Une étude de NGAM met en lumière de nombreux paradoxes chez les investisseurs particuliers
Natixis Global Asset Management (NGAM) publie aujourd’hui les résultats de son étude mondiale annuelle menée auprès de 8 300 investisseurs particuliers (dont 400 français) répartis à travers 21 pays d’Asie, d’Europe, des Amériques et du Moyen-Orient. L’enquête a été réalisée entre février et mars 2017. Parmi les principales conclusions que retient le gestionnaire :
- Les fonds indiciels pourraient faillir aux objectifs des investisseurs particuliers français. Ces derniers déclarent avoir besoin d’un retour sur investissement de 9,1% (au-dessus de l’inflation), contre un rendement qu’ils peuvent atteindre de manière réaliste, selon leur conseiller, de 6,4 %. Et ce «dans un contexte où de nombreux experts prévoient de faibles rendements pour les fonds indiciels», explique NGAM.
- L’utilisation des fonds indiciels par les investisseurs contraste avec leur fort intérêt pour les investissements ESG : 80 % souhaitent que leurs investissements reflètent leurs valeurs personnelles et seuls 56 % pensent que les fonds indiciels contiennent des sociétés qui reflètent leurs convictions.
- Toujours selon NGAM, les « closet indexers » (fonds dits «actifs» mais qui se contentent de suivre au plus près un indice de référence) altèrent la confiance des investisseurs en l’industrie de la gestion d’actifs : alors que 72 % attendent une gestion réellement active, 66 % considèrent que de nombreux gérants chargent des frais équivalents à ceux d’une gestion active alors qu’ils répliquent simplement un indice.
- Le gérant estime aussi que davantage d’éclairages et de conseils sur les stratégies alternatives sont nécessaires. Pour 60 % des particuliers il est essentiel d’investir dans des solutions alternatives pour réduire le risque, mais seuls 40 % le font effectivement.
- Enfin, pour prendre une décision d’investissement, les investisseurs font davantage confiance à leur conseiller financier (75%) ; qu’à leur proches ou famille (54%) ; medias financiers (59%) ou encore réseaux sociaux (32%).
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