres carrés avec un toit terrasse de 250 mètres carrés offrant une vue sur la Tour Eiffel estimé à près de 6 millions dans le cas d’une vente classique. En viager occupé, la vente extérioriserait un bouquet de 1,275 million d’euros pour un couple vendeur, complété par une rente de 10.000 euros par mois pendant les 10 premières années, puis 6.000 euros au-delà.
Complément de revenus pour le vendeur. «Avec le bouquet, le vendeur dispose immédiatement d’une somme d’argent qu’il peut utiliser à sa convenance. Le bouquet peut également servir à payer l’impôt sur la plus-value éventuelle si le bien n’est pas la résidence principale du vendeur», explique Barnes. La rente mensuelle peut elle être est indexée sur l’inflation, voire comporter des clauses de rehaussement si le vendeur était amené à devoir quitter son logement pour intégrer une maison de retraite. La rente est imposable sur le revenu, mais en partie seulement: si le vendeur est âgé de plus de 70 ans au jour de la vente, seuls 30% de la rente sont imposables en plus des prélèvements sociaux, actuellement de 15,5%. En outre, si le vendeur est redevable de l’ISF, seul la valeur en capital de la rente viagère entre dans l’assiette de calcul de l’impôt. Quand le vendeur avance en âge, cette valeur diminue donc.
Placement attractif pour le vendeur. «Le viager occupé est l’opportunité de se constituer un patrimoine avec un important rabais sur le prix et un paiement échelonné dans le temps», souligne Barnes. «Certes, il existe un aléa sur la durée de vie du crédirentier, élément fondamental de la validité même du contrat de viager. Mais il lui est possible de souscrire une assurance couvrant le risque de surlongévité du vendeur», ajoute le groupe. Par rapport à l’achat classique d’un bien qui serait loué, la réduction de prix d’une transaction en viager occupé peut en outre être vue comme la perception de loyers différés, à la différence que ceux-ci ne seraient pas imposés.
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