L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Les chiffres de l’activité ont accéléré en France à la fin 2017 et le consensus attend toujours 2% de croissance en 2018 , Si cette année sera certainement bonne, quelques signes d’incertitude conjoncturels assombrissent ce début 2018
Si les principaux indices actions se sont offert une dernière séance dans le vert, les principales places boursières mondiales n’en ont pas moins connu un premier trimestre chahuté. Après un mois de janvier ayant porté les actions américaines au firmament, les corrections successives de février et de mars amènent les indices américains à afficher des performances mitigées sur le premier trimestre. Dow Jones et S&P 500 subissent des reculs respectifs de -2,5% et -1,2%… quand le Nasdaq clôture de justesse dans le vert : +2,3%. Performances auxquelles il faut retrancher 2,7% pour un investisseur européen (l’euro s’appréciant encore face au dollar). De la thématique inflationniste (hausse des salaires nord-américains) au risque protectionniste déclenché par Donald Trump, en passant par les déboires des valeurs technologiques (Facebook, Amazon…), les nouvelles mises en avant pour justifier les épisodes correctifs sont venues majoritairement de l’autre côté de l’Atlantique. Pourtant, les principaux indices européens auront (comme souvent) davantage subi les salves de ventes des opérateurs : de -3% pour le CAC 40 à -7% pour le Dax 30 sur le premier trimestre. Un seul grand gagnant, c’est le retour de la volatilité, à laquelle il faudra désormais se réhabituer… Un retour de la volatilité qui ne doit engendrer aucune surréaction. Il est fortement préconisé de ne pas puiser ses décisions d’investissements dans les déclarations – très – versatiles de nos responsables politiques. Les opérateurs ayant initié des positions marquées après le Brexit ou les atermoiements du tandem Varoufakis/Tsipras s’en souviennent encore… Nul doute que les investisseurs reviendront vite à leurs premières amours : l’économie américaine et l’avancée de son cycle, et les sacrosaints chiffres trimestriels des sociétés de part et d’autre de l’Atlantique.
Les investissements du secteur du private equity dans les entreprises européennes se sont élevées l’an dernier à 71,7 milliards d’euros, en hausse de 29% d’une année sur l’autre et leur plus haut niveau des dix dernières années, selon des statistiques communiquées par Invest Europe, l’association européenne des sociétés de capital investissement et de capital risque. Près de 7.000 entreprises ont bénéficie de ces investissements, dont 87% ont été octroyés à des petites et moyennes entreprises.
Le taux d'épargne brute des ménages pour la zone euro est ressorti à 12 % de leur revenu disponible au quatrième trimestre 2017, contre 12,2 % au trimestre correspondant de l’année précédente, selon des chiffres de la Banque centrale européenne (BCE) publiés lundi. Le rythme annuel de croissance des placements financiers des ménages est resté inchangé au quatrième trimestre 2017, à 2,1 %. S’agissant des composantes, les avoirs en numéraire et dépôts ont augmenté à un rythme plus modéré (3,3 % après 3,7 %). La croissance des investissements au titre de l’assurance- vie et des régimes de retraite est restée globalement inchangée à 2,1 %. La croissance des actions et autres participations s’est accélérée (1,9 % après 1,6 %). Toutefois, les ménages ont été vendeurs nets d’actions cotées, en particulier celles émises par les SNF sur la période de quatre trimestres s’achevant au quatrième trimestre 2017. Les parts de fonds d’investissement ont augmenté à un rythme plus rapide (7,6 % après 6,0 %) ; en particulier, la croissance des parts de fonds d’investissement non monétaires a été plus forte.
Finaveo & Associés, plateforme bancaire pour les compte-titres, PEA et PEA-PME auprès des CGP vient de lancer une offre spécifique à destination d’institutionnels souhaitant étendre leurs activités à une clientèle privée. Partant du constat que certaines sociétés de gestion assurant la gestion d’OPC pour compte de tiers envisagent de se développer et souhaitent proposer une architecture ouverte pour attirer une clientèle privée plus large, Finaveo & Associés propose à ces sociétés de disposer pour leurs clients d’une offre globale incluant les compte-titres, PEA et PEA-PME, augmentant ainsi leur dimension de conseil.
La France arrive en tête du classement des flux sur les fonds européens par pays au mois de mars en Europe . Une fois n’est pas coutume, dira-t-on, mais le fait mérite d’autant plus d'être souligné que, durant cette période, seulement 15 pays sur 34 en Europe ont enregistré des flux nets positifs, selon les dernières statistiques communiquées par Thomson Reuters. La France occupe la première place avec des entrées nettes de 5,1 milliards d’euros, grâce notamment aux fonds monétaires (3,1 milliards d’euros), devant l’Irlande (4,9 milliards), le Royaume-Uni (2,9 milliards d’euros), l’Espagne (0,8 milliard d’euros), et la Suisse (0,7 milliard d’euros). A l’autre bout du spectre, le Luxembourg fait figure d’exception avec des sorties nettes d’un peu plus de 20 milliards d’euros dont 16,6 milliards issus des fonds monétaires). Egalement dans le rouge, l’Allemagne termine le mois sur des sorties limitées à 1,6 milliard d’euros.Toutes catégories confondues, le mois de mars se solde par des sorties nettes de 6,2 milliards d’euros, en raison de près de 10 milliards de rachats sur les produits monétaires. Les produits de long terme ont en revanche engrangé 3,5 milliards d’euros. Les fonds d’actions ont ainsi attiré 3,4 milliards d’euros, les fonds diversifiés 3,2 milliards d’euros et les fonds alternatifs Ucits 2 milliards d’euros.Du côté des promoteurs, BlackRock arrive en tête avec une collecte de 5,2 milliards d’euros, devant deux acteurs français, BNP Paribas Asset Management (4,5 milliards d’euros) et Amundi (3,3 milliards d’euros). Société Générale figure également dans ce classement, en sixième position, avec des entrées nettes de 1,77 milliard d’euros.
Pour la moitié des sélectionneurs de fonds professionnels, la volatilité se présente comme l’une de leurs principales préoccupations pour 2018. Certains y voient des opportunités, d'autres des menaces mais la plupart optent pour des stratégies comparables.
La baisse de la collecte de février dernier pour les livrets A et de développement durable n’aura été qu’un trou d’air. En mars, avec une collecte de 2,19 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux, les sommes déposées sur les livrets défiscalisés se rapprochent des montants versées en janvier (+3,90 milliards d’euros), un montant qui, sur un mois, n’a jamais été atteint en 2017 .
Morningstar annonce le lancement d’une nouvelle activité qui proposera une gamme de listes de fonds et de portefeuilles modèles aux institutions financières et conseillers financiers qui souhaitent externaliser la sélection de fonds ou l’allocation d’actifs.
Le Gouvernement s’attaque une nouvelle fois à la formule du taux du livret A. A compter du 1er février 2020, celle-ci sera simplifiée en étant établie à partir de la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme (EONIA). La fixation du taux sera également plus précise en étant désormais arrondi au dixième de point le plus proche, au lieu de l’arrondi au quart de point pratiqué actuellement. En effet, aujourd’hui, la formule prévoit que le taux du Livret A est au moins égal à l’inflation augmentée de 0,25 point de pourcentage, sauf si l’écart entre les taux courts et l’inflation est supérieur à 0,25 point de pourcentage.
Source de bien des fantasmes, l’intelligence artificielle n’est pas encore une réalité dans l’univers de l’assurance vie et de la gestion de patrimoine en général, En revanche, les outils d’analyse et la masse de données pourraient conduire à des conseillers… augmentés
Des titres phares du secteur de la technologie ont été sévèrement chahutés ces dernières semaines aux États-Unis, Si le spectre des années 2000 n’est pas évoqué, les gérants surveillent tout de même ce secteur attentivement
Le risque protectionniste a refait surface avec fracas ces dernières semaines, aprèsl’annonce de Donald Trump concernant la taxation des importations d’acier et d’aluminium, ainsi que d’un panier de biens chinois (dont la liste n’est pas encore établie et avec, de surcroît, une ambiguïté sur les montants). Les marchés d’actions ont reculé avec un bel ensemble, constituant une prime de risque liée à cette incertitude. Il serait tentant d’aboutir à la conclusion qu’une «guerre commerciale» menace mais nous continuons d’estimer que ce risque, quoique non négligeable, ne constitue toujours pas le scénario central.
Le grand théâtre de Donald Trump a officiellement ouvert ses portes et les investisseurs s’y pressent, quitte à risquer de se faire peur. Au programme des festivités, des effets d’annonce à tout crin. D’abord sur des mesures protectionnistes d’instauration de nouvelles taxes douanières, sur l’acier notamment, à l’encontre de la Chine, puis sur Amazon, à qui le président américain reproche de ne pas payer assez d’impôts et de provoquer la fermeture de milliers de commerces aux États-Unis. Dans le public, les marchés assistent un peu désabusés au spectacle et manifestent leur mécontentement par des secousses parfois brutales, à l’image du violent décrochage des indices mondiaux fin janvier.
Natixis Investment Managers annonce être entré en négociations exclusives avec MFEX pour la cession de la totalité du capital d’Axeltis, plateforme de distribution de fonds. Cette cession qui est soumise à la consultation des instances représentatives du personnel des différentes sociétés concernée, serait accompagnée de la signature d’un partenariat de long terme avec MFEX pour la distribution en architecture ouverte d’OPC au sein du Groupe BPCE (les réseaux des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires) ainsi que Natixis Wealth Management et Natixis Assurances, indique un communiqué.
Le groupe Oddo BHF a annoncé ce mardi 17 avril 2018 avoir finalisé l’acquisition de la société de capital-investissement ACG Capital. L’opération avait été annoncée fin août 2017 et faisait suite à l’entrée en négociation exclusive avec ACG dans le but de racheter sa filiale. A l’issue de cette opération, le groupe ACG se recentre sur l’investissement direct dans des entreprises non cotées, notamment à travers la société de gestion ACG Management.
Fondact s’est félicitée de la suppression dès 2019 du forfait social pour toutes les entreprises employant moins de 250 salariés, annoncée la semaine dernière par le Président de la République. Toutefois, l’association qui représentent les entreprises associant leurs salariés à leur réussite à travers la participation, l’intéressement et l’actionnariat milite pour que la suppression du forfait social soit étendue à toute l’épargne salariale, quelle que soit la taille de l’entreprise, quitte à en échelonner l’application dans le temps. Ainsi, Fondact suggère après la suppression en 2019 pour les entreprises de moins de 250 salariés, d’en faire de même en 2020 pour tout ce qui est abondement et actionnariat salarial, en 2021 pour l’intéressement et en 2022 pour la participation."Cela permettrait d’étaler dans le temps un effort budgétaire qui est important (environ 1,5 milliards) et de le compenser assez vite par les ressources fiscales que générerait le développement d’une épargne salariale ainsi libérée», ajoute l’association.
Generali France recrute un directeur des partenariats et opérations CGPI et restructure son organisation du courtage en créant deux directions liées respectivement à l’IARD et à la vie
Selon l’étude « investissements non cotés BNP Paribas Wealth Management 2018 », menée par Scorpio Partnership pour BNP Paribas Wealth Management auprès de 337 investisseurs fortunés provenant de 9 pays d’Europe, d’Asie et du Golfe , les fonds de Private Equity et d’immobilier non côté représentent la première classe d’actifs des investisseurs privés, soit 16,3 % de leur portefeuille. Toujours selon cette étude, 50 % des investisseurs fortunés indiquent qu’ils sont prêts à investir un minimum de 500.000 dollars en 2018 en fonds de Private Equity et/ou d‘immobilier non côté et 40 % des investisseurs potentiels sont susceptibles d’investir dans ces classes d’actifs dans un avenir proche. Plus d’un tiers d’entre eux utilisent ces placements pour équilibrer leur portefeuille global et une proportion similaire est orientée sur cette classe d’actifs par leur banquier privé.
Fidelity International lance une gamme de six fonds indiciels actions à faible coût (sur le S&P 500, le MSCI Europe, le MSCI Japan, le MSCI world, le MSCI Pacific ex-Japan, et le MSCI Emerging markets). Les frais de gestion de ces produits s’échelonnent de 0,06 % (pour le fonds Fidelity S&P 500), à 0,2 % (pour le fonds Fidelity MSCI Emerging Markets). La société précise que ces fonds indiciels seront accessibles «à l’ensemble des investisseurs - particuliers (via des plateformes de distribution), distributeurs, institutionnels – pour le même coût et quel que soit le montant investi».
Nalo lance un mandat d’investissement «vert» et 100 % en ligne dans le cadre d’un contrat d’assurance-vie. La société a opté pour des ETF (fonds indiciels cotés) investis dans des entreprises leaders du secteur des énergies renouvelables, ainsi que des entreprises sélectionnées en fonction de critères ESG (écologiques, sociaux et de gouvernance). «L’ISR (Investissement Socialement Responsable) est peu proposé par les réseaux bancaires et par les conseillers financiers. Il l’est davantage sur les plateformes de financement participatif, mais le crowdfunding n’offre pas la même souplesse et les mêmes garanties que l’assurance-vie», explique Hugo Bompard, Directeur Scientifique de Nalo.
Carmignac et le Crédit Suisse viennent d’annoncer le lancement d’un fonds multi-actifs sur les marchés émergents co-géré et offrant aux investisseurs une exposition diversifiée sur ces marchés. Concrètement, Credit Suisse Carmignac Emerging Markets Multi-Asset Fund, est un fonds à gestion active qui s’appuie sur le Credit Suisse House View pour l’allocation stratégique et tactique des actifs. A cela s’ajoute une sélection de titres à forte conviction, de couverture et de gestion des devises réalisée par Carmignac. «Les marchés émergents sont très divers, s’étendent sur quatre continents et regroupent de nombreuses monnaies. Ils affichent certes des primes très intéressantes dans toutes les classes d’actifs, mais il était jusqu’ici difficile pour les investisseurs de profiter de ces primes en gardant la maîtrise du risque. Compte tenu de ces contraintes, une manière particulièrement intéressante d’investir dans les marchés émergents consiste à combiner des placements dans la dette et les marchés d’actions, créant ainsi un investissement dynamique multi-classes d’actifs qui tirera profit des opportunités les plus attrayantes», précise-t-on chez Carmignac pour justifier le lancement de ce fonds.
Société Générale Private Banking (SGPB) vient d’annoncer le lancement de Cristal Solidarité auprès de ses clients d’une solution d’investissement par laquelle la banque s’engage à faire des donations à des associations caritatives, dont l’Institut Curie et SOS Villages d’Enfants. Concrètement, il s’agit d’un produit structuré dont le montant est établi en fonction de l’investissement total réalisé dans ce produit, est répartie à parts égales entre les associations sélectionnées.
Une étude menée par AllianzGI met en évidence le succès des fonds multi-assets au cours des quinze dernières années. Et la tendance ne devrait pas s'inverser compte tenu des caractéristiques de la nouvelle génération de fonds de cette nature.
Nortia dont le fonds BlackFin vient de prendre une participation de 34% à son capital a gagné l'appel d'offres devant deux autres candidats retenus sur la « short list ».
La Banque Postale Asset Management compte devenir le premier gérant généraliste 100 % ISR. La société de gestion a fixé à 2020 l’année où sera basculé l’ensemble des encours gérés en gestion ISR et justifie cet engagement par trois enjeux principaux : le réchauffement climatique, les limites démographiques du système de protection sociale français et la fracture entre les marchés financiers et la société. Concrètement, l’ensemble des produits ouverts gérés pour les clients particuliers et professionnels convergeront vers une gestion responsable dans les deux ans à venir. Pour les gammes de fonds ouverts, les critères d’éligibilité du label ISR français seront utilisés. Dès le mois de juin prochain, La Banque Postale lancera une gamme « Conviction ISR » constituée de 4 fonds « ISR de conviction » et de 2 fonds solidaires, la gamme couvrira les principales classes d’actifs (actions, obligations, green bond, monétaire), différents niveaux de risque et styles de gestion. A l’occasion du lancement de « Conviction ISR » un nouveau fonds, LBPAM ISR Diversifié, fera son apparition.